Les propos tenus par le Premier ministre espagnol sont clairs sur la durée du déconfinement : "dans le meilleur des cas, la phase de désescalade vers la nouvelle normalité aura une durée minimale de six semaines" et maximale de "huit semaines pour tout le territoire espagnol", en précisant que le passage entre les différentes phases dépendrait de l'évolution de la pandémie de Covid-19.
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Les propos tenus par le Premier ministre espagnol sont clairs sur la durée du déconfinement : "dans le meilleur des cas, la phase de désescalade vers la nouvelle normalité aura une durée minimale de six semaines" et maximale de "huit semaines pour tout le territoire espagnol", en précisant que le passage entre les différentes phases dépendrait de l'évolution de la pandémie de Covid-19. Le confinement général du pays, le plus strict d'Europe, a déjà été légèrement assoupli le dimanche 26 avril dernier avec l'autorisation pour les enfants de moins de 14 ans de se promener. Le 3 mai, les Espagnols ont obtenu le droit de faire du sport seul dehors ou de se promener entre membres du même foyer. Après sept longues semaines de confinement, les Espagnols peuvent à nouveau se promener, reprendre une activité sportive individuelle et retourner chez le coiffeur, dans leur salon de beauté ou au grand bazar. Des mesures strictes de distanciation sociales et d'hygiène doivent être respectées : proposer du savon pour se laver les mains, prise de rendez-vous individuel dans les salons de beauté, séparation entre les sièges chez le coiffeur, etc. "La vie reprend progressivement son cours", affirme Roberto N. Licata, qui nous explique les différentes phases. Alors qu'en Belgique, une épée de Damoclès est suspendue sur l'ouverture des restaurants et bars le 8 juin, en Espagne, les bars vont rouvrir : "les familles peuvent se placer à la même table si elle habite sous le même toit", explique Roberto. "Il faut une séparation entre les tables et les bars ne peuvent être occupés qu'à 30% de leur capacité habituelle. Les restaurants sont, par contre, toujours fermés. Ils fonctionnent par service de take-away", poursuit l'Espagnol. Le port du masque, comme en Belgique, est conseillé, mais n'est pas obligatoire en rue ou dans les supermarchés. Il est fortement conseillé dans les transports publics.À la question de savoir comment il se sent depuis le début du déconfinement, Roberto confie : "Je me sens bien. J'avais déjà l'occasion de sortir mon chien, Tulio, mais seulement quelques minutes. Maintenant, je fais des balades plus longues. Je prends de nouveau le temps." Après sept semaines de confinement strict, l'Espagnol met en garde : il reste des règles. En effet, les Espagnols n'ont pas été invités à sortir de chez eux comme ils l'entendent. Des tranches horaires ont été mises en place afin que les personnes plus âgées et les enfants ne se rencontrent pas en rue. Les rassemblements sont possibles pour les personnes qui vivent sous le même toit et également pour les adolescents, selon Roberto, "les seuls rassemblements autorisés sont ceux de moins de 10 personnes."Selon lui, le déconfinement arrive au bon moment : "Je pense que ces décisions ont été prises par le Président, car si l'Espagne compte plus de 218.000 cas de coronavirus et plus de 25.000 décès, plus de 123.000 personnes sont guéries du coronavirus. C'est un spectre positif. Ces derniers jours, nous comptons moins de contagions", explique Roberto. L'Espagne semble se relever tout doucement de la crise et la question du tourisme au sein du pays se pose. Selon l'Espagnol, les gens vont être méfiants et se concentrerons plus sur du tourisme intérieur qu'extérieur. Il précise : "petit à petit, nous aurons l'autorisation de voyager d'une Ville à une autre avec des autorisations". Roberto est moins favorable au tourisme international, "mais il faudra voir avec les réouvertures des frontières".Alors que la Grèce espère débuter sa saison touristique le premier juillet, dans un courrier qui expliquent les différentes phases du déconfinement, l'Office du Tourisme espagnol en Belgique et au Luxembourg indique que "pour le moment, le gouvernement espagnol n'a pas fait de déclaration officielle concernant la date de réouverture des frontières au tourisme international." Selon l'organisation, "cela va dépendre de l'évolution de la situation non seulement en Espagne, mais dans tous les pays.", en invitant chacun à suivre les communications officielles plutôt que les rumeurs sur les réseaux sociaux.