Jusqu'ici à la tête de l'opposition irlandaise, ce fils de boxeur de 59 ans s'est appuyé sur une solide expérience ministérielle et la lassitude des électeurs pour mener son parti à la première place en nombre de sièges aux législatives de février.

Plusieurs fois ministre, il avait déjà été pressenti il y a plus de 20 ans pour être le futur "Taoiseach" (Premier ministre), comme le relevait récemment l'Irish Times. Mais ce n'est que cette année qu'il accède pour la première fois à ce poste convoité, tournant la page de la cuisante défaite qui avait balayé son parti du pouvoir il y a près de dix ans quand la crise économique avait terrassé l'ancien "Tigre celtique".

"Ring politique"

Né le 1er août 1960 dans une fratrie de cinq, Micheal Martin est originaire de Cork, la deuxième ville d'Irlande, sur la côte sud-est.

Il attribue sa résilience à son père, boxeur puis conducteur de bus, qui le réveillait la nuit pour regarder des matchs de boxe avec Mohamed Ali et l'a initié à ce sport de combat, lui apprenant à esquiver les coups.

Une préparation idéale pour sa future vie politique. "Il y a des similarités avec la manière dont on danserait sur le ring politique", a-t-il confié au journal Sunday Independent.

Après ses études à l'université de cette ville, il a brièvement enseigné l'histoire avant d'être élu pour la première fois en 1989 à la chambre basse du Parlement irlandais, le Dail.

Depuis 1997, il a été ministre de l'Education, de la Santé, des Entreprises, avant d'être à la tête des Affaires étrangères en 2008. A ce dernier poste, il a essuyé un revers majeur avec la victoire du "non" en 2008 à un référendum sur la réforme des institutions européennes qu'il soutenait, finalement approuvée l'année suivante. Sa réforme la plus marquante remonte à 2004, avec une loi qui a fait de l'Irlande le premier pays à avoir introduit une interdiction générale du tabac sur le lieu de travail.

Ces années ont également été marquées par des drames familiaux pour ce père de cinq enfants, décrit comme très attaché à sa vie privée : sa fille de sept ans, Leana meurt d'une maladie cardiaque en 2010, la deuxième de ses enfants à perdre la vie après son fils prématuré Ruairi en 1999.

Crise financière

Son parcours ministériel s'est achevé à la suite de la crise financière mondiale de 2008. La bulle immobilière irlandaise a éclaté, faisant s'écrouler de larges pans de l'économie. Après le boom du "Tigre celtique" du milieu des années 1990 à celui des années 2000, l'Irlande devient alors l'un des pays d'Europe où la pauvreté frappe le plus durement.

En 2010, le Premier ministre, Brian Cowen, est contraint d'accepter un plan d'aide international et d'imposer des mesures d'austérité draconiennes.

Le gouvernement implose en janvier 2011, avec la démission de Micheal Martin, le poids lourd de l'équipe qui prend la tête du Fianna Fail. Mais les élections anticipées qui suivent se soldent par la pire défaite enregistrée par un gouvernement sortant dans l'histoire de l'Irlande.

M. Martin s'est attelé à la tâche de revigorer le parti, attaquant le gouvernement pour ses échecs sur des sujets comme la santé, le logement et les sans-abri. Au moment du lancement du programme du parti, il a promis un gouvernement "qui comprend comment le pays a laissé tomber un trop grand nombre de ses citoyens".

Jusqu'ici à la tête de l'opposition irlandaise, ce fils de boxeur de 59 ans s'est appuyé sur une solide expérience ministérielle et la lassitude des électeurs pour mener son parti à la première place en nombre de sièges aux législatives de février.Plusieurs fois ministre, il avait déjà été pressenti il y a plus de 20 ans pour être le futur "Taoiseach" (Premier ministre), comme le relevait récemment l'Irish Times. Mais ce n'est que cette année qu'il accède pour la première fois à ce poste convoité, tournant la page de la cuisante défaite qui avait balayé son parti du pouvoir il y a près de dix ans quand la crise économique avait terrassé l'ancien "Tigre celtique". "Ring politique" Né le 1er août 1960 dans une fratrie de cinq, Micheal Martin est originaire de Cork, la deuxième ville d'Irlande, sur la côte sud-est. Il attribue sa résilience à son père, boxeur puis conducteur de bus, qui le réveillait la nuit pour regarder des matchs de boxe avec Mohamed Ali et l'a initié à ce sport de combat, lui apprenant à esquiver les coups. Une préparation idéale pour sa future vie politique. "Il y a des similarités avec la manière dont on danserait sur le ring politique", a-t-il confié au journal Sunday Independent. Après ses études à l'université de cette ville, il a brièvement enseigné l'histoire avant d'être élu pour la première fois en 1989 à la chambre basse du Parlement irlandais, le Dail.Depuis 1997, il a été ministre de l'Education, de la Santé, des Entreprises, avant d'être à la tête des Affaires étrangères en 2008. A ce dernier poste, il a essuyé un revers majeur avec la victoire du "non" en 2008 à un référendum sur la réforme des institutions européennes qu'il soutenait, finalement approuvée l'année suivante. Sa réforme la plus marquante remonte à 2004, avec une loi qui a fait de l'Irlande le premier pays à avoir introduit une interdiction générale du tabac sur le lieu de travail.Ces années ont également été marquées par des drames familiaux pour ce père de cinq enfants, décrit comme très attaché à sa vie privée : sa fille de sept ans, Leana meurt d'une maladie cardiaque en 2010, la deuxième de ses enfants à perdre la vie après son fils prématuré Ruairi en 1999. Crise financièreSon parcours ministériel s'est achevé à la suite de la crise financière mondiale de 2008. La bulle immobilière irlandaise a éclaté, faisant s'écrouler de larges pans de l'économie. Après le boom du "Tigre celtique" du milieu des années 1990 à celui des années 2000, l'Irlande devient alors l'un des pays d'Europe où la pauvreté frappe le plus durement.En 2010, le Premier ministre, Brian Cowen, est contraint d'accepter un plan d'aide international et d'imposer des mesures d'austérité draconiennes.Le gouvernement implose en janvier 2011, avec la démission de Micheal Martin, le poids lourd de l'équipe qui prend la tête du Fianna Fail. Mais les élections anticipées qui suivent se soldent par la pire défaite enregistrée par un gouvernement sortant dans l'histoire de l'Irlande.M. Martin s'est attelé à la tâche de revigorer le parti, attaquant le gouvernement pour ses échecs sur des sujets comme la santé, le logement et les sans-abri. Au moment du lancement du programme du parti, il a promis un gouvernement "qui comprend comment le pays a laissé tomber un trop grand nombre de ses citoyens".