Ces huit départements du centre, de l'Est et du Sud-Est, qui seront rejoints mardi par deux autres, s'ajoutent à quinze départements essentiellement dans l'Est déjà soumis depuis une semaine à un couvre-feu à 18H00 au lieu de 20H00 sur le reste du territoire.

A Marseille (sud), où sept nouveaux cas liés au variant anglais du Covid-19, réputé plus contagieux, ont été découverts, la situation virale est "inquiétante", a affirmé dimanche le maire de la ville, Benoît Payan.

"Désormais chaque minute compte pour endiguer la propagation de la souche anglaise", a-t-il mis en garde, appelant le gouvernement à "intensifie(r) les contrôles aux aéroports" et demandant "aux ministres de mettre en place des mesures drastiques concernant les entrées et les sorties du territoire".

Dans la matinée, le ministre de la Santé Olivier Veran a réaffirmé "mettre tout en oeuvre pour empêcher la diffusion de ce variant".

La semaine qui s'ouvre s'annonce décisive pour évaluer la menace de cette version du coronavirus sur le territoire français. L'impact des fêtes de fin d'année devrait aussi commencer à être connu.

Sur le front des vaccins, après de vives critiques sur la lenteur au démarrage de la campagne, le pays devrait "dépasser les 100.000" vaccinés ce week-end, a souligné le ministre, se disant serein face aux "fausses polémiques".

Concernant le vaccin de l'américain Moderna, qui vient d'être validé par les autorités sanitaires, la France recevra lundi "une livraison de 50.000 premières doses", qui seront "dispatchées" d'ici à mercredi dans les zones où le virus circule le plus, a-t-il ajouté sur la radio Europe 1.

"On n'y échappera pas"

Les huit départements concernés par l'avancement du couvre-feu sont le Cher, l'Allier, la Côte-d'Or, le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, ainsi que le Vaucluse, les Alpes-de-Haute-Provence et les Bouches-du-Rhône. Ils seront rejoints mardi par le Var et la Drôme.

Le Premier ministre Jean Castex a défendu samedi des "mesures difficiles mais nécessaires face à une épidémie (qui) ne faiblit pas, ou qui se renforce dans certaines zones".

L'avancement du couvre-feu est contesté par des élus locaux doutant de son efficacité sur le plan sanitaire et par craintes de retombées économiques.

A Marseille, les autorités justifient leur décision après la découverte fin décembre d'un "probable" cluster du variant britannique au sein d'une famille française de cinq personnes, résidant au Royaume-Uni et venue pour les fêtes.

Jusqu'où le variant circule-t-il en France ? Les autorités sanitaires devraient commencer à y voir plus clair la semaine prochaine, a promis M. Véran.

Un dépistage massif s'est déroulé samedi à Bagneux, en banlieue parisienne, où le variant a été détecté vendredi, et une vaste campagne de tests débutera lundi à Roubaix (nord).

La mutation, qui semble 50% à 70% plus contagieuse, pourrait circuler déjà activement. "On n'y échappera pas", redoute le chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, Eric Caumes.

Les indicateurs de l'épidémie restent inquiétants dans le pays, avec en moyenne 18.000 cas par jour et une pression hospitalière qui ne baisse pas (avec environ 2.600 personnes en réanimation). Le bilan de l'épidémie s'élève à 67.599 morts dans le pays.

Ces huit départements du centre, de l'Est et du Sud-Est, qui seront rejoints mardi par deux autres, s'ajoutent à quinze départements essentiellement dans l'Est déjà soumis depuis une semaine à un couvre-feu à 18H00 au lieu de 20H00 sur le reste du territoire.A Marseille (sud), où sept nouveaux cas liés au variant anglais du Covid-19, réputé plus contagieux, ont été découverts, la situation virale est "inquiétante", a affirmé dimanche le maire de la ville, Benoît Payan."Désormais chaque minute compte pour endiguer la propagation de la souche anglaise", a-t-il mis en garde, appelant le gouvernement à "intensifie(r) les contrôles aux aéroports" et demandant "aux ministres de mettre en place des mesures drastiques concernant les entrées et les sorties du territoire".Dans la matinée, le ministre de la Santé Olivier Veran a réaffirmé "mettre tout en oeuvre pour empêcher la diffusion de ce variant".La semaine qui s'ouvre s'annonce décisive pour évaluer la menace de cette version du coronavirus sur le territoire français. L'impact des fêtes de fin d'année devrait aussi commencer à être connu.Sur le front des vaccins, après de vives critiques sur la lenteur au démarrage de la campagne, le pays devrait "dépasser les 100.000" vaccinés ce week-end, a souligné le ministre, se disant serein face aux "fausses polémiques".Concernant le vaccin de l'américain Moderna, qui vient d'être validé par les autorités sanitaires, la France recevra lundi "une livraison de 50.000 premières doses", qui seront "dispatchées" d'ici à mercredi dans les zones où le virus circule le plus, a-t-il ajouté sur la radio Europe 1."On n'y échappera pas"Les huit départements concernés par l'avancement du couvre-feu sont le Cher, l'Allier, la Côte-d'Or, le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, ainsi que le Vaucluse, les Alpes-de-Haute-Provence et les Bouches-du-Rhône. Ils seront rejoints mardi par le Var et la Drôme.Le Premier ministre Jean Castex a défendu samedi des "mesures difficiles mais nécessaires face à une épidémie (qui) ne faiblit pas, ou qui se renforce dans certaines zones".L'avancement du couvre-feu est contesté par des élus locaux doutant de son efficacité sur le plan sanitaire et par craintes de retombées économiques. A Marseille, les autorités justifient leur décision après la découverte fin décembre d'un "probable" cluster du variant britannique au sein d'une famille française de cinq personnes, résidant au Royaume-Uni et venue pour les fêtes.Jusqu'où le variant circule-t-il en France ? Les autorités sanitaires devraient commencer à y voir plus clair la semaine prochaine, a promis M. Véran. Un dépistage massif s'est déroulé samedi à Bagneux, en banlieue parisienne, où le variant a été détecté vendredi, et une vaste campagne de tests débutera lundi à Roubaix (nord).La mutation, qui semble 50% à 70% plus contagieuse, pourrait circuler déjà activement. "On n'y échappera pas", redoute le chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, Eric Caumes.Les indicateurs de l'épidémie restent inquiétants dans le pays, avec en moyenne 18.000 cas par jour et une pression hospitalière qui ne baisse pas (avec environ 2.600 personnes en réanimation). Le bilan de l'épidémie s'élève à 67.599 morts dans le pays.