Message d'apaisement ou signal de fermeté? La parole du président de la République sera scrutée de près mardi soir, alors que le conflit social contre le projet de "système universel" de retraite par points est déjà plus long que celui de 1995. Quasi muet sur les retraites depuis des semaines, le chef de l'État s'est contenté d'un appel, en vain, à la trêve pour Noël et a fait savoir qu'il renonçait à sa pension de président, avant de se retirer au fort de Brégançon. Il s'est ainsi ménagé une possible fenêtre de tir pour débloquer la situation le 31. Sauf s'il opte pour le bras de fer, au risque de radicaliser les opposants avant une reprise des discussions qui n'est pas prévue avant le 7 janvier.

"Je pense qu'il est grand temps d'appuyer sur le bouton stop", a redit lundi le secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier, pour qui "le projet se délite, à l'évidence". "Ça fuit de toutes parts et le gouvernement est obligé de colmater les brèches" en multipliant les concessions, a-t-il relevé. "On s'aperçoit que (le futur système) ne fonctionne pas pour telle ou telle profession, que ce soient les pilotes, les pompiers, les danseurs de l'Opéra...", a énuméré le dirigeant syndical, partisan d'un retrait total du projet. Même revendication à la CGT-Cheminots, fer de lance d'une contestation sans pause.

"La trêve, c'est la défaite", a estimé Mathieu Bolle-Reddat, leader de cette fédération syndicale à Versailles. Pour lui, les grévistes sont d'autant plus "déterminés" que le gouvernement est "brutal, agressif, méprisant". Le ton, de fait, est monté d'un cran dimanche entre l'exécutif et les opposants les plus déterminés à la réforme. Le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a reproché à la CGT de pratiquer un syndicalisme "de blocage" voire "d'intimidation" quand le numéro un de la centrale, Philippe Martinez, accusait le gouvernement d'organiser "le bordel" et de jouer "le pourrissement" du conflit.

En l'absence de sortie de crise, la seconde semaine des vacances scolaires a commencé lundi par un 26e jour consécutif de grève à la SNCF et à la RATP. Il fallait compter sur seulement un TGV sur deux, un Transilien sur quatre et trois circulations de TER (souvent assurées par des cars) sur 10, même si le taux de grévistes à la SNCF est tombé à 7,1%, nouveau plus bas niveau depuis le début du mouvement le 5 décembre. Le trafic RATP a certes connu une nette amélioration, avec 14 lignes de métro fonctionnant normalement (lignes 1 et 14) ou partiellement, et des RER A et B circulant de 06H30 à 19H30. Mais pendant la nuit de la Saint-Sylvestre, seules les lignes automatiques 1 et 14 circuleront jusqu'à 02H15 du matin.

Message d'apaisement ou signal de fermeté? La parole du président de la République sera scrutée de près mardi soir, alors que le conflit social contre le projet de "système universel" de retraite par points est déjà plus long que celui de 1995. Quasi muet sur les retraites depuis des semaines, le chef de l'État s'est contenté d'un appel, en vain, à la trêve pour Noël et a fait savoir qu'il renonçait à sa pension de président, avant de se retirer au fort de Brégançon. Il s'est ainsi ménagé une possible fenêtre de tir pour débloquer la situation le 31. Sauf s'il opte pour le bras de fer, au risque de radicaliser les opposants avant une reprise des discussions qui n'est pas prévue avant le 7 janvier. "Je pense qu'il est grand temps d'appuyer sur le bouton stop", a redit lundi le secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier, pour qui "le projet se délite, à l'évidence". "Ça fuit de toutes parts et le gouvernement est obligé de colmater les brèches" en multipliant les concessions, a-t-il relevé. "On s'aperçoit que (le futur système) ne fonctionne pas pour telle ou telle profession, que ce soient les pilotes, les pompiers, les danseurs de l'Opéra...", a énuméré le dirigeant syndical, partisan d'un retrait total du projet. Même revendication à la CGT-Cheminots, fer de lance d'une contestation sans pause. "La trêve, c'est la défaite", a estimé Mathieu Bolle-Reddat, leader de cette fédération syndicale à Versailles. Pour lui, les grévistes sont d'autant plus "déterminés" que le gouvernement est "brutal, agressif, méprisant". Le ton, de fait, est monté d'un cran dimanche entre l'exécutif et les opposants les plus déterminés à la réforme. Le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a reproché à la CGT de pratiquer un syndicalisme "de blocage" voire "d'intimidation" quand le numéro un de la centrale, Philippe Martinez, accusait le gouvernement d'organiser "le bordel" et de jouer "le pourrissement" du conflit. En l'absence de sortie de crise, la seconde semaine des vacances scolaires a commencé lundi par un 26e jour consécutif de grève à la SNCF et à la RATP. Il fallait compter sur seulement un TGV sur deux, un Transilien sur quatre et trois circulations de TER (souvent assurées par des cars) sur 10, même si le taux de grévistes à la SNCF est tombé à 7,1%, nouveau plus bas niveau depuis le début du mouvement le 5 décembre. Le trafic RATP a certes connu une nette amélioration, avec 14 lignes de métro fonctionnant normalement (lignes 1 et 14) ou partiellement, et des RER A et B circulant de 06H30 à 19H30. Mais pendant la nuit de la Saint-Sylvestre, seules les lignes automatiques 1 et 14 circuleront jusqu'à 02H15 du matin.