Si les députés britanniques approuvent la semaine prochaine l'accord de divorce conclu en novembre, les 27 sont d'accord pour reporter la date du Brexit au 22 mai.

En cas de nouveau rejet par le parlement britannique, "le Conseil européen décide de le proroger jusqu'au 12 avril 2019 et attend du Royaume-Uni qu'il indique la voie à suivre avant cette date", écrivent les dirigeants européens.

La Première ministre britannique souhaitait un report au 30 juin mais cette date posait problème d'un point de vue juridique à l'UE en raison du scrutin européen, prévu du 23 au 26 mai.

"Si le Royaume-Uni ne veut pas organiser d'élections, nous n'aurons aucun moyen de faire autre chose, ça veut dire qu'il aura choisi le +no deal+", a commenté l'Elysée.

L'objectif du compromis accepté par les Européens et Theresa May "est de donner le maximum de possibilités pour que l'accord de retrait soit ratifié", a commenté une source gouvernementale espagnole. Cette accord a pour objectif de permettre une sortie ordonnée du Royaume-Uni.

La Commission européenne avait mis en garde contre les "graves risques juridiques et politiques pour l'UE" d'un report au-delà des élections. Car le Royaume-Uni serait tenu d'organiser le scrutin européen même s'il se retire ensuite avant la session inaugurale du Parlement, début juillet.

S'il ne le faisait pas, il mettrait en péril la légalité du nouveau Parlement avec le risque d'une paralysie durable du fonctionnement de l'UE, selon l'exécutif européen.

Mme May s'est exprimée pendant plus d'une heure devant des dirigeants des 27, lassés des atermoiements britanniques et décidés à poser leurs conditions à un court décalage du divorce. Ils lui ont posé "de nombreuses questions", selon une source européenne, et Mme May se serait montrée "évasive".

- "Issue de secours" -

Jeremy Corbyn, le chef du Labour, principal parti d'opposition britannique, également à Bruxelles jeudi, a évoqué lundi ou mardi pour un nouveau vote. Il a exclu de se ranger derrière l'accord de Mme May.

"Nous ne pensons pas que c'est la bonne voie et cherchons une alternative qui puisse rassembler une majorité au parlement", a-t-il dit à la presse.

En cas d'échec du troisième vote, le président français Emmanuel Macron a mis en garde les Britanniques: "Nous irions vers un +no deal+". Une issue, synonyme de chaos économique potentiel, redoutée par les milieux d'affaires.

Le patronat et les syndicats britanniques ont supplié jeudi Mme May de changer d'approche face à ce qu'ils estiment être une situation d'"urgence nationale".

"Même si l'espoir d'un succès final peut paraître fragile, voire illusoire, et bien que la fatigue du Brexit soit de plus en plus visible et justifiée, nous ne pouvons renoncer à rechercher jusqu'au tout dernier moment une solution positive", a promis mercredi le président du Conseil européen Donald Tusk.

"On ne cherche plus une porte de sortie, on cherche une issue de secours", a estimé de son côté le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel.

- Nouveau sommet ? -

Si le parlement britannique rejetait à nouveau le traité de divorce, l'UE serait-elle toujours prête à accorder un report du Brexit, forcément plus long? "Il faudrait un changement politique profond pour qu'il y ait autre chose qu'une prolongation technique", a prévenu le président Macron, un diplomate précisant qu'il faisait allusion à de nouvelles élections ou à un nouveau référendum.

"Si la semaine prochaine il n'y a pas de vote ou pas de vote positif au parlement britannique, dans ce cas, il faudra voir s'il faut une nouvelle rencontre du Conseil européen" avant le 29 mars, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel.

Au Royaume-Uni, une pétition en ligne demandant au gouvernement de renoncer au Brexit a dépassé le million de signatures jeudi, engrangeant un succès fulgurant au lendemain de son lancement.

Le ministère britannique de la Défense a lui annoncé l'ouverture d'un centre opérationnel dans un bunker anti-atomique pour gérer un éventuel Brexit sans accord.

Si les députés britanniques approuvent la semaine prochaine l'accord de divorce conclu en novembre, les 27 sont d'accord pour reporter la date du Brexit au 22 mai.En cas de nouveau rejet par le parlement britannique, "le Conseil européen décide de le proroger jusqu'au 12 avril 2019 et attend du Royaume-Uni qu'il indique la voie à suivre avant cette date", écrivent les dirigeants européens. La Première ministre britannique souhaitait un report au 30 juin mais cette date posait problème d'un point de vue juridique à l'UE en raison du scrutin européen, prévu du 23 au 26 mai."Si le Royaume-Uni ne veut pas organiser d'élections, nous n'aurons aucun moyen de faire autre chose, ça veut dire qu'il aura choisi le +no deal+", a commenté l'Elysée.L'objectif du compromis accepté par les Européens et Theresa May "est de donner le maximum de possibilités pour que l'accord de retrait soit ratifié", a commenté une source gouvernementale espagnole. Cette accord a pour objectif de permettre une sortie ordonnée du Royaume-Uni. La Commission européenne avait mis en garde contre les "graves risques juridiques et politiques pour l'UE" d'un report au-delà des élections. Car le Royaume-Uni serait tenu d'organiser le scrutin européen même s'il se retire ensuite avant la session inaugurale du Parlement, début juillet.S'il ne le faisait pas, il mettrait en péril la légalité du nouveau Parlement avec le risque d'une paralysie durable du fonctionnement de l'UE, selon l'exécutif européen.Mme May s'est exprimée pendant plus d'une heure devant des dirigeants des 27, lassés des atermoiements britanniques et décidés à poser leurs conditions à un court décalage du divorce. Ils lui ont posé "de nombreuses questions", selon une source européenne, et Mme May se serait montrée "évasive".Jeremy Corbyn, le chef du Labour, principal parti d'opposition britannique, également à Bruxelles jeudi, a évoqué lundi ou mardi pour un nouveau vote. Il a exclu de se ranger derrière l'accord de Mme May."Nous ne pensons pas que c'est la bonne voie et cherchons une alternative qui puisse rassembler une majorité au parlement", a-t-il dit à la presse.En cas d'échec du troisième vote, le président français Emmanuel Macron a mis en garde les Britanniques: "Nous irions vers un +no deal+". Une issue, synonyme de chaos économique potentiel, redoutée par les milieux d'affaires.Le patronat et les syndicats britanniques ont supplié jeudi Mme May de changer d'approche face à ce qu'ils estiment être une situation d'"urgence nationale"."Même si l'espoir d'un succès final peut paraître fragile, voire illusoire, et bien que la fatigue du Brexit soit de plus en plus visible et justifiée, nous ne pouvons renoncer à rechercher jusqu'au tout dernier moment une solution positive", a promis mercredi le président du Conseil européen Donald Tusk."On ne cherche plus une porte de sortie, on cherche une issue de secours", a estimé de son côté le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel.Si le parlement britannique rejetait à nouveau le traité de divorce, l'UE serait-elle toujours prête à accorder un report du Brexit, forcément plus long? "Il faudrait un changement politique profond pour qu'il y ait autre chose qu'une prolongation technique", a prévenu le président Macron, un diplomate précisant qu'il faisait allusion à de nouvelles élections ou à un nouveau référendum."Si la semaine prochaine il n'y a pas de vote ou pas de vote positif au parlement britannique, dans ce cas, il faudra voir s'il faut une nouvelle rencontre du Conseil européen" avant le 29 mars, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel.Au Royaume-Uni, une pétition en ligne demandant au gouvernement de renoncer au Brexit a dépassé le million de signatures jeudi, engrangeant un succès fulgurant au lendemain de son lancement.Le ministère britannique de la Défense a lui annoncé l'ouverture d'un centre opérationnel dans un bunker anti-atomique pour gérer un éventuel Brexit sans accord.