Le Brexit a été la grande question du congrès du principal parti d'opposition britannique, sans doute au déplaisir de Jeremy Corbyn, eurosceptique plus à l'aise sur les thématiques économiques et sociales que pour prendre position sur le retrait l'UE, comme devrait d'ailleurs le montrer son allocution. Divisé entre des militants qui ont voté pour rester dans l'Europe, en particulier les plus jeunes, et d'autres, en particulier des adhérents plus âgés ou issus des classes populaires, qui ont voté pour sortir de l'UE, pressé par une partie de la base et des syndicats de défendre un second référendum, le parti a finalement adopté une position de compromis mardi laissant "toutes les options sur la table".

Le Labour a prévenu que si l'accord négocié par la Première ministre conservatrice Theresa May avec Bruxelles ne répond pas aux six critères qu'il a fixés - par exemple s'il menace l'emploi ou la paix en Irlande du Nord ou ne conserve pas les bénéfices du marché unique et de l'union douanière - il s'y opposerait. En cas de rejet du futur accord par le parlement, il réclame la tenue d'élections législatives, espérant ainsi arriver au pouvoir. Mais si les conservateurs refusent de les convoquer, il fera campagne pour l'organisation d'un second référendum.

Keir Starmer, chargé du Brexit au sein du Labour, a déclaré qu'il n'excluait aucune option, y compris demander aux Britanniques s'ils ne souhaitent pas finalement le maintien dans l'UE. Mais le ministre des Finances au sein du cabinet fantôme, John McDonnell, a exclu de son côté cette dernière éventualité. Interrogée à New York, où elle participe à l'assemblée générale de l'ONU, sur la possibilité d'organiser des législatives anticipées, Theresa May a déclaré que "cela ne serait pas dans l'intérêt" du Royaume-Uni.

"Question hypothétique"

Défenseur depuis des mois d'une nouvelle consultation portant sur le départ de l'UE, le député David Lammy souligne le changement de cap opéré par le parti. "Je suis maintenant soutenu par de nombreux travaillistes, cela a été un long combat, et je pense que nous sommes en train d'y parvenir", a-t-il déclaré à l'AFP. Lors de son discours, Jeremy Corbyn, qui avait mollement fait campagne pour le maintien dans l'UE lors du référendum de juin 2016, sortira-t-il de l'ambiguïté?

Interrogé mardi soir sur la BBC, il a refusé de dire quel serait son vote si un nouveau référendum devait porter sur le maintien dans l'UE. "C'est une question hypothétique", a-t-il répondu. Il devrait de nouveau s'en prendre au gouvernement pour sa gestion des négociations, qui patinent toujours avec Bruxelles à six mois du Brexit, prévu fin mars 2019 mais surtout se poser en futur Premier ministre prêt à mettre un terme aux années d'austérité qui ont pesé sur les ménages les plus vulnérables.

Son programme prévoit des nationalisations dans les secteurs du rail et de l'eau notamment, mais aussi la création 400.000 emplois dans l'énergie verte. "Il y a dix ans ce mois-ci, l'édifice de la cupidité érigée comme idéal, du capitalisme financier déréglementé (...) s'est effondré, avec des conséquences dévastatrices", doit-il déclarer, en référence à la crise économique et financière de 2008, selon des extraits de son discours. "Les vieilles recettes ne fonctionnent plus. C'est pourquoi les travaillistes proposent un plan radical pour reconstruire et transformer le Royaume-Uni".

Le Brexit a été la grande question du congrès du principal parti d'opposition britannique, sans doute au déplaisir de Jeremy Corbyn, eurosceptique plus à l'aise sur les thématiques économiques et sociales que pour prendre position sur le retrait l'UE, comme devrait d'ailleurs le montrer son allocution. Divisé entre des militants qui ont voté pour rester dans l'Europe, en particulier les plus jeunes, et d'autres, en particulier des adhérents plus âgés ou issus des classes populaires, qui ont voté pour sortir de l'UE, pressé par une partie de la base et des syndicats de défendre un second référendum, le parti a finalement adopté une position de compromis mardi laissant "toutes les options sur la table".Le Labour a prévenu que si l'accord négocié par la Première ministre conservatrice Theresa May avec Bruxelles ne répond pas aux six critères qu'il a fixés - par exemple s'il menace l'emploi ou la paix en Irlande du Nord ou ne conserve pas les bénéfices du marché unique et de l'union douanière - il s'y opposerait. En cas de rejet du futur accord par le parlement, il réclame la tenue d'élections législatives, espérant ainsi arriver au pouvoir. Mais si les conservateurs refusent de les convoquer, il fera campagne pour l'organisation d'un second référendum.Keir Starmer, chargé du Brexit au sein du Labour, a déclaré qu'il n'excluait aucune option, y compris demander aux Britanniques s'ils ne souhaitent pas finalement le maintien dans l'UE. Mais le ministre des Finances au sein du cabinet fantôme, John McDonnell, a exclu de son côté cette dernière éventualité. Interrogée à New York, où elle participe à l'assemblée générale de l'ONU, sur la possibilité d'organiser des législatives anticipées, Theresa May a déclaré que "cela ne serait pas dans l'intérêt" du Royaume-Uni.Défenseur depuis des mois d'une nouvelle consultation portant sur le départ de l'UE, le député David Lammy souligne le changement de cap opéré par le parti. "Je suis maintenant soutenu par de nombreux travaillistes, cela a été un long combat, et je pense que nous sommes en train d'y parvenir", a-t-il déclaré à l'AFP. Lors de son discours, Jeremy Corbyn, qui avait mollement fait campagne pour le maintien dans l'UE lors du référendum de juin 2016, sortira-t-il de l'ambiguïté?Interrogé mardi soir sur la BBC, il a refusé de dire quel serait son vote si un nouveau référendum devait porter sur le maintien dans l'UE. "C'est une question hypothétique", a-t-il répondu. Il devrait de nouveau s'en prendre au gouvernement pour sa gestion des négociations, qui patinent toujours avec Bruxelles à six mois du Brexit, prévu fin mars 2019 mais surtout se poser en futur Premier ministre prêt à mettre un terme aux années d'austérité qui ont pesé sur les ménages les plus vulnérables.Son programme prévoit des nationalisations dans les secteurs du rail et de l'eau notamment, mais aussi la création 400.000 emplois dans l'énergie verte. "Il y a dix ans ce mois-ci, l'édifice de la cupidité érigée comme idéal, du capitalisme financier déréglementé (...) s'est effondré, avec des conséquences dévastatrices", doit-il déclarer, en référence à la crise économique et financière de 2008, selon des extraits de son discours. "Les vieilles recettes ne fonctionnent plus. C'est pourquoi les travaillistes proposent un plan radical pour reconstruire et transformer le Royaume-Uni".