Tout au long de la journée, la sécurité dans les aéroports et les bâtiments clés du pays, notamment les mosquées, a été renforcée et la municipalité d'Utrecht, dans le centre des Pays-Bas, a conseillé aux écoles de la ville de fermer leurs portes et aux habitants de "rester à l'intérieur".

Dans la matinée, un homme a ouvert le feu dans un tramway du centre de cette ville, l'une des plus importantes du pays. Trois personnes ont été tuées et cinq blessées, selon la police et le maire Jan van Zanen, qui avait dans un premier temps évoqué neuf blessés.

En début d'après-midi, les autorités ont rendu publique la photo d'un homme aux cheveux courts portant un blouson bleu, tirée d'une caméra de vidéosurveillance du tramway.

Reuters
© Reuters

"La police recherche Gokmen Tanis, 37 ans (né en Turquie) en lien avec l'incident de ce matin", indique la police d'Utrecht sur Twitter, enjoignant au public de "ne pas l'approcher".

Cet homme a été interpellé en fin d'après-midi. "On vient de nous informer que le suspect a été arrêté, a annoncé le chef de la police d'Utrecht Rob van Bree, lors d'une conférence de presse.

Le niveau de menace terroriste, porté à Utrecht après l'attaque à cinq, son plus haut niveau, a été abaissé, a affirmé le directeur de l'agence nationale pour la sécurité et le contre-terrorisme (NCTV), Pieter-Jaap Aalbersberg, confirmant l'interpellation du "principal suspect".

Dans l'après-midi, des dizaines de policiers armés avaient encerclé un immeuble à quelques centaines de mètres des lieux de la fusillade, sans que l'on sache si le suspect s'y trouvait, a constaté un journaliste de l'AFP.

Belga
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- "Nous ne cèderons pas" -

"S'il l'a fait, il faut qu'il soit puni", a déclaré à l'agence de presse turque DHA Mehmet Tanis, le père du suspect, disant ne pas avoir de contact avec son fils, resté aux Pays-Bas, depuis 11 ans.

"Nous ne cèderons pas face à l'intolérance", a affirmé le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, lors d'une conférence de presse à La Haye. "Un acte de terrorisme est une attaque contre notre civilisation, contre notre société tolérante et ouverte", a-t-il déploré.

Tous les partis politiques ont suspendu leur campagne à deux jours d'élections locales qui détermineront la composition future du Sénat néerlandais.

Selon la radio-télévision publique NOS, Gokmen Tanis avait comparu il y a deux semaines en justice dans une affaire de viol.

Sur les lieux de l'attaque, place du 24-Octobre, bouclés par les forces de l'ordre, les services de secours et policiers en armes s'activaient. Une victime était recouverte d'un drap et gisait sur la voie entre deux wagons, a rapporté un journaliste de l'agence de presse néerlandaise ANP.

Des témoins ont rapporté que le tireur avait pris pour cible une femme et des personnes tentant de l'aider, selon des médias.

- "Restez chez vous" -

L'un d'entre eux a raconté à NOS News avoir vu une femme sortir du tramway en courant, du sang sur ses mains et ses vêtements avant de s'effondrer.

"Je l'ai amenée à ma voiture et l'ai aidée. Quand la police est arrivée, elle était inconsciente", a-t-elle relaté.

"Quand je suis sortie de ma maison pour jeter un oeil, la police a crié 'restez chez vous et sortez du jardin', a raconté à l'AFP Yvonne Von Rai, une retraitée.

"Soudain, de nombreuses voitures de police sont arrivées et on pouvait entendre deux hélicoptères des secours. C'était horrible", a décrit Karlijn Zwinkels, une étudiante de 19 ans.

Belga
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Le patron du NCTV a évoqué une attaque "à plusieurs endroits". Mais il n'a pas donné plus de détails. La police a par ailleurs indiqué qu'une Renault Clio vraisemblablement volée à son conducteur au moment de l'attaque avait été retrouvée abandonnée.

Dans la cité portuaire de Rotterdam, la police a indiqué avoir accru la sécurité aux abords des mosquées, trois jours après la mort de 50 fidèles dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, tués par un suprémaciste blanc.

Les Pays-Bas, qui ont reçu des messages de soutien notamment de l'Union européenne ou encore du Royaume-Uni, ont été relativement préservés de la vague d'attentats qui a touché ses voisins ces dernières années, malgré plusieurs menaces récentes.

Un Afghan de 19 ans résidant en Allemagne avait notamment poignardé et blessé deux touristes américains en août dans la gare centrale d'Amsterdam, avant d'être blessé par balle par la police.

Le père du suspect veut qu'il soit "puni"

Le père du suspect, un homme né en Turquie, a dit vouloir que son fils soit "puni" s'il est bien l'auteur de l'attaque, a rapporté l'agence de presse turque DHA.

"S'il l'a fait, il faut qu'il soit puni", a déclaré à DHA Mehmet Tanis, père de Gökmen Tanis, un homme de 37 ans né en Turquie que la police néerlandaise recherche après une fusillade dans un tramway et en "plusieurs endroits" à Utrecht.

Selon les autorités, qui privilégient la piste terroriste, au moins trois personnes ont été tuées dans cette attaque.

D'après les médias turcs, la famille de Gökmen Tanis est originaire de Yozgat, dans le centre de la Turquie.

Mehmet Tanis a déclaré à DHA qu'il était rentré s'installer en Turquie en 2008 après avoir divorcé de sa femme, restée avec son fils Gökmen aux Pays-Bas où ils avaient émigré ensemble.

Il s'est quant à lui remarié et vit désormais dans la province de Kayseri, dans le centre de la Turquie.

"Je n'ai aucun dialogue, aucun contact avec mon fils depuis 11 ans. Nous ne nous sommes pas parlé depuis 2008", a déclaré Mehmet Tanis à DHA. "Il n'avait pas une attitude agressive. Mais 11 années ont passé depuis. Que s'est-il passé, qu'a-t-il vécu ? Je n'en sais rien", a-t-il ajouté.

Les services de renseignement turcs réunissent des informations sur la fusillade (Erdogan)

Les services de renseignement turcs sont en train de réunir des informations sur la fusillade survenue lundi aux Pays-Bas et dont l'auteur présumé est né en Turquie, a indiqué le président Recep Tayyip Erdogan.

"Nos services de renseignement sont en train de regarder tout cela. Notre chef des renseignements m'a dit qu'il allait rassembler des informations puis qu'il reviendrait vers moi. J'attends", a déclaré M. Erdogan lors d'un entretien avec la chaîne de télévision turque Ulke TV. "Certains disent que (la fusillade) est un différend familial, d'autres disent que c'est un acte terroriste", a-t-il ajouté. Au moins trois personnes ont été tuées lundi à Utrecht, aux Pays-Bas, lorsqu'un homme a ouvert le feu dans un tramway, selon les autorités néerlandaises. Selon les médias turcs, le principal suspect, Gökmen Tanis, est né à Yozgat, dans le centre de la Turquie. Il a été arrêté dans la soirée. Les autorités des Pays-Bas ont évoqué la piste "terroriste", précisant dans la soirée que le motif n'était pas clair. Mais l'agence de presse étatique turque Anadolu, citant des "proches" de l'assaillant présumé, évoque un possible "différend familial". Dans un communiqué publié lundi soir, le ministère turc des Affaires étrangères a "fermement condamné l'attaque (...) qui que soit son auteur et quelles que soient ses motivations".

Tout au long de la journée, la sécurité dans les aéroports et les bâtiments clés du pays, notamment les mosquées, a été renforcée et la municipalité d'Utrecht, dans le centre des Pays-Bas, a conseillé aux écoles de la ville de fermer leurs portes et aux habitants de "rester à l'intérieur".Dans la matinée, un homme a ouvert le feu dans un tramway du centre de cette ville, l'une des plus importantes du pays. Trois personnes ont été tuées et cinq blessées, selon la police et le maire Jan van Zanen, qui avait dans un premier temps évoqué neuf blessés.En début d'après-midi, les autorités ont rendu publique la photo d'un homme aux cheveux courts portant un blouson bleu, tirée d'une caméra de vidéosurveillance du tramway."La police recherche Gokmen Tanis, 37 ans (né en Turquie) en lien avec l'incident de ce matin", indique la police d'Utrecht sur Twitter, enjoignant au public de "ne pas l'approcher".Cet homme a été interpellé en fin d'après-midi. "On vient de nous informer que le suspect a été arrêté, a annoncé le chef de la police d'Utrecht Rob van Bree, lors d'une conférence de presse.Le niveau de menace terroriste, porté à Utrecht après l'attaque à cinq, son plus haut niveau, a été abaissé, a affirmé le directeur de l'agence nationale pour la sécurité et le contre-terrorisme (NCTV), Pieter-Jaap Aalbersberg, confirmant l'interpellation du "principal suspect".Dans l'après-midi, des dizaines de policiers armés avaient encerclé un immeuble à quelques centaines de mètres des lieux de la fusillade, sans que l'on sache si le suspect s'y trouvait, a constaté un journaliste de l'AFP."S'il l'a fait, il faut qu'il soit puni", a déclaré à l'agence de presse turque DHA Mehmet Tanis, le père du suspect, disant ne pas avoir de contact avec son fils, resté aux Pays-Bas, depuis 11 ans. "Nous ne cèderons pas face à l'intolérance", a affirmé le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, lors d'une conférence de presse à La Haye. "Un acte de terrorisme est une attaque contre notre civilisation, contre notre société tolérante et ouverte", a-t-il déploré.Tous les partis politiques ont suspendu leur campagne à deux jours d'élections locales qui détermineront la composition future du Sénat néerlandais.Selon la radio-télévision publique NOS, Gokmen Tanis avait comparu il y a deux semaines en justice dans une affaire de viol.Sur les lieux de l'attaque, place du 24-Octobre, bouclés par les forces de l'ordre, les services de secours et policiers en armes s'activaient. Une victime était recouverte d'un drap et gisait sur la voie entre deux wagons, a rapporté un journaliste de l'agence de presse néerlandaise ANP.Des témoins ont rapporté que le tireur avait pris pour cible une femme et des personnes tentant de l'aider, selon des médias.L'un d'entre eux a raconté à NOS News avoir vu une femme sortir du tramway en courant, du sang sur ses mains et ses vêtements avant de s'effondrer."Je l'ai amenée à ma voiture et l'ai aidée. Quand la police est arrivée, elle était inconsciente", a-t-elle relaté."Quand je suis sortie de ma maison pour jeter un oeil, la police a crié 'restez chez vous et sortez du jardin', a raconté à l'AFP Yvonne Von Rai, une retraitée."Soudain, de nombreuses voitures de police sont arrivées et on pouvait entendre deux hélicoptères des secours. C'était horrible", a décrit Karlijn Zwinkels, une étudiante de 19 ans.Le patron du NCTV a évoqué une attaque "à plusieurs endroits". Mais il n'a pas donné plus de détails. La police a par ailleurs indiqué qu'une Renault Clio vraisemblablement volée à son conducteur au moment de l'attaque avait été retrouvée abandonnée.Dans la cité portuaire de Rotterdam, la police a indiqué avoir accru la sécurité aux abords des mosquées, trois jours après la mort de 50 fidèles dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, tués par un suprémaciste blanc.Les Pays-Bas, qui ont reçu des messages de soutien notamment de l'Union européenne ou encore du Royaume-Uni, ont été relativement préservés de la vague d'attentats qui a touché ses voisins ces dernières années, malgré plusieurs menaces récentes.Un Afghan de 19 ans résidant en Allemagne avait notamment poignardé et blessé deux touristes américains en août dans la gare centrale d'Amsterdam, avant d'être blessé par balle par la police.Le père du suspect, un homme né en Turquie, a dit vouloir que son fils soit "puni" s'il est bien l'auteur de l'attaque, a rapporté l'agence de presse turque DHA."S'il l'a fait, il faut qu'il soit puni", a déclaré à DHA Mehmet Tanis, père de Gökmen Tanis, un homme de 37 ans né en Turquie que la police néerlandaise recherche après une fusillade dans un tramway et en "plusieurs endroits" à Utrecht.Selon les autorités, qui privilégient la piste terroriste, au moins trois personnes ont été tuées dans cette attaque.D'après les médias turcs, la famille de Gökmen Tanis est originaire de Yozgat, dans le centre de la Turquie.Mehmet Tanis a déclaré à DHA qu'il était rentré s'installer en Turquie en 2008 après avoir divorcé de sa femme, restée avec son fils Gökmen aux Pays-Bas où ils avaient émigré ensemble.Il s'est quant à lui remarié et vit désormais dans la province de Kayseri, dans le centre de la Turquie."Je n'ai aucun dialogue, aucun contact avec mon fils depuis 11 ans. Nous ne nous sommes pas parlé depuis 2008", a déclaré Mehmet Tanis à DHA. "Il n'avait pas une attitude agressive. Mais 11 années ont passé depuis. Que s'est-il passé, qu'a-t-il vécu ? Je n'en sais rien", a-t-il ajouté. Les services de renseignement turcs sont en train de réunir des informations sur la fusillade survenue lundi aux Pays-Bas et dont l'auteur présumé est né en Turquie, a indiqué le président Recep Tayyip Erdogan."Nos services de renseignement sont en train de regarder tout cela. Notre chef des renseignements m'a dit qu'il allait rassembler des informations puis qu'il reviendrait vers moi. J'attends", a déclaré M. Erdogan lors d'un entretien avec la chaîne de télévision turque Ulke TV. "Certains disent que (la fusillade) est un différend familial, d'autres disent que c'est un acte terroriste", a-t-il ajouté. Au moins trois personnes ont été tuées lundi à Utrecht, aux Pays-Bas, lorsqu'un homme a ouvert le feu dans un tramway, selon les autorités néerlandaises. Selon les médias turcs, le principal suspect, Gökmen Tanis, est né à Yozgat, dans le centre de la Turquie. Il a été arrêté dans la soirée. Les autorités des Pays-Bas ont évoqué la piste "terroriste", précisant dans la soirée que le motif n'était pas clair. Mais l'agence de presse étatique turque Anadolu, citant des "proches" de l'assaillant présumé, évoque un possible "différend familial". Dans un communiqué publié lundi soir, le ministère turc des Affaires étrangères a "fermement condamné l'attaque (...) qui que soit son auteur et quelles que soient ses motivations".