Après avoir perdu comme prévu dimanche un premier vote de confiance, faute de majorité absolue, M. Sanchez a suffisamment de soutiens parmi les 350 députés pour remporter à la mi-journée d'une très courte tête un deuxième vote où une majorité relative - soit plus de "oui" que de "non" - sera cette fois suffisante.

Selon les intentions de vote annoncées, 167 députés devraient voter en sa faveur, 165 contre et 18 s'abstenir.

Le socialiste, qui gouvernera donc en minorité, avait obtenu la semaine dernière l'appui indispensable du parti séparatiste catalan ERC (Gauche Républicaine de Catalogne) dont les 13 députés s'abstiendront afin qu'il puisse l'emporter.

En échange de cette abstention, les socialistes ont promis la tenue d'une négociation entre le gouvernement central et l'exécutif régional catalan contrôlé par les séparatistes pour résoudre le "conflit politique sur l'avenir de la Catalogne".

Les résultats de cette négociation seront soumis au vote des Catalans lors d'une consultation. Les socialistes se sont empressés de préciser qu'il ne s'agirait jamais du référendum d'autodétermination que les séparatistes réclament.

Riche région du nord-est de l'Espagne qui a tenté de faire sécession en 2017, la Catalogne a été secouée en octobre par des manifestations parfois violentes après la condamnation à la prison de neuf dirigeants séparatistes, dont le chef d'ERC Oriol Junqueras.

Fin de huit mois de blocage

Une fois confirmée, la reconduction de M. Sanchez à la tête du gouvernement mettra fin à huit mois de paralysie politique.

Empêtrée dans une instabilité politique chronique depuis 2015, la quatrième économie de la zone euro a connu deux élections législatives en 2019 - en avril et novembre, remportées à chaque fois par M. Sanchez mais sans majorité absolue - et quatre depuis quatre ans.

Arrivé au pouvoir en juin 2018 à la faveur d'une motion de censure contre le conservateur Mariano Rajoy, M. Sanchez s'est allié après le scrutin de novembre avec Podemos - dont le chef Pablo Iglesias, son ancien frère ennemi, doit être l'un de ses vice-présidents - pour former un gouvernement de coalition inédit depuis la fin de la dictature franquiste en 1975.

"Avec modération et progrès, je demande la confiance de la majorité de la chambre pour qu'enfin l'Espagne ait un gouvernement", a-t-il dit dimanche en affirmant que sa "coalition progressiste était le meilleur antidote contre la coalition de l'apocalypse" que représente, selon lui, la droite et l'extrême droite de Vox, devenue la troisième force politique du pays.

Ensemble, les socialistes et Podemos ont promis un virage à gauche: hausse de la fiscalité pour les plus riches et les grandes entreprises, abrogation partielle de la réforme controversée du marché du travail adoptée en 2012 par les conservateurs, encadrement des loyers....

Un programme décrié par l'organisation patronale CEOE qui a dénoncé des mesures "plus proches du populisme que de l'orthodoxie économique" et qui a mis en garde contre ses effets "très négatifs sur la création d'emplois".

Dialogue en Catalogne

Lors d'un débat parlementaire au ton très agressif, la droite et l'extrême droite ont vilipendé samedi et dimanche M. Sanchez, accusé de vouloir "en finir" avec le pays en devant son investiture à l'appui du parti séparatiste ERC.

Face à ces attaques, le socialiste a défendu comme "une priorité absolue" sa politique de dialogue en Catalogne.

Selon les analystes, la législature s'annonce instable pour M. Sanchez dont le gouvernement minoritaire devra chercher des appuis à chaque fois qu'il voudra faire adopter des lois dont le budget, alors qu'il gouverne déjà depuis un an et demi avec un budget hérité de l'ancien gouvernement conservateur.

"Le paysage politique reste complexe. Le nouveau gouvernement sera minoritaire, les tensions en Catalogne peuvent s'exacerber à nouveau (...) et la situation budgétaire rend les dépenses difficiles", souligne Steven Trypsteen, économiste de la banque ING.

Après avoir perdu comme prévu dimanche un premier vote de confiance, faute de majorité absolue, M. Sanchez a suffisamment de soutiens parmi les 350 députés pour remporter à la mi-journée d'une très courte tête un deuxième vote où une majorité relative - soit plus de "oui" que de "non" - sera cette fois suffisante.Selon les intentions de vote annoncées, 167 députés devraient voter en sa faveur, 165 contre et 18 s'abstenir. Le socialiste, qui gouvernera donc en minorité, avait obtenu la semaine dernière l'appui indispensable du parti séparatiste catalan ERC (Gauche Républicaine de Catalogne) dont les 13 députés s'abstiendront afin qu'il puisse l'emporter.En échange de cette abstention, les socialistes ont promis la tenue d'une négociation entre le gouvernement central et l'exécutif régional catalan contrôlé par les séparatistes pour résoudre le "conflit politique sur l'avenir de la Catalogne".Les résultats de cette négociation seront soumis au vote des Catalans lors d'une consultation. Les socialistes se sont empressés de préciser qu'il ne s'agirait jamais du référendum d'autodétermination que les séparatistes réclament.Riche région du nord-est de l'Espagne qui a tenté de faire sécession en 2017, la Catalogne a été secouée en octobre par des manifestations parfois violentes après la condamnation à la prison de neuf dirigeants séparatistes, dont le chef d'ERC Oriol Junqueras.Une fois confirmée, la reconduction de M. Sanchez à la tête du gouvernement mettra fin à huit mois de paralysie politique. Empêtrée dans une instabilité politique chronique depuis 2015, la quatrième économie de la zone euro a connu deux élections législatives en 2019 - en avril et novembre, remportées à chaque fois par M. Sanchez mais sans majorité absolue - et quatre depuis quatre ans.Arrivé au pouvoir en juin 2018 à la faveur d'une motion de censure contre le conservateur Mariano Rajoy, M. Sanchez s'est allié après le scrutin de novembre avec Podemos - dont le chef Pablo Iglesias, son ancien frère ennemi, doit être l'un de ses vice-présidents - pour former un gouvernement de coalition inédit depuis la fin de la dictature franquiste en 1975."Avec modération et progrès, je demande la confiance de la majorité de la chambre pour qu'enfin l'Espagne ait un gouvernement", a-t-il dit dimanche en affirmant que sa "coalition progressiste était le meilleur antidote contre la coalition de l'apocalypse" que représente, selon lui, la droite et l'extrême droite de Vox, devenue la troisième force politique du pays.Ensemble, les socialistes et Podemos ont promis un virage à gauche: hausse de la fiscalité pour les plus riches et les grandes entreprises, abrogation partielle de la réforme controversée du marché du travail adoptée en 2012 par les conservateurs, encadrement des loyers....Un programme décrié par l'organisation patronale CEOE qui a dénoncé des mesures "plus proches du populisme que de l'orthodoxie économique" et qui a mis en garde contre ses effets "très négatifs sur la création d'emplois".Lors d'un débat parlementaire au ton très agressif, la droite et l'extrême droite ont vilipendé samedi et dimanche M. Sanchez, accusé de vouloir "en finir" avec le pays en devant son investiture à l'appui du parti séparatiste ERC.Face à ces attaques, le socialiste a défendu comme "une priorité absolue" sa politique de dialogue en Catalogne.Selon les analystes, la législature s'annonce instable pour M. Sanchez dont le gouvernement minoritaire devra chercher des appuis à chaque fois qu'il voudra faire adopter des lois dont le budget, alors qu'il gouverne déjà depuis un an et demi avec un budget hérité de l'ancien gouvernement conservateur."Le paysage politique reste complexe. Le nouveau gouvernement sera minoritaire, les tensions en Catalogne peuvent s'exacerber à nouveau (...) et la situation budgétaire rend les dépenses difficiles", souligne Steven Trypsteen, économiste de la banque ING.