Ils le surnomment le " Punisher " parce qu'il porte un masque du super-héros - une sorte de face de squelette. Le 23 février dernier, à Toulouse, lors de l'acte XV des gilets jaunes, la vidéosurveillance l'a surpris en train de jeter un cocktail Molotov sur les forces de l'ordre. Impossible de l'identifier, il est camouflé de la tête aux pieds. Comme n'importe quel pilier d'un black bloc - comprendre un regroupement ponctuel de manifestants qui ne se connaissent pas forcément mais passent à l'affrontement. Des heures durant, les enquêteurs toulousains écument toutes les sources d'images possibles : caméras de la ville ou des policiers eux-mêmes, photos de la presse régionale, live sur Facebook tournés par des manifestants... Et soudain, enfin, dans un banal reportage filmé par un youtubeur, la chance leur sourit. A l'arrière-plan, on aperçoit le " Punisher " qui a relevé son masque deux minutes pour griller une cigarette...
...