M. Macron, qui a fêté ses 42 ans ce samedi et dont le mandat court jusqu'en 2022, a également décidé de ne pas siéger à l'avenir au Conseil constitutionnel français. Les anciens présidents en sont membres de droit à vie, avec une indemnité de 13.500 euros par mois.

Cette décision intervient en plein mouvement de grève et de manifestations contre la réforme des retraites voulue par le chef de l'Etat, qui a appelé samedi à une "trêve" au 17e jour de la mobilisation.

Mais selon l'Elysée, "il n'y a pas de volonté d'affichage", seulement "une volonté de cohérence" de la part d'Emmanuel Macron, qui sera le premier président à renoncer à la pension à vie à laquelle il a droit après son départ.

La retraite d'un ancien président s'élève à 6.220 euros bruts mensuels. Selon une loi de 1955, ce montant n'est soumis à aucune condition d'âge, ni de durée de mandat, ni de plafond de revenus.

"Il a décidé qu'il ne s'appliquerait pas cette loi à court terme en 2022, ni en 2027 en cas de deuxième mandat", a indiqué l'Elysée à l'AFP, confirmant une information du journal Le Parisien.

A la place, "un nouveau système sera créé dans le cadre du futur régime universel par points" qui, dans le cadre de la réforme en cours, doit se substituer aux 42 régimes de retraite existant actuellement en France.

Selon l'Elysée, la cohérence veut que la loi de 1955 ne s'applique plus à aucun président à l'avenir.

"Je crois qu'il est bon de savoir faire trêve"

Emmanuel Macron a par ailleurs estimé samedi depuis Abidjan qu'il était "bon de savoir faire trêve", appelant les grévistes français opposés à la réforme des retraites "à l'esprit de responsabilité" et souhaitant que "triomphe l'intelligence collective".

"Les mouvements de grève se justifient, ils sont constitutionnellement protégés. Mais je crois qu'il est des moments dans la vie d'une nation où il est bon aussi de savoir faire trêve pour respecter les familles et la vie des familles", a souligné le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse au côté de son homologue ivoirien, alors que le premier week-end des vacances de Noël était marqué par de nouvelles perturbations importantes dans les transports.

"Chacun comprendra que la trêve ne veut pas dire l'acceptation ou l'abandon. Mais simplement l'esprit de responsabilité est le respect dû aux Françaises et Français qui parfois sont séparés et veulent se retrouver en ce moment de fête", a ajouté le président Macron en répondant - fait rare - à une question concernant l'actualité française à l'occasion d'un déplacement à l'étranger.

"Je souhaite que l'intelligence collective triomphe", a encore dit le chef de l'Etat, assurant qu'"il n'y aura pas de trêve pour le gouvernement pendant cette période compte-tenu de nos engagements et de l'importance de la situation".

Un temps espérée par le gouvernement, une trêve de Noël dans le mouvement lancé il y a 17 jours contre la réforme des retraites ne s'est pas matérialisée.

Le système de retraite est un sujet éminemment sensible en France, la population restant attachée à un système par répartition jusqu'à présent réputé comme l'un des plus protecteurs au monde.

L'exécutif promet un dispositif "plus juste", quand les opposants à la réforme redoutent une "précarisation" des retraités, avec un départ plus tardif et des pensions plus basses.

Le soutien à la grève en baisse

Le soutien des Français à la grève contre la réforme des retraites voulue par le président Emmanuel Macron s'effrite légèrement, selon un sondage, au 18e jour de fortes perturbations dans les transports publics et en plein début des vacances de Noël.

Selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche, 31% des Français soutiennent le mouvement de protestation et 20% ont de la sympathie pour lui. Ce total de 51% d'avis positifs représente 3 points de moins par rapport à une précédente enquête menée par le même institut une semaine plus tôt.

A l'inverse, ils sont 34% à se dire désormais opposés (19%) ou hostiles (15%) au mouvement de grève, soit 4 points de plus par rapport à la semaine dernière. 15% se disent indifférents, selon cette enquête réalisée du 19 au 20 décembre auprès de 1.007 personnes.

Par ailleurs, 69% des Français (-1) pensent que le gouvernement ira "jusqu'au bout de cette réforme, sans céder aux mobilisations et aux grèves", contre 31% (-1) à croire le contraire.

La grève dans les transports publics se poursuivait toujours dimanche, pour un 18e jour consécutif, le trafic dans les métros parisiens étant même encore plus réduit que de coutume, avec seulement deux des 16 lignes en fonction (les lignes automatiques).

Sur le rail, seulement la moitié des TGV (trains à grande vitesse) circulent et encore moins de trains régionaux, provoquant de sérieuses complications pour les centaines de milliers de passagers en route pour les traditionnelles réunions familiales des fêtes de fin d'année.

M. Macron, qui a fêté ses 42 ans ce samedi et dont le mandat court jusqu'en 2022, a également décidé de ne pas siéger à l'avenir au Conseil constitutionnel français. Les anciens présidents en sont membres de droit à vie, avec une indemnité de 13.500 euros par mois.Cette décision intervient en plein mouvement de grève et de manifestations contre la réforme des retraites voulue par le chef de l'Etat, qui a appelé samedi à une "trêve" au 17e jour de la mobilisation.Mais selon l'Elysée, "il n'y a pas de volonté d'affichage", seulement "une volonté de cohérence" de la part d'Emmanuel Macron, qui sera le premier président à renoncer à la pension à vie à laquelle il a droit après son départ.La retraite d'un ancien président s'élève à 6.220 euros bruts mensuels. Selon une loi de 1955, ce montant n'est soumis à aucune condition d'âge, ni de durée de mandat, ni de plafond de revenus."Il a décidé qu'il ne s'appliquerait pas cette loi à court terme en 2022, ni en 2027 en cas de deuxième mandat", a indiqué l'Elysée à l'AFP, confirmant une information du journal Le Parisien.A la place, "un nouveau système sera créé dans le cadre du futur régime universel par points" qui, dans le cadre de la réforme en cours, doit se substituer aux 42 régimes de retraite existant actuellement en France.Selon l'Elysée, la cohérence veut que la loi de 1955 ne s'applique plus à aucun président à l'avenir.Emmanuel Macron a par ailleurs estimé samedi depuis Abidjan qu'il était "bon de savoir faire trêve", appelant les grévistes français opposés à la réforme des retraites "à l'esprit de responsabilité" et souhaitant que "triomphe l'intelligence collective"."Les mouvements de grève se justifient, ils sont constitutionnellement protégés. Mais je crois qu'il est des moments dans la vie d'une nation où il est bon aussi de savoir faire trêve pour respecter les familles et la vie des familles", a souligné le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse au côté de son homologue ivoirien, alors que le premier week-end des vacances de Noël était marqué par de nouvelles perturbations importantes dans les transports."Chacun comprendra que la trêve ne veut pas dire l'acceptation ou l'abandon. Mais simplement l'esprit de responsabilité est le respect dû aux Françaises et Français qui parfois sont séparés et veulent se retrouver en ce moment de fête", a ajouté le président Macron en répondant - fait rare - à une question concernant l'actualité française à l'occasion d'un déplacement à l'étranger."Je souhaite que l'intelligence collective triomphe", a encore dit le chef de l'Etat, assurant qu'"il n'y aura pas de trêve pour le gouvernement pendant cette période compte-tenu de nos engagements et de l'importance de la situation".Un temps espérée par le gouvernement, une trêve de Noël dans le mouvement lancé il y a 17 jours contre la réforme des retraites ne s'est pas matérialisée.Le système de retraite est un sujet éminemment sensible en France, la population restant attachée à un système par répartition jusqu'à présent réputé comme l'un des plus protecteurs au monde.L'exécutif promet un dispositif "plus juste", quand les opposants à la réforme redoutent une "précarisation" des retraités, avec un départ plus tardif et des pensions plus basses.Le soutien des Français à la grève contre la réforme des retraites voulue par le président Emmanuel Macron s'effrite légèrement, selon un sondage, au 18e jour de fortes perturbations dans les transports publics et en plein début des vacances de Noël.Selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche, 31% des Français soutiennent le mouvement de protestation et 20% ont de la sympathie pour lui. Ce total de 51% d'avis positifs représente 3 points de moins par rapport à une précédente enquête menée par le même institut une semaine plus tôt.A l'inverse, ils sont 34% à se dire désormais opposés (19%) ou hostiles (15%) au mouvement de grève, soit 4 points de plus par rapport à la semaine dernière. 15% se disent indifférents, selon cette enquête réalisée du 19 au 20 décembre auprès de 1.007 personnes.Par ailleurs, 69% des Français (-1) pensent que le gouvernement ira "jusqu'au bout de cette réforme, sans céder aux mobilisations et aux grèves", contre 31% (-1) à croire le contraire.La grève dans les transports publics se poursuivait toujours dimanche, pour un 18e jour consécutif, le trafic dans les métros parisiens étant même encore plus réduit que de coutume, avec seulement deux des 16 lignes en fonction (les lignes automatiques).Sur le rail, seulement la moitié des TGV (trains à grande vitesse) circulent et encore moins de trains régionaux, provoquant de sérieuses complications pour les centaines de milliers de passagers en route pour les traditionnelles réunions familiales des fêtes de fin d'année.