Jamais le parti écologiste n'a été aussi populaire en Allemagne: avec un score inédit de 20,5% des voix aux européennes fin mai, il a pris la deuxième place devant le partenaire de la chancelière au gouvernement, le parti social-démocrate (SPD) en pleine déshérence.

Depuis, plusieurs sondages dans le pays ont donné "die Grünen" talonnant le parti conservateur (CDU) d'Angela Merkel - et même, pour l'un d'entre eux, le dépassant - dans les intentions de vote, un engouement sans précédent pour ce petit parti de seulement 80.000 membres, quand ceux des deux grandes formations du pays dépassent les 400.000.

Avec le réchauffement climatique plus que jamais au coeur des préoccupations, en grande partie grâce aux jeunes manifestants de "Fridays for future", "les Verts possèdent quelque chose que les autres partis ont perdu: une image et un positionnement clairs", estime samedi le journal régional Rhein-Zeitung.

- "Dream team" -

Pour de nombreux observateurs, la question aujourd'hui est moins de savoir si un Vert accèdera au poste suprême en Allemagne que de déterminer lequel de ses deux dirigeants - Robert Habeck ou Annalena Baerbock - l'obtiendra.

Bien que de personnalités très différentes, ils sont souvent qualifiés de "dream team".

L'avenant Robert Habeck, avec son éternelle barbe de trois jours et son sourire charmeur, omniprésent dans les talkshows, défie depuis des mois la chancelière comme personnalité politique la plus populaire du pays. Ce docteur en philosophie de 49 ans a récemment fait la couverture de l'hebdomadaire Stern, qui pose pour la première fois la question: "Notre prochain chancelier?"

Père de 4 enfants, originaire du Schleswig-Holstein, région du Nord au bord de la Baltique, il est également écrivain et a co-écrit des livres avec son épouse, auteure et musicienne.

Le quotidien conservateur Die Welt a lui déclaré sa préférence pour sa jeune et éloquente collègue Annalena Baerbock, 38 ans, moins populaire toutefois auprès des Allemands.

"Si les misères de la CDU et du SPD continuent, les Verts pourraient finir par fournir le prochain chancelier et décideront pour des raisons féministes en faveur de Mme Baerbock", parie le journal, soulignant aussi ses compétences en économie, domaine qui n'a jamais été considéré comme un fort des écologistes.

Mère de deux enfants, elle se destinait au journalisme mais a attrapé le virus de la politique après un stage avec les Verts au Parlement européen. Elle est décrite par l'hebdomadaire Der Spiegel comme "la patronne" parmi les deux dirigeants, celle qui a réussi le tour de force d'unir les différentes mouvances au sein du parti, connu pour ses querelles internes chroniques.

- "Habileté politique" -

Les Verts peuvent se montrer sereins, alors que les deux grands partis traditionnels cherchent désespéremment une parade à l'érosion de leurs voix.

La CDU d'Angela Merkel, qui a réalisé son plus mauvais résultat aux européennes, est sous pression avant des élections régionales dans l'est du pays en septembre et en octobre, dans des bastions du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD).

Et Annegret Kramp-Karrenbauer, dauphine désignée de Mme Merkel et cheffe des conservateurs depuis décembre, a semé le doute sur sa capacité à la remplacer un jour à la chancellerie après sa réaction maladroite à une rébellion de jeunes Youtubeurs contre le parti conservateur, attaqué sur son bilan climatique.

Quant au SPD, il est complètement déboussolé après la démission récente de sa président Andrea Nahles suite à un score désastreux aux européennes.

Les Verts font preuve "d'habileté politique" en refusant de désigner pour le moment un candidat à la chancellerie, car les sondages peuvent s'avérer capricieux et les popularités s'effondrer d'un jour à l'autre, estime l'hebdomadaire Die Zeit.

Le duo n'est d'ailleurs pas pressé d'accéder au pouvoir et n'a pas caché sa préférence en faveur d'un maintien de l'actuel gouvernement jusqu'en 2021, rappelle Der Spiegel samedi, afin d'avoir "plus de temps avant de passer aux choses sérieuses".

Jamais le parti écologiste n'a été aussi populaire en Allemagne: avec un score inédit de 20,5% des voix aux européennes fin mai, il a pris la deuxième place devant le partenaire de la chancelière au gouvernement, le parti social-démocrate (SPD) en pleine déshérence.Depuis, plusieurs sondages dans le pays ont donné "die Grünen" talonnant le parti conservateur (CDU) d'Angela Merkel - et même, pour l'un d'entre eux, le dépassant - dans les intentions de vote, un engouement sans précédent pour ce petit parti de seulement 80.000 membres, quand ceux des deux grandes formations du pays dépassent les 400.000.Avec le réchauffement climatique plus que jamais au coeur des préoccupations, en grande partie grâce aux jeunes manifestants de "Fridays for future", "les Verts possèdent quelque chose que les autres partis ont perdu: une image et un positionnement clairs", estime samedi le journal régional Rhein-Zeitung.- "Dream team" -Pour de nombreux observateurs, la question aujourd'hui est moins de savoir si un Vert accèdera au poste suprême en Allemagne que de déterminer lequel de ses deux dirigeants - Robert Habeck ou Annalena Baerbock - l'obtiendra. Bien que de personnalités très différentes, ils sont souvent qualifiés de "dream team".L'avenant Robert Habeck, avec son éternelle barbe de trois jours et son sourire charmeur, omniprésent dans les talkshows, défie depuis des mois la chancelière comme personnalité politique la plus populaire du pays. Ce docteur en philosophie de 49 ans a récemment fait la couverture de l'hebdomadaire Stern, qui pose pour la première fois la question: "Notre prochain chancelier?"Père de 4 enfants, originaire du Schleswig-Holstein, région du Nord au bord de la Baltique, il est également écrivain et a co-écrit des livres avec son épouse, auteure et musicienne.Le quotidien conservateur Die Welt a lui déclaré sa préférence pour sa jeune et éloquente collègue Annalena Baerbock, 38 ans, moins populaire toutefois auprès des Allemands."Si les misères de la CDU et du SPD continuent, les Verts pourraient finir par fournir le prochain chancelier et décideront pour des raisons féministes en faveur de Mme Baerbock", parie le journal, soulignant aussi ses compétences en économie, domaine qui n'a jamais été considéré comme un fort des écologistes.Mère de deux enfants, elle se destinait au journalisme mais a attrapé le virus de la politique après un stage avec les Verts au Parlement européen. Elle est décrite par l'hebdomadaire Der Spiegel comme "la patronne" parmi les deux dirigeants, celle qui a réussi le tour de force d'unir les différentes mouvances au sein du parti, connu pour ses querelles internes chroniques.- "Habileté politique" -Les Verts peuvent se montrer sereins, alors que les deux grands partis traditionnels cherchent désespéremment une parade à l'érosion de leurs voix.La CDU d'Angela Merkel, qui a réalisé son plus mauvais résultat aux européennes, est sous pression avant des élections régionales dans l'est du pays en septembre et en octobre, dans des bastions du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD).Et Annegret Kramp-Karrenbauer, dauphine désignée de Mme Merkel et cheffe des conservateurs depuis décembre, a semé le doute sur sa capacité à la remplacer un jour à la chancellerie après sa réaction maladroite à une rébellion de jeunes Youtubeurs contre le parti conservateur, attaqué sur son bilan climatique.Quant au SPD, il est complètement déboussolé après la démission récente de sa président Andrea Nahles suite à un score désastreux aux européennes.Les Verts font preuve "d'habileté politique" en refusant de désigner pour le moment un candidat à la chancellerie, car les sondages peuvent s'avérer capricieux et les popularités s'effondrer d'un jour à l'autre, estime l'hebdomadaire Die Zeit.Le duo n'est d'ailleurs pas pressé d'accéder au pouvoir et n'a pas caché sa préférence en faveur d'un maintien de l'actuel gouvernement jusqu'en 2021, rappelle Der Spiegel samedi, afin d'avoir "plus de temps avant de passer aux choses sérieuses".