Dans des conclusions rendues publiques en début d'après-midi, le Conseil de l'UE "condamne" l'initiative turque "qui menace la stabilité et la sécurité de la région toute entière, et fait souffrir encore davantage de civils". L'action a pour conséquence "davantage de déplacements, et entrave gravement l'accès à de l'assistance humanitaire" pour les populations touchées, constatent les ministres des Affaires étrangères.

Si l'offensive turque est une menace directe pour les populations locales, elle met plus largement en péril les efforts internationaux pour trouver une résolution au conflit syrien ainsi que l'action de la coalition pour combattre l'organisation terroriste État islamique, "qui reste une menace pour la sécurité européenne et pour celle de la Turquie", pointe le Conseil de l'UE. La semaine dernière, la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini avait déjà, au nom de l'UE, appelé la Turquie a retirer ses troupes du nord-est syrien et mettre un terme à son offensive.

Les forces kurdes du nord-est de la Syrie sont des alliées des Occidentaux dans la lutte contre les djihadistes. Des camps d'anciens combattants de l'EI sont d'ailleurs tenus par des kurdes en territoire syrien et l'Europe craint qu'une déstabilisation de la région permette in fine à l'EI de reprendre des forces. De nouveaux mouvements migratoires sont également redoutés. Plusieurs États européens, dont la Belgique, ont dans la foulée convoqué l'ambassadeur turc sur leur territoire, pour lui communiquer leur désapprobation. Le message européen rappelle, lundi, le discours tenu par Federica Mogherini quelques jours plus tôt, sans annoncer de mesures drastiques. La possibilité de mettre en place un embargo européen sur les ventes d'armes à la Turquie figurait sur la table des ministres lundi, mais les conclusions renvoient essentiellement les Etats-membres face à leurs responsabilités.

Le Conseil de l'UE rappelle ainsi sa "position commune" de 2008, définissant des règles communes autour du contrôle des exportations d'armes, et notamment des critères devant servir aux évaluations des demandes d'exportation. Un de ces critères est la "préservation de la paix, de la sécurité et de la stabilité régionales", rappelle le Conseil. Les États membres se doivent, selon ce texte, de refuser l'autorisation d'exportation "s'il existe un risque manifeste que le destinataire envisagé utilise la technologie ou les équipements militaires dont l'exportation est envisagée de manière agressive contre un autre pays ou pour faire valoir par la force une revendication territoriale".

Le Conseil demande une "application stricte" de ce critère, mentionnent les conclusions de lundi. Le groupe du Conseil chargé des questions d'exportations d'armes se rassemblera par ailleurs durant la semaine pour "coordonner et revoir les positions des États membres" dans ce dossier. Le Conseil souhaite enfin la tenue d'une réunion ministérielle des partenaires de la coalition internationale de lutte contre l'EI, de manière à déterminer comment poursuivre les efforts en Syrie dans ce nouveau contexte.

Dans des conclusions rendues publiques en début d'après-midi, le Conseil de l'UE "condamne" l'initiative turque "qui menace la stabilité et la sécurité de la région toute entière, et fait souffrir encore davantage de civils". L'action a pour conséquence "davantage de déplacements, et entrave gravement l'accès à de l'assistance humanitaire" pour les populations touchées, constatent les ministres des Affaires étrangères. Si l'offensive turque est une menace directe pour les populations locales, elle met plus largement en péril les efforts internationaux pour trouver une résolution au conflit syrien ainsi que l'action de la coalition pour combattre l'organisation terroriste État islamique, "qui reste une menace pour la sécurité européenne et pour celle de la Turquie", pointe le Conseil de l'UE. La semaine dernière, la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini avait déjà, au nom de l'UE, appelé la Turquie a retirer ses troupes du nord-est syrien et mettre un terme à son offensive. Les forces kurdes du nord-est de la Syrie sont des alliées des Occidentaux dans la lutte contre les djihadistes. Des camps d'anciens combattants de l'EI sont d'ailleurs tenus par des kurdes en territoire syrien et l'Europe craint qu'une déstabilisation de la région permette in fine à l'EI de reprendre des forces. De nouveaux mouvements migratoires sont également redoutés. Plusieurs États européens, dont la Belgique, ont dans la foulée convoqué l'ambassadeur turc sur leur territoire, pour lui communiquer leur désapprobation. Le message européen rappelle, lundi, le discours tenu par Federica Mogherini quelques jours plus tôt, sans annoncer de mesures drastiques. La possibilité de mettre en place un embargo européen sur les ventes d'armes à la Turquie figurait sur la table des ministres lundi, mais les conclusions renvoient essentiellement les Etats-membres face à leurs responsabilités. Le Conseil de l'UE rappelle ainsi sa "position commune" de 2008, définissant des règles communes autour du contrôle des exportations d'armes, et notamment des critères devant servir aux évaluations des demandes d'exportation. Un de ces critères est la "préservation de la paix, de la sécurité et de la stabilité régionales", rappelle le Conseil. Les États membres se doivent, selon ce texte, de refuser l'autorisation d'exportation "s'il existe un risque manifeste que le destinataire envisagé utilise la technologie ou les équipements militaires dont l'exportation est envisagée de manière agressive contre un autre pays ou pour faire valoir par la force une revendication territoriale". Le Conseil demande une "application stricte" de ce critère, mentionnent les conclusions de lundi. Le groupe du Conseil chargé des questions d'exportations d'armes se rassemblera par ailleurs durant la semaine pour "coordonner et revoir les positions des États membres" dans ce dossier. Le Conseil souhaite enfin la tenue d'une réunion ministérielle des partenaires de la coalition internationale de lutte contre l'EI, de manière à déterminer comment poursuivre les efforts en Syrie dans ce nouveau contexte.