La police antiterroriste britannique s'est saisie dimanche de l'enquête sur l'attaque au couteau qui a fait trois morts samedi soir dans un parc de Reading, à l'Ouest de Londres.

Un suspect, âgé de 25 ans et habitant de cette ville de 200.000 habitants située à environ 60 kilomètres de la capitale britannique, a été interpellé "cinq minutes" après le premier appel aux forces de l'ordre, selon John Campbell, responsable de la police de la vallée de la Tamise. Il était toujours en garde à vue dimanche.

"Il avait l'air très bizarre", a déclaré Amir Hadyoon, un livreur de 31 ans racontant l'interpellation. "Il n'a pas dit un mot", "il s'en fichait il regardait juste... il était complètement silencieux", a-t-il déclaré à des journalistes.

Les faits sont considérés "comme étant de nature terroriste", a annoncé dimanche la police. Près du parc où s'est déroulé le drame, des fleurs ont été déposées pour rendre hommage aux victimes.

Trois autres personnes ont été grièvement blessées et hospitalisées.

Le Premier ministre Boris Johnson s'est dit "scandalisé et écoeuré que des gens aient perdu la vie de cette manière". "Si des leçons doivent être tirées, nous les tirerons", a-t-il déclaré, affirmant que le gouvernement "n'hésiterait pas à prendre des mesures" là où cela serait nécessaire.

Citant des sources sécuritaires, la BBC affirme que le suspect avait attiré en 2019 l'attention du MI5, les services du renseignement intérieur, en raison de velléités de départ à l'étranger "potentiellement pour terrorisme", mais aucune menace ni risque imminent n'avait été mis en évidence.

Les enquêteurs pensent que l'auteur a agi seul, selon le chef de la police antiterroriste, Neil Basu. "Nous ne recherchons personne d'autre", a-t-il déclaré. Si les motivations de cet "acte horrible" sont "loin d'être certaines", l'antiterrorisme a pris la tête des investigations, a-t-il expliqué.

Inchangé, le niveau de la menace terroriste demeure classé "important", soit le troisième degré sur une échelle de cinq.

Plusieurs médias britanniques présentent le suspect comme un réfugié libyen. Selon le Daily Telegraph, citant une source sécuritaire, sa "santé mentale" est considérée comme un "facteur majeur".

Le président français Emmanuel Macron a exprimé son soutien "à tout le peuple britannique". "La France se tient à chaque instant aux côtés du Royaume-Uni face au fléau terroriste", a-t-il tweeté.

- Soirée ensoleillée -

Des témoins cités par l'agence de presse britannique PA ont raconté qu'un homme avait attaqué plusieurs groupes réunis dans ce parc lors de cette soirée ensoleillée.

"Le parc était plein, beaucoup de gens étaient assis pour boire un verre avec des amis quand une personne est arrivée, a soudainement crié des mots inintelligibles et est allée vers un groupe d'une dizaine de personnes, essayant de les attaquer au couteau", a raconté Lawrence Wort, témoin de la scène.

"Il a poignardé trois d'entre eux, gravement dans le cou et sous les bras, puis il s'est retourné et a commencé à courir vers moi, on s'est retourné et on a commencé à courir", a expliqué ce coach sportif de 20 ans.

"Quand il a réalisé qu'il ne pourrait pas nous rattraper, il a réussi à atteindre une personne à l'arrière du cou et quand il a vu que tout le monde commençait à courir, il est parti du parc".

La police a appelé les internautes à ne pas partager les images de la scène qui ont circulé sur les réseaux sociaux mais plutôt à les communiquer aux enquêteurs.

Les faits se sont produits à proximité de l'endroit où plus tôt dans la journée s'était tenue une manifestation du mouvement antiraciste "Black lives matter", mais les organisateurs comme la police estiment qu'il n'y a aucun lien.

Le Royaume-Uni a subi deux attaques qualifiées de terroristes ces derniers mois.

Fin novembre, un jihadiste en liberté conditionnelle a tué deux personnes en plein coeur de Londres. L'assaillant a été abattu par la police sur le pont de London Bridge.

Le 2 février, trois personnes ont été blessées au couteau lors d'une attaque "de nature islamiste" selon la police dans une rue commerçante du Sud de Londres. L'assaillant, déjà condamné pour des délits terroristes, a été tué par la police.

La police antiterroriste britannique s'est saisie dimanche de l'enquête sur l'attaque au couteau qui a fait trois morts samedi soir dans un parc de Reading, à l'Ouest de Londres.Un suspect, âgé de 25 ans et habitant de cette ville de 200.000 habitants située à environ 60 kilomètres de la capitale britannique, a été interpellé "cinq minutes" après le premier appel aux forces de l'ordre, selon John Campbell, responsable de la police de la vallée de la Tamise. Il était toujours en garde à vue dimanche."Il avait l'air très bizarre", a déclaré Amir Hadyoon, un livreur de 31 ans racontant l'interpellation. "Il n'a pas dit un mot", "il s'en fichait il regardait juste... il était complètement silencieux", a-t-il déclaré à des journalistes. Les faits sont considérés "comme étant de nature terroriste", a annoncé dimanche la police. Près du parc où s'est déroulé le drame, des fleurs ont été déposées pour rendre hommage aux victimes.Trois autres personnes ont été grièvement blessées et hospitalisées.Le Premier ministre Boris Johnson s'est dit "scandalisé et écoeuré que des gens aient perdu la vie de cette manière". "Si des leçons doivent être tirées, nous les tirerons", a-t-il déclaré, affirmant que le gouvernement "n'hésiterait pas à prendre des mesures" là où cela serait nécessaire.Citant des sources sécuritaires, la BBC affirme que le suspect avait attiré en 2019 l'attention du MI5, les services du renseignement intérieur, en raison de velléités de départ à l'étranger "potentiellement pour terrorisme", mais aucune menace ni risque imminent n'avait été mis en évidence.Les enquêteurs pensent que l'auteur a agi seul, selon le chef de la police antiterroriste, Neil Basu. "Nous ne recherchons personne d'autre", a-t-il déclaré. Si les motivations de cet "acte horrible" sont "loin d'être certaines", l'antiterrorisme a pris la tête des investigations, a-t-il expliqué.Inchangé, le niveau de la menace terroriste demeure classé "important", soit le troisième degré sur une échelle de cinq.Plusieurs médias britanniques présentent le suspect comme un réfugié libyen. Selon le Daily Telegraph, citant une source sécuritaire, sa "santé mentale" est considérée comme un "facteur majeur".Le président français Emmanuel Macron a exprimé son soutien "à tout le peuple britannique". "La France se tient à chaque instant aux côtés du Royaume-Uni face au fléau terroriste", a-t-il tweeté.- Soirée ensoleillée -Des témoins cités par l'agence de presse britannique PA ont raconté qu'un homme avait attaqué plusieurs groupes réunis dans ce parc lors de cette soirée ensoleillée."Le parc était plein, beaucoup de gens étaient assis pour boire un verre avec des amis quand une personne est arrivée, a soudainement crié des mots inintelligibles et est allée vers un groupe d'une dizaine de personnes, essayant de les attaquer au couteau", a raconté Lawrence Wort, témoin de la scène."Il a poignardé trois d'entre eux, gravement dans le cou et sous les bras, puis il s'est retourné et a commencé à courir vers moi, on s'est retourné et on a commencé à courir", a expliqué ce coach sportif de 20 ans."Quand il a réalisé qu'il ne pourrait pas nous rattraper, il a réussi à atteindre une personne à l'arrière du cou et quand il a vu que tout le monde commençait à courir, il est parti du parc".La police a appelé les internautes à ne pas partager les images de la scène qui ont circulé sur les réseaux sociaux mais plutôt à les communiquer aux enquêteurs.Les faits se sont produits à proximité de l'endroit où plus tôt dans la journée s'était tenue une manifestation du mouvement antiraciste "Black lives matter", mais les organisateurs comme la police estiment qu'il n'y a aucun lien.Le Royaume-Uni a subi deux attaques qualifiées de terroristes ces derniers mois. Fin novembre, un jihadiste en liberté conditionnelle a tué deux personnes en plein coeur de Londres. L'assaillant a été abattu par la police sur le pont de London Bridge.Le 2 février, trois personnes ont été blessées au couteau lors d'une attaque "de nature islamiste" selon la police dans une rue commerçante du Sud de Londres. L'assaillant, déjà condamné pour des délits terroristes, a été tué par la police.