Ce traité de libre-échange, conclu au début de l'été avec le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay, après 20 ans de négociations, est le plus large jamais négocié par l'Union européenne.

Mais il est très contesté, à la fois par les agriculteurs européens qui craignent la concurrence sud-américaine, et les écologistes, notamment parce que la politique menée par le président brésilien Jair Bolsonaro, favorable à l'agrobusiness, détruit la forêt amazonienne.

Les feux de forêts qui se sont propagés à grande échelle cet été en Amazonie n'ont fait que renforcer ces critiques.

"L'accord avec le Mercosur contribue aux objectifs du +Pacte vert+", la feuille de route vers la neutralité climatique présentée la semaine passée par l'UE, a assuré Phil Hogan.

Il a ajouté que cet accord incluait "un chapitre sur le commerce et le développement durable", qui "comporte un engagement juridiquement contraignant de mise en oeuvre effective" de l'Accord de Paris sur le climat.

"Cela signifie que nous serons en mesure de discuter avec le Brésil et les autres pays du Mercosur de ce qu'ils se sont engagés à réaliser d'ici 2030 dans le cadre" de cet accord, a insisté le commissaire irlandais, qui s'exprimait à Strasbourg devant les eurodéputés. "Ce n'était pas le cas avant la signature de l'accord."

Il a notamment rappelé les "engagements pris par le Brésil de parvenir à une déforestation illégale nulle" dans la forêt amazonienne.

"La Commission restera vigilante" sur la bonne mise en oeuvre de cet accord, a-t-il promis.

"La déforestation au Brésil a été doublée cette année avec Bolsonaro", a déploré lors du débat l'eurodéputé écologiste français Yannick Jadot, considérant que l'accord avec le Mercosur "ne devrait même pas être envisagé".

Cet accord, "si on le résume à grands traits, c'est exporter des voitures allemandes pour importer du boeuf et du soja. Ça ne peut pas être ça l'Europe du +Green Deal+", a-t-il lancé.

La signature formelle du texte par l'UE et le Mercosur n'est pas attendue avant fin 2020. Il faudra convaincre certains Etats membres récalcitrants, comme la France, l'Irlande, l'Autriche ou le Luxembourg.

Les eurodéputés, divisés sur ce traité au sein même des différents groupes politiques, auront aussi leur mot à dire pour que le texte puisse entrer en application provisoire, le temps qu'il soit ensuite ratifié par l'ensemble des Etats membres.

Ce traité de libre-échange, conclu au début de l'été avec le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay, après 20 ans de négociations, est le plus large jamais négocié par l'Union européenne.Mais il est très contesté, à la fois par les agriculteurs européens qui craignent la concurrence sud-américaine, et les écologistes, notamment parce que la politique menée par le président brésilien Jair Bolsonaro, favorable à l'agrobusiness, détruit la forêt amazonienne.Les feux de forêts qui se sont propagés à grande échelle cet été en Amazonie n'ont fait que renforcer ces critiques."L'accord avec le Mercosur contribue aux objectifs du +Pacte vert+", la feuille de route vers la neutralité climatique présentée la semaine passée par l'UE, a assuré Phil Hogan.Il a ajouté que cet accord incluait "un chapitre sur le commerce et le développement durable", qui "comporte un engagement juridiquement contraignant de mise en oeuvre effective" de l'Accord de Paris sur le climat."Cela signifie que nous serons en mesure de discuter avec le Brésil et les autres pays du Mercosur de ce qu'ils se sont engagés à réaliser d'ici 2030 dans le cadre" de cet accord, a insisté le commissaire irlandais, qui s'exprimait à Strasbourg devant les eurodéputés. "Ce n'était pas le cas avant la signature de l'accord."Il a notamment rappelé les "engagements pris par le Brésil de parvenir à une déforestation illégale nulle" dans la forêt amazonienne."La Commission restera vigilante" sur la bonne mise en oeuvre de cet accord, a-t-il promis."La déforestation au Brésil a été doublée cette année avec Bolsonaro", a déploré lors du débat l'eurodéputé écologiste français Yannick Jadot, considérant que l'accord avec le Mercosur "ne devrait même pas être envisagé".Cet accord, "si on le résume à grands traits, c'est exporter des voitures allemandes pour importer du boeuf et du soja. Ça ne peut pas être ça l'Europe du +Green Deal+", a-t-il lancé.La signature formelle du texte par l'UE et le Mercosur n'est pas attendue avant fin 2020. Il faudra convaincre certains Etats membres récalcitrants, comme la France, l'Irlande, l'Autriche ou le Luxembourg.Les eurodéputés, divisés sur ce traité au sein même des différents groupes politiques, auront aussi leur mot à dire pour que le texte puisse entrer en application provisoire, le temps qu'il soit ensuite ratifié par l'ensemble des Etats membres.