Plus de la moitié des conducteurs de trains étaient encore grévistes vendredi et le trafic restera "très perturbé" samedi et dimanche, avec la moitié des TGV (trains à grande vitesse), selon la SNCF (opérateur du rail).

La situation sera sensiblement la même à la RATP (métros parisiens), où la moitié des lignes resteront fermées.

"Les trains au ralenti, les négos aussi; système D et galère dans les gares pour les grands départs de Noël", titre ainsi en Une le quotidien Libération.

Jeudi, au terme d'une longue réunion, gouvernement et partenaires sociaux ne sont pas parvenus à trouver un compromis sur la réforme controversée, une promesse de campagne du président qui entend supprimer les régimes spéciaux de retraite qui permettent actuellement à certains, dont les conducteurs de train, de partir plus tôt.

Le gouvernement avait cependant annoncé des "avancées concrètes", laissant espérer une trêve le temps des fêtes de fin d'année. Toutefois cette pause n'est que très partielle.

Le bureau de l'Unsa ferroviaire, deuxième syndicat à la SNCF, avait invité à une suspension de la grève, mais ce mot d'ordre a été peu suivi par les unions locales. Et les autres syndicats ont tous refusé en bloc la trêve, jusqu'au syndicat réformiste CFDT, premier de France, dont sa branche pour les cheminots a annoncé la poursuite du mouvement.

La CFDT, qui est favorable au système de retraite "universel" voulu par le gouvernement, reste en revanche "fermement opposée" à l'"âge d'équilibre" de 64 ans qui instaure un malus pour ceux qui veulent quitter leur travail à 62 ans.

"La seule chose de concrète, c'est que le Premier ministre n'a pas entendu la rue", a estimé Philippe Martinez, leader du syndicat CGT en pointe dans la contestation.

L'intersyndicale (CGT, Force ouvrière, CFE-CGC, Solidaires et FSU) a d'ores et déjà appelé à une nouvelle journée de manifestations et de grèves le 9 janvier, a annoncé M. Martinez. Un appel auquel ne s'est pas jointe la CFDT.

"Bouton stop"

Le président français Emmanuel Macron "doit prendre la parole pour dire +On fait pause, on appuie sur le bouton stop, on revient autour de la table sans préalables+", a jugé vendredi Yves Veyrier, le numéro un du syndicat Force ouvrière.

Le système de retraite est un sujet éminemment sensible en France, la population restant attachée à un système par répartition jusqu'à présent réputé comme l'un des plus protecteurs au monde.

L'exécutif promet un dispositif "plus juste", quand les opposants à la réforme redoutent une "précarisation" des retraités, avec un départ plus tardif et des pensions plus basses.

Avec cette réforme, "le pouvoir fait rentrer le monstre par une porte dérobée" et va rendre "nécessaire" le recours aux régimes complémentaires par capitalisation, a dénoncé François Hommeril, président du syndicat CFE-CGC.

Les détracteurs du projet comptent sur l'impopularité d'Emmanuel Macron, qui a fait de la "transformation" du pays la raison d'être de son quinquennat, pour sortir victorieux du conflit et sur un contexte social tendu depuis la mobilisation du mouvement social des "gilets jaunes", mais aussi sur les mécontentements exacerbés dans les hôpitaux et parmi les étudiants, les policiers, les pompiers, les agriculteurs.

La bataille de l'opinion reste indécise entre le gouvernement et les grévistes. C'est surtout le projet d'instaurer un âge "d'équilibre" qui cristallise les mécontentements, avec 55% d'opposition selon un sondage Harris interactive pour RTL et l'agence AEF publié vendredi.

Selon ce sondage, 62% des Français soutiennent le mouvement mais 68% souhaitaient aussi une trêve à Noël.

Certains secteurs d'activités commencent à souffrir de la grève, notamment le commerce parisien avec des baisses de chiffre d'affaire de 25% à 30% la semaine dernière, selon Procos, la fédération du commerce spécialisé.

Plus de la moitié des conducteurs de trains étaient encore grévistes vendredi et le trafic restera "très perturbé" samedi et dimanche, avec la moitié des TGV (trains à grande vitesse), selon la SNCF (opérateur du rail).La situation sera sensiblement la même à la RATP (métros parisiens), où la moitié des lignes resteront fermées."Les trains au ralenti, les négos aussi; système D et galère dans les gares pour les grands départs de Noël", titre ainsi en Une le quotidien Libération. Jeudi, au terme d'une longue réunion, gouvernement et partenaires sociaux ne sont pas parvenus à trouver un compromis sur la réforme controversée, une promesse de campagne du président qui entend supprimer les régimes spéciaux de retraite qui permettent actuellement à certains, dont les conducteurs de train, de partir plus tôt. Le gouvernement avait cependant annoncé des "avancées concrètes", laissant espérer une trêve le temps des fêtes de fin d'année. Toutefois cette pause n'est que très partielle.Le bureau de l'Unsa ferroviaire, deuxième syndicat à la SNCF, avait invité à une suspension de la grève, mais ce mot d'ordre a été peu suivi par les unions locales. Et les autres syndicats ont tous refusé en bloc la trêve, jusqu'au syndicat réformiste CFDT, premier de France, dont sa branche pour les cheminots a annoncé la poursuite du mouvement.La CFDT, qui est favorable au système de retraite "universel" voulu par le gouvernement, reste en revanche "fermement opposée" à l'"âge d'équilibre" de 64 ans qui instaure un malus pour ceux qui veulent quitter leur travail à 62 ans."La seule chose de concrète, c'est que le Premier ministre n'a pas entendu la rue", a estimé Philippe Martinez, leader du syndicat CGT en pointe dans la contestation. L'intersyndicale (CGT, Force ouvrière, CFE-CGC, Solidaires et FSU) a d'ores et déjà appelé à une nouvelle journée de manifestations et de grèves le 9 janvier, a annoncé M. Martinez. Un appel auquel ne s'est pas jointe la CFDT.Le président français Emmanuel Macron "doit prendre la parole pour dire +On fait pause, on appuie sur le bouton stop, on revient autour de la table sans préalables+", a jugé vendredi Yves Veyrier, le numéro un du syndicat Force ouvrière.Le système de retraite est un sujet éminemment sensible en France, la population restant attachée à un système par répartition jusqu'à présent réputé comme l'un des plus protecteurs au monde.L'exécutif promet un dispositif "plus juste", quand les opposants à la réforme redoutent une "précarisation" des retraités, avec un départ plus tardif et des pensions plus basses.Avec cette réforme, "le pouvoir fait rentrer le monstre par une porte dérobée" et va rendre "nécessaire" le recours aux régimes complémentaires par capitalisation, a dénoncé François Hommeril, président du syndicat CFE-CGC.Les détracteurs du projet comptent sur l'impopularité d'Emmanuel Macron, qui a fait de la "transformation" du pays la raison d'être de son quinquennat, pour sortir victorieux du conflit et sur un contexte social tendu depuis la mobilisation du mouvement social des "gilets jaunes", mais aussi sur les mécontentements exacerbés dans les hôpitaux et parmi les étudiants, les policiers, les pompiers, les agriculteurs.La bataille de l'opinion reste indécise entre le gouvernement et les grévistes. C'est surtout le projet d'instaurer un âge "d'équilibre" qui cristallise les mécontentements, avec 55% d'opposition selon un sondage Harris interactive pour RTL et l'agence AEF publié vendredi.Selon ce sondage, 62% des Français soutiennent le mouvement mais 68% souhaitaient aussi une trêve à Noël.Certains secteurs d'activités commencent à souffrir de la grève, notamment le commerce parisien avec des baisses de chiffre d'affaire de 25% à 30% la semaine dernière, selon Procos, la fédération du commerce spécialisé.