"La transition sera progressive" vers le système universel de retraite, qui entend fusionner les 42 systèmes actuellement existants en France, a promis M. Philippe, assurant que la réforme ne s'appliquera pas aux Français nés avant 1975. "Le temps du système universel est venu. Celui des régimes spéciaux s'achève", a affirmé le Premier ministre, en référence aux nombreux "régimes spéciaux" qui permettent actuellement à certaines professions en France de partir plus tôt en retraite, notamment les cheminots de la SNCF (opérateur du rail) et les conducteurs de la RATP (métro parisien).

Un changement progressif, "avec respect"

"Nous mettrons fin aux régimes spéciaux", mais "progressivement, sans brutalité, avec respect", a-t-il assuré en direction des syndicats qui, dans leur grande majorité, marquent leur opposition au projet gouvernemental avec des manifestations et une grève très suivie qui paralyse largement depuis près d'une semaine les transports publics en France. La réforme ne concernera donc que "la génération qui aura 18 ans en 2022", pour ceux qui entrent dans la vie active, et, pour ceux qui y sont déjà, seuls seront concernés ceux nés en 1975 et après.

Le Premier ministre a également "garanti" les retraites des enseignants, très mobilisés dans l'opposition à la réforme. "Nous inscrirons dans la loi la garantie selon laquelle le niveau des retraites des enseignants sera sanctuarisé et comparable au niveau des retraites des fonctions ou des métiers équivalents dans la fonction publique", a-t-il annoncé. "Nous engagerons avant la fin du quinquennat les revalorisations nécessaires pour maintenir le niveau des pensions" des enseignants, "nous le ferons progressivement et nous commencerons dès 2021", a-t-il également assuré.

Les femmes seront de plus "les grandes gagnantes" de la réforme, a-t-il certifié, le nouveau système projetant d'accorder "des points supplémentaires pour chaque enfant, et ce dès le 1er enfant, et non à partir du 3e comme aujourd'hui", a-t-il expliqué, en précisant que "cette majoration de 5% par enfant sera accordée à la mère, sauf choix contraire des parents".

Travailler plus longtemps

Pour M. Philippe, ces propositions "justifient que la grève s'arrête". "Les garanties données aux populations les plus inquiètes justifient que le dialogue reprenne et que la grève qui pénalise des millions de Français s'arrête", a-t-il répété. "Il n'y a pas d'agenda caché, nous ne cherchons pas de petites économies", mais "la seule solution est de travailler un peu plus longtemps et progressivement, comme c'est le cas partout en Europe", a-t-il averti.

Ainsi, l'actuel âge légal de départ à la retraite reste fixé à 62 ans mais la réforme "incitera à travailler plus longtemps". "Au-dessus de l'âge légal, un âge d'équilibre avec un système de bonus-malus" est fixé à 64 ans, ce qui est "déjà un horizon raisonnable pour la très grande majorité des Français", a estimé M. Philippe. Cet âge dit "pivot" avait auparavant été déjà rejeté par le syndicat réformateur CFDT. Son dirigeant, Laurent Berger, a ainsi estimé que ces annonces faisaient "encore" preuve de "beaucoup d'insuffisances" et que "la ligne rouge est franchie" avec l'âge d'équilibre à 64 ans.

"La transition sera progressive" vers le système universel de retraite, qui entend fusionner les 42 systèmes actuellement existants en France, a promis M. Philippe, assurant que la réforme ne s'appliquera pas aux Français nés avant 1975. "Le temps du système universel est venu. Celui des régimes spéciaux s'achève", a affirmé le Premier ministre, en référence aux nombreux "régimes spéciaux" qui permettent actuellement à certaines professions en France de partir plus tôt en retraite, notamment les cheminots de la SNCF (opérateur du rail) et les conducteurs de la RATP (métro parisien). "Nous mettrons fin aux régimes spéciaux", mais "progressivement, sans brutalité, avec respect", a-t-il assuré en direction des syndicats qui, dans leur grande majorité, marquent leur opposition au projet gouvernemental avec des manifestations et une grève très suivie qui paralyse largement depuis près d'une semaine les transports publics en France. La réforme ne concernera donc que "la génération qui aura 18 ans en 2022", pour ceux qui entrent dans la vie active, et, pour ceux qui y sont déjà, seuls seront concernés ceux nés en 1975 et après.Le Premier ministre a également "garanti" les retraites des enseignants, très mobilisés dans l'opposition à la réforme. "Nous inscrirons dans la loi la garantie selon laquelle le niveau des retraites des enseignants sera sanctuarisé et comparable au niveau des retraites des fonctions ou des métiers équivalents dans la fonction publique", a-t-il annoncé. "Nous engagerons avant la fin du quinquennat les revalorisations nécessaires pour maintenir le niveau des pensions" des enseignants, "nous le ferons progressivement et nous commencerons dès 2021", a-t-il également assuré.Les femmes seront de plus "les grandes gagnantes" de la réforme, a-t-il certifié, le nouveau système projetant d'accorder "des points supplémentaires pour chaque enfant, et ce dès le 1er enfant, et non à partir du 3e comme aujourd'hui", a-t-il expliqué, en précisant que "cette majoration de 5% par enfant sera accordée à la mère, sauf choix contraire des parents".Pour M. Philippe, ces propositions "justifient que la grève s'arrête". "Les garanties données aux populations les plus inquiètes justifient que le dialogue reprenne et que la grève qui pénalise des millions de Français s'arrête", a-t-il répété. "Il n'y a pas d'agenda caché, nous ne cherchons pas de petites économies", mais "la seule solution est de travailler un peu plus longtemps et progressivement, comme c'est le cas partout en Europe", a-t-il averti. Ainsi, l'actuel âge légal de départ à la retraite reste fixé à 62 ans mais la réforme "incitera à travailler plus longtemps". "Au-dessus de l'âge légal, un âge d'équilibre avec un système de bonus-malus" est fixé à 64 ans, ce qui est "déjà un horizon raisonnable pour la très grande majorité des Français", a estimé M. Philippe. Cet âge dit "pivot" avait auparavant été déjà rejeté par le syndicat réformateur CFDT. Son dirigeant, Laurent Berger, a ainsi estimé que ces annonces faisaient "encore" preuve de "beaucoup d'insuffisances" et que "la ligne rouge est franchie" avec l'âge d'équilibre à 64 ans.