De nombreuses villas de riches propriétaires, parfois célèbres comme John Kerry, ex-secrétaire d'État américain, sont construites le long du sentier du littoral en Bretagne. A Saint-Briac-sur-Mer, ce sentier vient d'être rouvert aux randonneurs après près plus de 35 ans de bataille judiciaire.
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De nombreuses villas de riches propriétaires, parfois célèbres comme John Kerry, ex-secrétaire d'État américain, sont construites le long du sentier du littoral en Bretagne. A Saint-Briac-sur-Mer, ce sentier vient d'être rouvert aux randonneurs après près plus de 35 ans de bataille judiciaire. Comme l'explique le journal français Le Télégramme, ce sentier découle de la loi du 31 décembre 1976 qui fixe le principe d'une servitude de trois mètres sur les propriétés privées en bord de mer, afin que les randonneurs puissent y passer. Un arrêté préfectoral avait été signé en 1982 pour autoriser ce cheminement le long de la côte d'Émeraude mais il avait été annulé par le Conseil d'État, en 1988, pour vice de forme, après les recours de riches riverains. En cas de mur ou d'obstacle, l'État peut prendre un arrêté pour assurer la continuité du cheminement. C'est ce qui a été fait sur la parcelle de terrain où a été construite, sans autorisation préalable, une piscine à flanc de falaise, avec vue sur la mer. Le chemin de randonnée longe maintenant la margelle de la piscine, privant ses propriétaires de toute intimité.La situation interpelle les promeneurs interviewés par Le Télégramme : " Le panorama est sauvage et la vue sur mer est extraordinaire", souligne l'un d'eux qui trouve cependant étonnant de voir "cette piscine, ici, au milieu du chemin du littoral. C'est une construction qui ne va plus avoir de valeur ni d'agrément".Les propriétaires de ces élégantes propriétés situées en bord de mer multiplient, de leur côté, les recours en référé, sans succès à ce jour. La cour administrative d'appel de Nantes a ainsi rejeté au début du mois de juillet le recours du propriétaire de la maison dont la piscine touche le nouveau sentier côtier à Saint-Briac. La Cour administrative de Nantes a considéré que : "la piscine construite sur le terrain, au demeurant sans déclaration préalable, ne constitue pas un obstacle au cheminement des piétons, dès lors qu'un passage, d'environ un mètre de large, est possible entre la falaise et la piscine, des rambardes ou clôtures pouvant être installées de part et d'autre [...]" Le tribunal nantais estime également que "Monsieur F. peut continuer à utiliser sa piscine".