"Il faut les capacités opérationnelles afin de garantir la paix, la sécurité, la stabilité et la démocratie. Il est, pour cela, nécessaire de se donner les moyens pour atteindre nos objectifs. La dimension européenne est importante avec la multiplication des nouveaux défis pour la sécurité", a-t-il déclaré au défilé de la Fête nationale française du 14 juillet à Paris, placé cette année sous le signe de la coopération militaire européenne.

M. Macron a fait de l'Europe de la défense l'un de ses thèmes de prédilection, jugeant crucial pour le Vieux continent d'accroître son autonomie stratégique, en complément de l'Otan. Une vision partagée par le Premier ministre.

"Nous avons beaucoup progressé sur le sujet. Il y a eu pas mal d'impulsions politiques. Beaucoup de pays se sont mobilisés. Il faudra continuer à voir de quelle manière on pourra coopérer avec l'Otan, mais aussi en essayant de développer une stratégie qui soit davantage commune sur le plan politique et diplomatique", a souligné M. Michel.

Les neuf pays participant aux côtés de la France à l'Initiative européenne d'intervention (IEI) - née il y a un an sous l'impulsion du président Macron, avec pour objectif de développer une "culture stratégique partagée" - ont été représentés au sein du défilé: Belgique, Royaume-Uni, Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Estonie, Espagne, Portugal et Finlande.

M. Michel a ajouté que le défilé du 14 juillet était "chargé d'émotions". Il y a assisté aux côtés, notamment, de la chancelière allemande Angela Merkel et du président de la commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Pour cette édition 2019, la France a convié une dizaine de pays européens partenaires de son armée.

Au total, quelque 4.300 militaires, 196 véhicules, 237 chevaux, 69 avions et 39 hélicoptères ont été mobilisés pour l'événement organisé sur la célèbre avenue des Champs Elysées.