L'Europe a traversé des tensions importantes pour le choix des nouveaux dirigeants de ses institutions. Pour les comprendre, il faut remonter à 2014. Un système de spitzenkandidaten, désignés par les partis européens, avait produit une compétition essentiellement entre Jean-Claude Juncker (PPE), Martin Schultz (S&D) et Guy Verhofstadt (Libéraux). En 2019, le résultat a été complètement différent. Les deux principaux candidats de 2019 (Manfred Weber pour le PPE, Frans Timmermans pour le S&D) présentaient un niveau de qualité moins grand. Weber avait de plus été compromis par une étroite connivence avec le gouvernement hongrois de Viktor Orban, fortement critiqué pour ses manquements démocratiques (Timmermans, en charge du dossier à la Commission depuis 2014, a de son côté mis de longues années pour se réveiller). En 2019, les élections ont produit un Parlement européen plus éclaté et dét...