Les autorités ne donnaient jusqu'à présent que les chiffres des patients morts dans les hôpitaux français. Ces premiers chiffres dans les maisons de retraite sont toutefois "très partiels", et leur collecte n'est pas encore totalement consolidée, a précisé le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, lors de son point quotidien jeudi.

26.000 personnes sont hospitalisées en France dont 6.399 sont en réanimation, soit 382 de plus en un jour, une hausse qui ralentit depuis lundi. Le nombre de patients en réanimation excède toujours cependant la capacité initiale du pays de 5.000 lits. Résultat, des hôpitaux saturent, malgré l'ouverture de nouveaux lits. C'est notamment le cas en région parisienne.

Face à ce danger, les évacuations se multiplient, par avion ou train médicalisés, vers les hôpitaux de régions moins touchées. Au total, selon la direction générale de la santé, 344 transferts ont ainsi été organisés depuis le 18 mars.

De nouvelles évacuations étaient en cours jeudi, l'agence régionale de santé d'Ile-de-France (région parisienne) visant 150 transferts d'ici la fin de semaine.

Autre secteur saturé, les pompes funèbres. La préfecture de police de Paris a annoncé qu'un bâtiment de Rungis, plus gros marché de gros d'Europe, allait être transformé en funérarium "de grande capacité" pour accueillir les cercueils de victimes.

Les autorités françaises commencent aussi à réfléchir aux stratégies de sortie du confinement, en cours depuis plus de deux semaines et pour l'heure imposé jusqu'au 15 avril. Le Premier ministre Edouard Philippe a estimé "probable que nous ne nous acheminons pas vers un déconfinement général et absolu, en une fois et pour tout le monde".

Une stratégie qui va donc fortement dépendre de la disponibilité de tests, alors que le gouvernement est déjà critiqué sur sa gestion, notamment des masques.

Le Premier ministre s'est exprimé pendant plus d'une heure et demie jeudi soir sur TF1, programme durant lequel il a notamment échangé avec du personnel soignant et a répondu à des questions de citoyens. Parmi les annonces, Edouard Philippe a annoncé qu'il n'y aurait pas d'épreuve classique de baccalauréat en 2020, ni en juin ni en juillet comme beaucoup d'élèves le pensaient. En ce qui concerne les élections municipales, rien n'est encore décidé mais le Premier mistre a insisté sur le fait que 5.000 communes n'ont pas pu mettre en place de conseil municipal à l'issue du premier tour. "Il n'est pas question de revenir ce résultat", a assuré le Premier ministre français. Dès lors, près de 30.000 municipalités auraient, au premier tour, mis en place leur conseil municipal.

Les autorités ne donnaient jusqu'à présent que les chiffres des patients morts dans les hôpitaux français. Ces premiers chiffres dans les maisons de retraite sont toutefois "très partiels", et leur collecte n'est pas encore totalement consolidée, a précisé le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, lors de son point quotidien jeudi. 26.000 personnes sont hospitalisées en France dont 6.399 sont en réanimation, soit 382 de plus en un jour, une hausse qui ralentit depuis lundi. Le nombre de patients en réanimation excède toujours cependant la capacité initiale du pays de 5.000 lits. Résultat, des hôpitaux saturent, malgré l'ouverture de nouveaux lits. C'est notamment le cas en région parisienne.Face à ce danger, les évacuations se multiplient, par avion ou train médicalisés, vers les hôpitaux de régions moins touchées. Au total, selon la direction générale de la santé, 344 transferts ont ainsi été organisés depuis le 18 mars.De nouvelles évacuations étaient en cours jeudi, l'agence régionale de santé d'Ile-de-France (région parisienne) visant 150 transferts d'ici la fin de semaine.Autre secteur saturé, les pompes funèbres. La préfecture de police de Paris a annoncé qu'un bâtiment de Rungis, plus gros marché de gros d'Europe, allait être transformé en funérarium "de grande capacité" pour accueillir les cercueils de victimes.Les autorités françaises commencent aussi à réfléchir aux stratégies de sortie du confinement, en cours depuis plus de deux semaines et pour l'heure imposé jusqu'au 15 avril. Le Premier ministre Edouard Philippe a estimé "probable que nous ne nous acheminons pas vers un déconfinement général et absolu, en une fois et pour tout le monde". Une stratégie qui va donc fortement dépendre de la disponibilité de tests, alors que le gouvernement est déjà critiqué sur sa gestion, notamment des masques.Le Premier ministre s'est exprimé pendant plus d'une heure et demie jeudi soir sur TF1, programme durant lequel il a notamment échangé avec du personnel soignant et a répondu à des questions de citoyens. Parmi les annonces, Edouard Philippe a annoncé qu'il n'y aurait pas d'épreuve classique de baccalauréat en 2020, ni en juin ni en juillet comme beaucoup d'élèves le pensaient. En ce qui concerne les élections municipales, rien n'est encore décidé mais le Premier mistre a insisté sur le fait que 5.000 communes n'ont pas pu mettre en place de conseil municipal à l'issue du premier tour. "Il n'est pas question de revenir ce résultat", a assuré le Premier ministre français. Dès lors, près de 30.000 municipalités auraient, au premier tour, mis en place leur conseil municipal.