Une majorité d'habitants sortira de deux mois d'un confinement inédit et globalement respecté ayant permis, selon les autorités, une nette décrue de l'épidémie qui a tué 26.230 personnes. Mais le virus circule toujours, sans traitement ni vaccin disponible.

Quelque 27 millions d'habitants sur un total de 67 millions resteront soumis à des restrictions plus fortes. La France sera coupée en deux, entre zones "verte" et "rouge" où la circulation du virus est plus active avec une pression accrue sur le système hospitalier.

La zone "rouge" inclut la région parisienne et le Nord-Est (Hauts-de-France, Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté). Les collèges (11-14 ans), parcs et jardins y resteront fermés, avec des restrictions pour les commerces et transports. A Mayotte, île française dans l'Océan Indien, le déconfinement est renvoyé après le 11 mai.

Mais même en zone "verte", "il faut se garder de penser que tout est réglé", insistent les spécialistes, comme la virologue Marie-Paule Kieny, membre du Comité analyse recherche et expertise (Care) chargé de conseiller le gouvernement. "Il faut absolument" que les gens "appliquent les gestes barrière, c'est-à-dire qu'ils passent d'un confinement chez soi à un confinement sur soi, penser que soi-même on doit se protéger, on doit protéger les autres".

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La pression s'allège sur les services de réanimation mais "la situation reste tendue, nous avons assez peu de marge de manoeuvre", prévient Philippe Juvin, chef du service des urgences de l'hôpital parisien Georges Pompidou, appelant à se préparer à l'éventualité d'une deuxième vague.

"La vie redémarre, mais pas comme avant"

Samedi, les autorités ont averti contre tout "relâchement" en Dordogne (sud-ouest) après la découverte d'au moins neuf cas de coronavirus suite à des obsèques. "Il faut qu'on soit très vigilant, la vie redémarre, mais pas comme avant", insiste le préfet de ce département classé "vert", Frédéric Périssat.

Le trafic des trains va reprendre progressivement, mais on ne pourra plus jouer de piano dans les gares où le port du masque sera obligatoire, a expliqué samedi l'opérateur ferroviaire français, la Sncf. Environ 3.100 personnes sont mobilisées pour nettoyer les gares.

Les députés ont voté dans la nuit de vendredi à samedi en première lecture le projet de loi prolongeant l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 10 juillet, avec des mesures restrictives des libertés et liées au déconfinement progressif, dont la création controversée d'un "système d'information" pour identifier les personnes infectées et leurs contacts.

Le gouvernement espère que la reprise d'activité à partir de lundi, notamment dans le commerce, pourra relancer un peu la machine économique alors que le pays va faire face à sa pire récession depuis la deuxième guerre mondiale. Les secteurs de la restauration et la culture, très impactés, restent fermés pour l'heure.

De nombreuses obligations sont maintenues ou instaurées. Après des tergiversations sur le sujet et une importante pénurie, il faudra souvent sortir masqué, notamment dans les transports en commun sous peine de 135 euros d'amende.

A partir de lundi, l'Etat mettra 10 millions de masques à disposition des opérateurs de transport pour les distribuer aux usagers, dont 4,4 millions en région parisienne où la situation s'annonce délicate car la capacité des transports publics sera réduite par les règles de distanciation.

Air France contrôlera à partir de lundi la température de ses passagers qui ne pourront embarquer si elle dépasse 38 degrés et le port du masque sera obligatoire à bord.

Partout, les appels au respect des gestes barrière se multiplient et des règles strictes de distanciation s'appliqueront sur les lieux de travail comme dans les magasins.

Un million d'enfants reprendront lundi le chemin des écoles dont 85% ont prévu de rouvrir, selon le ministre de la Santé Olivier Véran.

Une majorité d'habitants sortira de deux mois d'un confinement inédit et globalement respecté ayant permis, selon les autorités, une nette décrue de l'épidémie qui a tué 26.230 personnes. Mais le virus circule toujours, sans traitement ni vaccin disponible.Quelque 27 millions d'habitants sur un total de 67 millions resteront soumis à des restrictions plus fortes. La France sera coupée en deux, entre zones "verte" et "rouge" où la circulation du virus est plus active avec une pression accrue sur le système hospitalier.La zone "rouge" inclut la région parisienne et le Nord-Est (Hauts-de-France, Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté). Les collèges (11-14 ans), parcs et jardins y resteront fermés, avec des restrictions pour les commerces et transports. A Mayotte, île française dans l'Océan Indien, le déconfinement est renvoyé après le 11 mai.Mais même en zone "verte", "il faut se garder de penser que tout est réglé", insistent les spécialistes, comme la virologue Marie-Paule Kieny, membre du Comité analyse recherche et expertise (Care) chargé de conseiller le gouvernement. "Il faut absolument" que les gens "appliquent les gestes barrière, c'est-à-dire qu'ils passent d'un confinement chez soi à un confinement sur soi, penser que soi-même on doit se protéger, on doit protéger les autres".La pression s'allège sur les services de réanimation mais "la situation reste tendue, nous avons assez peu de marge de manoeuvre", prévient Philippe Juvin, chef du service des urgences de l'hôpital parisien Georges Pompidou, appelant à se préparer à l'éventualité d'une deuxième vague.Samedi, les autorités ont averti contre tout "relâchement" en Dordogne (sud-ouest) après la découverte d'au moins neuf cas de coronavirus suite à des obsèques. "Il faut qu'on soit très vigilant, la vie redémarre, mais pas comme avant", insiste le préfet de ce département classé "vert", Frédéric Périssat.Le trafic des trains va reprendre progressivement, mais on ne pourra plus jouer de piano dans les gares où le port du masque sera obligatoire, a expliqué samedi l'opérateur ferroviaire français, la Sncf. Environ 3.100 personnes sont mobilisées pour nettoyer les gares.Les députés ont voté dans la nuit de vendredi à samedi en première lecture le projet de loi prolongeant l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 10 juillet, avec des mesures restrictives des libertés et liées au déconfinement progressif, dont la création controversée d'un "système d'information" pour identifier les personnes infectées et leurs contacts.Le gouvernement espère que la reprise d'activité à partir de lundi, notamment dans le commerce, pourra relancer un peu la machine économique alors que le pays va faire face à sa pire récession depuis la deuxième guerre mondiale. Les secteurs de la restauration et la culture, très impactés, restent fermés pour l'heure.De nombreuses obligations sont maintenues ou instaurées. Après des tergiversations sur le sujet et une importante pénurie, il faudra souvent sortir masqué, notamment dans les transports en commun sous peine de 135 euros d'amende.A partir de lundi, l'Etat mettra 10 millions de masques à disposition des opérateurs de transport pour les distribuer aux usagers, dont 4,4 millions en région parisienne où la situation s'annonce délicate car la capacité des transports publics sera réduite par les règles de distanciation.Air France contrôlera à partir de lundi la température de ses passagers qui ne pourront embarquer si elle dépasse 38 degrés et le port du masque sera obligatoire à bord.Partout, les appels au respect des gestes barrière se multiplient et des règles strictes de distanciation s'appliqueront sur les lieux de travail comme dans les magasins.Un million d'enfants reprendront lundi le chemin des écoles dont 85% ont prévu de rouvrir, selon le ministre de la Santé Olivier Véran.