France: plan d'action pour les villes victimes des "gilets jaunes"

13/02/19 à 17:41 - Mise à jour à 17:31

Source: Afp

Le gouvernement français a promis mercredi un plan d'action pour les villes qui ont subi des dégradations liées aux défilés des "gilets jaunes" depuis la mi-novembre.

France: plan d'action pour les villes victimes des "gilets jaunes"

© AFP/Zakaria Abdelkafi

"Nous avons décidé de travailler à un plan d'action global (...) qui tiendra compte de l'impact de ces manifestations sur le budget des villes et apportera aussi les réponses sécuritaires nécessaires", a déclaré le ministre de l'Economie Bruno Le Maire à l'issue d'une réunion avec des maires de plusieurs grandes villes. Un groupe de travail a été mis en place et le ministre reverra "sous 15 jours les représentants des communes pour refaire le point avec elles", a-t-il indiqué. Il a souhaité qu'un plan d'action soit "mis en oeuvre le plus rapidement possible". Après les élus, les représentants des artisans et commerçants devaient être reçus à leur tour au ministère de l'Economie.

Le chômage partiel dû au mouvement des "gilets jaunes", qui protestent contre la politique sociale et fiscale du gouvernement, bloquant parfois l'accès aux villes ou aux commerces, a concerné quelque 72.600 salariés dans près de 5.000 entreprises, selon le ministère. Et selon le président de l'association des grandes villes et maire de Toulouse (sud-ouest), Jean-Luc Moudenc, certaines "entreprises travaillent maintenant sur des scénarios de licenciement".

Les maires souhaitent une "prise en charge totale ou partielle" des frais dus aux dégradations et des pertes de recettes pour les entreprises un total atteignant selon eux "une trentaine de millions d'euros". La facture s'élève à plus de 15 millions pour Paris, plus de 4 millions pour Toulouse et plus de 2 millions pour la ville de Bordeaux (sud-ouest), selon le président de l'Association des maires de France François Baroin.

Sur la base des informations fournies par les élus locaux, le ministre de l'Economie a évoqué des "pertes de chiffres d'affaires de moins 20% à moins 40% pour les commerçants et parfois moins 60% pour les commerces de centre-ville" obligés de baisser le rideau le samedi, jour de shopping, en raison des manifestations parfois émaillées de violences. Le ministre de l'Economie a d'ailleurs déploré que ces manifestations "se traduisent par le retour d'actes antisémites, d'atteintes à des symboles sacrés" et "par des dégradations de commerces, des pillages" et à "tout ce qui représente la République et la démocratie".

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