Rendu public en plein débat sur l'organisation de l'islam dans le pays, le rapport de l'Institut Montaigne veut réformer la deuxième religion de France et s'alarme particulièrement de la prolifération des thèses islamistes sur internet.

Intitulé "la fabrique de l'islamisme", ce document énumère les "usines de production de l'islamisme": Frères musulmans en Egypte, wahhabisme en Arabie Saoudite, "turco-islamisme en Turquie", ou encore Iran après la révolution islamique de 1979.

Il souligne aussi "l'incroyable" influence des réseaux sociaux dans son expansion, assurant que derrière Barack Obama ou Donald Trump six des dix plus grands "influenceurs mondiaux" sont saoudiens.

En France, l'auteur du rapport, Hakim El Karoui, dit constater une "progression de l'idéologie islamiste" même si "les islamistes (...) sont largement minoritaires parmi les musulmans de France".

Les salafistes - branche rigoriste de l'islam - "gagnent du terrain à l'intérieur de la communauté", surtout chez "les jeunes moins de 35 ans", estime-t-il, plaidant pour que la France se dote "de moyens et de réseaux importants pour diffuser [un] contre-discours" aux thèses salafistes.

Ce rapport est publié alors que sont organisées jusque mi-septembre des "assises territoriales de l'islam de France", dans chaque département, pour faire émerger auprès du président Emmanuel Macron des propositions sur l'organisation de l'islam de France et ses six millions de fidèles. Grands thèmes abordés: représentation institutionnelle, financement des mosquées et formation des imams et aumôniers.

Dans ce cadre M. El Karoui présente à nouveau sa proposition de "création d'une institution chargée d'organiser et de financer le culte musulman", actuellement structuré autour du Conseil du culte musulman (CFCM).

Objectif: "créer une organisation neutre, indépendante des pays d'origine, indépendante de ceux qui tiennent aujourd'hui les mosquées, pour prélever une toute petite somme d'argent sur chaque acte de consommation et réinvestir cette somme d'argent dans le travail théologique", souligne-t-il.

Cette structure pourrait notamment gérer une "taxe halal", idée maintes fois évoquée depuis les années 1990.

Autre proposition: "relancer l'apprentissage de la langue arabe" à l'école publique. "Le nombre d'élèves qui apprennent l'arabe au collège et au lycée a été divisé par deux", a-t-il argué, alors qu'il a " été multiplié par dix dans les mosquées".

Dans un communiqué, le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb a salué un "travail très approfondi" et pris note de "propositions très intéressantes".

Rendu public en plein débat sur l'organisation de l'islam dans le pays, le rapport de l'Institut Montaigne veut réformer la deuxième religion de France et s'alarme particulièrement de la prolifération des thèses islamistes sur internet. Intitulé "la fabrique de l'islamisme", ce document énumère les "usines de production de l'islamisme": Frères musulmans en Egypte, wahhabisme en Arabie Saoudite, "turco-islamisme en Turquie", ou encore Iran après la révolution islamique de 1979. Il souligne aussi "l'incroyable" influence des réseaux sociaux dans son expansion, assurant que derrière Barack Obama ou Donald Trump six des dix plus grands "influenceurs mondiaux" sont saoudiens. En France, l'auteur du rapport, Hakim El Karoui, dit constater une "progression de l'idéologie islamiste" même si "les islamistes (...) sont largement minoritaires parmi les musulmans de France".Les salafistes - branche rigoriste de l'islam - "gagnent du terrain à l'intérieur de la communauté", surtout chez "les jeunes moins de 35 ans", estime-t-il, plaidant pour que la France se dote "de moyens et de réseaux importants pour diffuser [un] contre-discours" aux thèses salafistes.Ce rapport est publié alors que sont organisées jusque mi-septembre des "assises territoriales de l'islam de France", dans chaque département, pour faire émerger auprès du président Emmanuel Macron des propositions sur l'organisation de l'islam de France et ses six millions de fidèles. Grands thèmes abordés: représentation institutionnelle, financement des mosquées et formation des imams et aumôniers. Dans ce cadre M. El Karoui présente à nouveau sa proposition de "création d'une institution chargée d'organiser et de financer le culte musulman", actuellement structuré autour du Conseil du culte musulman (CFCM). Objectif: "créer une organisation neutre, indépendante des pays d'origine, indépendante de ceux qui tiennent aujourd'hui les mosquées, pour prélever une toute petite somme d'argent sur chaque acte de consommation et réinvestir cette somme d'argent dans le travail théologique", souligne-t-il. Cette structure pourrait notamment gérer une "taxe halal", idée maintes fois évoquée depuis les années 1990. Autre proposition: "relancer l'apprentissage de la langue arabe" à l'école publique. "Le nombre d'élèves qui apprennent l'arabe au collège et au lycée a été divisé par deux", a-t-il argué, alors qu'il a " été multiplié par dix dans les mosquées".Dans un communiqué, le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb a salué un "travail très approfondi" et pris note de "propositions très intéressantes".