Dimanche, l'aéroport de Gatwick a lancé un appel au public et annoncé offrir une récompense de 50.000 livres (55.700 euros) pour toute information transmise via l'association Crimestoppers qui mènerait à l'arrestation et à la condamnation des responsables.

"Au cours des premières 24 heures, nous avons reçu près de 30 informations utiles que nous avons transmises à la police", a déclaré à l'AFP un porte-parole de CrimeStoppers, une organisation caritative qui se présente comme "indépendante" et cherche à aider les forces de l'ordre dans leurs enquêtes.

L'aéroport de Gatwick, le deuxième le plus fréquenté du Royaume-Uni, a été contraint d'annuler ou de détourner un millier de vols entre mercredi et vendredi, affectant 140.000 voyageurs, après des signalements de drones volant à basse altitude.

Après avoir laissé entendre qu'il était "possible" qu'aucun drone n'ait survolé la zone, car les autorités se reposaient entièrement sur des témoignages et qu'aucune image des engins n'était disponible, la police du comté de Sussex, où se trouve l'aéroport, a cherché à lever toute incertitude.

"Nous pouvons affirmer sans équivoque qu'il y a eu de nombreuses observations de drones à l'aéroport au cours des trois jours", a déclaré lundi la directrice adjointe de la police du Sussex, Jo Shiner, dans un communiqué.

"Il y a eu de nombreux signalements, concentrés autour de 37 occasions, où un ou plusieurs drones ont été vus", notamment par des agents de police, a-t-elle ajouté.

Elle a précisé que les peines envisageables pour les auteurs des faits pouvaient aller jusqu'à la prison à perpétuité, selon l'Aviation and Maritime Security Act, la loi britannique de sécurité maritime et aérienne.