Les enquêteurs recherchent des passages écrits de Gabriel Matzneff ne figurant pas dans ses ouvrages publiés, afin d'identifier des victimes potentielles, au lendemain d'une perquisition chez l'éditeur Gallimard.

Dans un entretien avec l'ex-site Biffures, en 2008, l'écrivain déclarait avoir "autocensuré" des "passages" de ses écrits qui risquaient d'être "jugés spécialement scandaleux" et les avoir mis "en sécurité dans un coffre de banque". Selon le site d'information Mediapart, ce coffre-fort a été "localisé" par les enquêteurs.

L'attirance revendiquée de Gabriel Matzneff pour les "moins de 16 ans" et pour le tourisme sexuel avec de jeunes garçons en Asie, qu'il a racontée dans des livres, a pendant longtemps été tolérée dans le monde littéraire parisien. L'enquête a été ouverte le 3 janvier, au lendemain de la parution du roman autobiographique "Le consentement" de Vanessa Springora. Elle y dénonce sa relation sous emprise avec l'écrivain alors qu'elle était mineure, dans les années 80. Selon une source proche du dossier, les enquêteurs s'intéressent aussi à Christian Giudicelli, son éditeur au sein de Gallimard et compagnon de voyage aux Philippines.

Dans le cadre de cette enquête, un appel à témoins a été diffusé mardi. Le procureur de Paris Rémi Heitz a expliqué qu'il s'agissait d'éviter qu'il y ait "des victimes oubliées". Gabriel Matzneff, qui s'est réfugié en Italie depuis le début de l'affaire, a affirmé fin janvier "regretter" ses pratiques pédophiles passées en Asie, tout en faisant valoir qu'"à l'époque", "jamais personne ne parlait de crime".

Les enquêteurs recherchent des passages écrits de Gabriel Matzneff ne figurant pas dans ses ouvrages publiés, afin d'identifier des victimes potentielles, au lendemain d'une perquisition chez l'éditeur Gallimard. Dans un entretien avec l'ex-site Biffures, en 2008, l'écrivain déclarait avoir "autocensuré" des "passages" de ses écrits qui risquaient d'être "jugés spécialement scandaleux" et les avoir mis "en sécurité dans un coffre de banque". Selon le site d'information Mediapart, ce coffre-fort a été "localisé" par les enquêteurs. L'attirance revendiquée de Gabriel Matzneff pour les "moins de 16 ans" et pour le tourisme sexuel avec de jeunes garçons en Asie, qu'il a racontée dans des livres, a pendant longtemps été tolérée dans le monde littéraire parisien. L'enquête a été ouverte le 3 janvier, au lendemain de la parution du roman autobiographique "Le consentement" de Vanessa Springora. Elle y dénonce sa relation sous emprise avec l'écrivain alors qu'elle était mineure, dans les années 80. Selon une source proche du dossier, les enquêteurs s'intéressent aussi à Christian Giudicelli, son éditeur au sein de Gallimard et compagnon de voyage aux Philippines. Dans le cadre de cette enquête, un appel à témoins a été diffusé mardi. Le procureur de Paris Rémi Heitz a expliqué qu'il s'agissait d'éviter qu'il y ait "des victimes oubliées". Gabriel Matzneff, qui s'est réfugié en Italie depuis le début de l'affaire, a affirmé fin janvier "regretter" ses pratiques pédophiles passées en Asie, tout en faisant valoir qu'"à l'époque", "jamais personne ne parlait de crime".