Violences à Paris... mais en 2015

"Les CRS matraquent des enfants assis" : la vidéo ainsi légendée et postée sur Twitter le 30 novembre à la veille de la 3e journée de mobilisation avait engendré plus de 9.000 retweets et 650.000 vues mercredi. Si la vidéo, sur laquelle on voit des membres des forces de l'ordre asséner des coups de matraque à des personnes assises, est bien réelle, celle-ci avait déjà été postée en novembre 2015 en marge d'une marche pour le climat à Paris

Une photo à Lille... qui date de 2016

Posté lundi sur un groupe Facebook de soutien aux "gilets jaunes", un cliché partagé plus de 11.000 fois, montre des policiers frappant un manifestant à genoux pour dénoncer les violences. Pour autant, en faisant une recherche d'image inversée, on retrouve cette photo prise à Lille, et publiée au printemps 2016, et notamment le 31 mars, jour de manifestation contre la loi Travail sous le quinquennat de François Hollande.

Une vidéo du 1er décembre... mais faussement interprétée

Des images du 1er décembre 2018 font aussi l'objet de manipulations, à coup de légendes exagérées ou erronées. C'est le cas d'une vidéo copiée et recopiée sur les réseaux sociaux, et vue près de 2 millions de fois : sur celle-ci, des policiers font face à des "gilets jaunes" à Pau, avant de retirer leurs casques sous les applaudissements.

Plusieurs publications avancent que les forces de l'ordre affichent ainsi leur soutien au mouvement. Mais l'auteur de la vidéo a expliqué à l'AFP qu'il s'agissait d'une "négociation" entre policiers et "gilets jaunes", afin que la manifestation se disperse dans le calme, et non d'un témoignage de soutien. Sur une autre vidéo, publiée par la République des Pyrénées et prise sous un autre angle, on entend un manifestant déclarer : " Ils sont prêts à enlever les casques, à une condition (...) Dès qu'ils enlèvent les casques, on chante la Marseillaise, on se dissipe et on s'en va".

Des plaques minéralogiques disparues ?

Des photos de véhicules dégradés ou détruits samedi à Paris circulent abondamment. Certains n'ont pas de plaques minéralogiques. Pour certains internautes, ils auraient été "sortis des fourrières" et disposés dans les rues de la capitale par les autorités afin de mettre en scène des destructions. Pour autant, d'autres images du même jour prouvent que ces véhicules possédaient bien des plaques minéralogiques avant d'être pris pour cible.

Ces voitures sans plaques minéralogiques sont sorties des fourrières des stup et autres trafics, vouées à la...

Geplaatst door François Bonte op Zondag 2 december 2018

Les "gilets jaunes" chantent en l'honneur de Donald Trump ?

Mardi, Donald Trump a retweeté le message d'un conservateur américain selon lequel le slogan " Nous voulons Trump" a été chanté par les "gilets jaunes".

Il n'y a pourtant absolument aucune trace de tels chants depuis le début du mouvement et rien en ce sens n'a été rapporté sur les réseaux sociaux francophones. Il existe en revanche des articles et des tweets en anglais l'affirmant. Et tous se basent sur le même tweet et la même vidéo, publiés lundi et déjà rediffusés plus de 18.000 fois.

Problème : cette vidéo n'a pas été tournée à Paris. Les uniformes des policiers ne sont pas ceux de policiers français. Cette scène correspond à une autre scène, filmée à Londres, et diffusée le 9 juin dernier en marge d'un rassemblent de l'extrême droite anglaise.

Violences à Paris... mais en 2015"Les CRS matraquent des enfants assis" : la vidéo ainsi légendée et postée sur Twitter le 30 novembre à la veille de la 3e journée de mobilisation avait engendré plus de 9.000 retweets et 650.000 vues mercredi. Si la vidéo, sur laquelle on voit des membres des forces de l'ordre asséner des coups de matraque à des personnes assises, est bien réelle, celle-ci avait déjà été postée en novembre 2015 en marge d'une marche pour le climat à ParisUne photo à Lille... qui date de 2016Posté lundi sur un groupe Facebook de soutien aux "gilets jaunes", un cliché partagé plus de 11.000 fois, montre des policiers frappant un manifestant à genoux pour dénoncer les violences. Pour autant, en faisant une recherche d'image inversée, on retrouve cette photo prise à Lille, et publiée au printemps 2016, et notamment le 31 mars, jour de manifestation contre la loi Travail sous le quinquennat de François Hollande.Une vidéo du 1er décembre... mais faussement interprétéeDes images du 1er décembre 2018 font aussi l'objet de manipulations, à coup de légendes exagérées ou erronées. C'est le cas d'une vidéo copiée et recopiée sur les réseaux sociaux, et vue près de 2 millions de fois : sur celle-ci, des policiers font face à des "gilets jaunes" à Pau, avant de retirer leurs casques sous les applaudissements. Plusieurs publications avancent que les forces de l'ordre affichent ainsi leur soutien au mouvement. Mais l'auteur de la vidéo a expliqué à l'AFP qu'il s'agissait d'une "négociation" entre policiers et "gilets jaunes", afin que la manifestation se disperse dans le calme, et non d'un témoignage de soutien. Sur une autre vidéo, publiée par la République des Pyrénées et prise sous un autre angle, on entend un manifestant déclarer : " Ils sont prêts à enlever les casques, à une condition (...) Dès qu'ils enlèvent les casques, on chante la Marseillaise, on se dissipe et on s'en va".Des plaques minéralogiques disparues ?Des photos de véhicules dégradés ou détruits samedi à Paris circulent abondamment. Certains n'ont pas de plaques minéralogiques. Pour certains internautes, ils auraient été "sortis des fourrières" et disposés dans les rues de la capitale par les autorités afin de mettre en scène des destructions. Pour autant, d'autres images du même jour prouvent que ces véhicules possédaient bien des plaques minéralogiques avant d'être pris pour cible. Les "gilets jaunes" chantent en l'honneur de Donald Trump ?Mardi, Donald Trump a retweeté le message d'un conservateur américain selon lequel le slogan " Nous voulons Trump" a été chanté par les "gilets jaunes". Il n'y a pourtant absolument aucune trace de tels chants depuis le début du mouvement et rien en ce sens n'a été rapporté sur les réseaux sociaux francophones. Il existe en revanche des articles et des tweets en anglais l'affirmant. Et tous se basent sur le même tweet et la même vidéo, publiés lundi et déjà rediffusés plus de 18.000 fois. Problème : cette vidéo n'a pas été tournée à Paris. Les uniformes des policiers ne sont pas ceux de policiers français. Cette scène correspond à une autre scène, filmée à Londres, et diffusée le 9 juin dernier en marge d'un rassemblent de l'extrême droite anglaise.