"Je serai dimanche en Pologne, dont le parti au pouvoir n'est pas membre du PPE", a indiqué le dirigeant national-conservateur lors d'une allocution à la radio hongroise. "Je préfèrerais réformer le PPE pour que les forces anti-immigration comme nous y aient toute leur place, mais clairement si nous devons envisager autre chose c'est avec la Pologne que nous négocierons en premier", a-t-il ajouté.

Jeudi, le quotidien hongrois Magyar Nemzet, considéré comme un organe officieux du parti Fidesz de M. Orban, avait appelé cette formation à "quitter le PPE et créer une alliance" avec le dirigeant d'extrême droite italien Matteo Salvini, le parti d'extrême droite au pouvoir en Autriche FPÖ et le PiS polonais. M. Orban avait réagi en appelant ses partisans à "garder la tête froide".

Membre de longue date du PPE, qui regroupe des formations de droite et de centre-droit européennes dont la puissante CDU allemande, le Fidesz a été sommé de rentrer dans les rangs après une série de provocations du dirigeant hongrois. M. Orban a notamment lancé le mois dernier une campagne accusant le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, membre du PPE comme lui, de "soutenir l'immigration" aux côtés du milliardaire George Soros. Le chef de file de la droite pour les européennes, Manfred Weber, a en réaction exigé que M. Orban se plie à plusieurs conditions pour éviter une exclusion du PPE, réclamée par une douzaine de partis membres. Le mesure figurera à l'ordre du jour d'une réunion du PPE programmée le 20 mars.

Déjà dénoncé par un vote inédit du Parlement européen en septembre, le style de gouvernement autoritaire, eurosceptique et xénophobe du dirigeant hongrois ne correspond pas aux valeurs du PPE, une formation aux racines modérées, estiment les partisans d'une exclusion. Mais M. Orban a fait savoir à plusieurs reprises qu'il n'envisageait pas d'infléchir ses positions. Il a indiqué vendredi avoir engagé des discussions avec MM. Weber et Juncker, soulignant que "la conclusion de ce débat sera peut-être que notre place finalement n'est pas dans le PPE mais en dehors".

Alliés au sein du groupe de Visegrad, la Pologne et la Hongrie défendent depuis plusieurs années une ligne dure en matière d'immigration et exigent davantage de pouvoirs pour les Etats membres au sein de l'UE.

"Je serai dimanche en Pologne, dont le parti au pouvoir n'est pas membre du PPE", a indiqué le dirigeant national-conservateur lors d'une allocution à la radio hongroise. "Je préfèrerais réformer le PPE pour que les forces anti-immigration comme nous y aient toute leur place, mais clairement si nous devons envisager autre chose c'est avec la Pologne que nous négocierons en premier", a-t-il ajouté.Jeudi, le quotidien hongrois Magyar Nemzet, considéré comme un organe officieux du parti Fidesz de M. Orban, avait appelé cette formation à "quitter le PPE et créer une alliance" avec le dirigeant d'extrême droite italien Matteo Salvini, le parti d'extrême droite au pouvoir en Autriche FPÖ et le PiS polonais. M. Orban avait réagi en appelant ses partisans à "garder la tête froide".Membre de longue date du PPE, qui regroupe des formations de droite et de centre-droit européennes dont la puissante CDU allemande, le Fidesz a été sommé de rentrer dans les rangs après une série de provocations du dirigeant hongrois. M. Orban a notamment lancé le mois dernier une campagne accusant le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, membre du PPE comme lui, de "soutenir l'immigration" aux côtés du milliardaire George Soros. Le chef de file de la droite pour les européennes, Manfred Weber, a en réaction exigé que M. Orban se plie à plusieurs conditions pour éviter une exclusion du PPE, réclamée par une douzaine de partis membres. Le mesure figurera à l'ordre du jour d'une réunion du PPE programmée le 20 mars.Déjà dénoncé par un vote inédit du Parlement européen en septembre, le style de gouvernement autoritaire, eurosceptique et xénophobe du dirigeant hongrois ne correspond pas aux valeurs du PPE, une formation aux racines modérées, estiment les partisans d'une exclusion. Mais M. Orban a fait savoir à plusieurs reprises qu'il n'envisageait pas d'infléchir ses positions. Il a indiqué vendredi avoir engagé des discussions avec MM. Weber et Juncker, soulignant que "la conclusion de ce débat sera peut-être que notre place finalement n'est pas dans le PPE mais en dehors".Alliés au sein du groupe de Visegrad, la Pologne et la Hongrie défendent depuis plusieurs années une ligne dure en matière d'immigration et exigent davantage de pouvoirs pour les Etats membres au sein de l'UE.