Certaines questions doivent être tranchées politiquement et il faut encore débattre entre représentants des États membres de l'usage précis d'un tel certificat, a indiqué jeudi soir le président du Conseil européen, Charles Michel, en conférence de presse.

L'instauration au niveau européen d'un tel document, qui devrait théoriquement permettre davantage de liberté de circulation, n'est en tout cas pas pour tout de suite. "Les États membres s'étaient accordés fin janvier sur le type de données qui seraient nécessaires" sur un tel "certificat", indique à ses côtés la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Mais "ils devront implémenter cela dans leurs systèmes de santé et de gestion des frontières".

La Commission fera quant à elle le même travail que celui effectué pour rendre interopérables les applications mobiles nationales de détection des contacts: elle veillera à "coordonner les standards" et créera une plateforme pour connecter les systèmes nationaux, ajoute l'Allemande. "Cela prend au moins trois mois."

"Les États membres doivent avancer rapidement si l'on veut que cela soit en place pour l'été

Il reste par ailleurs des choix à faire: un tel certificat ou "passeport" vaccinal peut renseigner si le citoyen a été vacciné contre le coronavirus, bien sûr, mais il pourrait aussi contenir le résultat d'un test de dépistage réalisé, ou le fait que la personne a déjà été malade de la Covid-19 et possède suffisamment d'anticorps.

Plusieurs pays, dont la Belgique, estiment de toute manière qu'il serait prématuré d'utiliser un certificat de vaccination comme sésame de voyage, par exemple, alors que la majeure partie de la population n'a pas encore eu la possibilité d'accéder à un vaccin.

Les accrocs de la production et la nécessité d'accélérer le rythme des injections ont été logiquement abordés par les intervenants. Ce sont les défis les plus immédiats, avec la surveillance des nouveaux variants qui se répandent rapidement.

Selon la Commission, 51,5 millions de doses de vaccin auront été livrés à l'UE à la fin du mois de février, tandis que 29,17 millions de doses ont déjà été administrées. Seuls 3% de la population adulte de l'Union européenne ont déjà reçu les deux doses nécessaires pour être idéalement couverts, alors que l'Europe vise un taux de vaccination de 70% (255 millions de personnes) d'ici la fin de l'été.

Les dirigents des 27 ont appuyé la volonté de la Commission d'intensifier le travail avec le privé pour fluidifier et augmenter la production et la livraison de vaccins. Il est question d'assurer la disponibilité de nouveaux sites de production, d'encourager la coopération entre entreprises, mais aussi de mener un dialogue avec les États-Unis, a indiqué Ursula von der Leyen. Ils sont un acteur important dans des domaines où des goulets d'étranglement font parfois cahoter la production européenne: les ingrédients actifs, les filtres spécialisés, ou encore les capacités de mise en flacon, note-t-elle.

Certaines questions doivent être tranchées politiquement et il faut encore débattre entre représentants des États membres de l'usage précis d'un tel certificat, a indiqué jeudi soir le président du Conseil européen, Charles Michel, en conférence de presse.L'instauration au niveau européen d'un tel document, qui devrait théoriquement permettre davantage de liberté de circulation, n'est en tout cas pas pour tout de suite. "Les États membres s'étaient accordés fin janvier sur le type de données qui seraient nécessaires" sur un tel "certificat", indique à ses côtés la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Mais "ils devront implémenter cela dans leurs systèmes de santé et de gestion des frontières". La Commission fera quant à elle le même travail que celui effectué pour rendre interopérables les applications mobiles nationales de détection des contacts: elle veillera à "coordonner les standards" et créera une plateforme pour connecter les systèmes nationaux, ajoute l'Allemande. "Cela prend au moins trois mois." Il reste par ailleurs des choix à faire: un tel certificat ou "passeport" vaccinal peut renseigner si le citoyen a été vacciné contre le coronavirus, bien sûr, mais il pourrait aussi contenir le résultat d'un test de dépistage réalisé, ou le fait que la personne a déjà été malade de la Covid-19 et possède suffisamment d'anticorps. Plusieurs pays, dont la Belgique, estiment de toute manière qu'il serait prématuré d'utiliser un certificat de vaccination comme sésame de voyage, par exemple, alors que la majeure partie de la population n'a pas encore eu la possibilité d'accéder à un vaccin. Les accrocs de la production et la nécessité d'accélérer le rythme des injections ont été logiquement abordés par les intervenants. Ce sont les défis les plus immédiats, avec la surveillance des nouveaux variants qui se répandent rapidement. Selon la Commission, 51,5 millions de doses de vaccin auront été livrés à l'UE à la fin du mois de février, tandis que 29,17 millions de doses ont déjà été administrées. Seuls 3% de la population adulte de l'Union européenne ont déjà reçu les deux doses nécessaires pour être idéalement couverts, alors que l'Europe vise un taux de vaccination de 70% (255 millions de personnes) d'ici la fin de l'été. Les dirigents des 27 ont appuyé la volonté de la Commission d'intensifier le travail avec le privé pour fluidifier et augmenter la production et la livraison de vaccins. Il est question d'assurer la disponibilité de nouveaux sites de production, d'encourager la coopération entre entreprises, mais aussi de mener un dialogue avec les États-Unis, a indiqué Ursula von der Leyen. Ils sont un acteur important dans des domaines où des goulets d'étranglement font parfois cahoter la production européenne: les ingrédients actifs, les filtres spécialisés, ou encore les capacités de mise en flacon, note-t-elle.