Lors du congrès des Tories, Theresa Maya appelé son parti à l'unité pour réussir les négociations du Brexit. "Nous entrons dans la phase la plus difficile des négociations. Mais si nous restons unis et gardons notre calme, je sais que nous pouvons obtenir un accord satisfaisant pour le Royaume-Uni", a-t-elle lancé. "Ce sera difficile au début, mais l'ingéniosité et la résilience du peuple britannique nous aideront à surmonter" les épreuves du Brexit. Très contestée sur sa stratégie au sein du parti conservateur, Theresa May a néanmoins continué de défendre son "plan de Chequers", une proposition "dans l'intérêt national". Ce plan prévoit de conserver une relation économique étroite entre le Royaume-Uni et l'UE après le divorce.
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Lors du congrès des Tories, Theresa Maya appelé son parti à l'unité pour réussir les négociations du Brexit. "Nous entrons dans la phase la plus difficile des négociations. Mais si nous restons unis et gardons notre calme, je sais que nous pouvons obtenir un accord satisfaisant pour le Royaume-Uni", a-t-elle lancé. "Ce sera difficile au début, mais l'ingéniosité et la résilience du peuple britannique nous aideront à surmonter" les épreuves du Brexit. Très contestée sur sa stratégie au sein du parti conservateur, Theresa May a néanmoins continué de défendre son "plan de Chequers", une proposition "dans l'intérêt national". Ce plan prévoit de conserver une relation économique étroite entre le Royaume-Uni et l'UE après le divorce.Mais alors que les politiciens britanniques tentent d'accorder leurs violons sur l'avenir post-Brexit, l'échéance se rapproche. La fin du discours de Theresa May devant les membres de son parti lance le début de deux semaines de négociations intenses avec l'Union européenne. Des pourparlers à double tranchant, qui pourraient aussi bien rompre la relation entre les deux parties, que réparer la brèche formée par un processus de divorce difficile. Londres, Bruxelles, mais aussi Dublin se sont préparés à une quinzaine mouvementée, avant le sommet européen du 18 octobre. Une source diplomatique européenne, citée par le Guardian, assure que "tout le monde est prêt. Toutes les parties sont en faveur d'un accord, mais nous avons besoin que cela se produise à huis clos pour éviter les fuites". Le ministre britannique du Brexit, Dominic Raab, se rendra à Bruxelles dans les prochains jours, en fonction de l'état d'avancement des négociations entre les responsables européens et britanniques. A quoi peut-on s'attendre lors des prochaines semaines ? Dès aujourd'hui, le négociateur de l'UE, Michel Barnier, doit rencontrer le Premier ministre irlandais Leo Varadkar. L'accent sera notamment mis sur la nouvelle version du "backstop", solution qui tend à empêcher le retour d'une frontière physique entre les deux Irlandes. Des rencontres seront menées le lendemain avec différents partis de l'Irlande du Nord. David Lidington, ministre d'État au Bureau du Cabinet britannique, a promis de publier "très bientôt" la proposition du Royaume-Uni concernant la question de la frontière irlandaise. Cela pourrait être le premier point de rupture de la quinzaine, selon The Guardian. Mais des sources affirment qu'il pourrait ne pas être publié avant la finalisation de l'accord final, afin d'éviter les risques de fuites et la mauvaise humeur lors des discussions. Arlene Foster, leader du Parti unioniste démocrate (DUP) irlandais souhaite quant à elle voir le texte avant qu'un accord ne soit conclu. Un autre DUP affirme que son parti pourrait voter contre tout accord impliquant de nouvelles réglementations ou des contrôles douaniers entre le Royaume-Uni et l'Irlande du Nord. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a annoncé pour le 10 octobre la divulgation de la déclaration politique de l'UE sur les relations futures avec le Royaume-Uni. Une annonce qui est encore à confirmer, notamment en fonction des progrès sur la frontière irlandaise. Si la publication est maintenue ou retardée, cela sera déjà révélateur sur le bon déroulement - ou non - des discussions. Des sources suggèrent que le document en question n'est pas très long et qu'il contient notamment des mots ambitieux sur le renforcement des relations commerciales au fil du temps. Côté britannique, le gouvernement devrait renforcer sa position selon laquelle il devrait subsister un accord douanier temporaire, où le Royaume-Uni resterait de manière effective dans l'union douanière tout en ayant la capacité de conclure des accords de libre-échange avec d'autres pays dans le monde. Le sommet du 18 octobre a été présenté comme le "moment de vérité" dans les négociations sur le Brexit. La veille, Donald Tusk, président du Conseil européen, invitera les leaders européens - à l'exception de Theresa May - lors d'un dîner d'affaires pour parler migration, politique étrangère et sécurité, mais également pour préparer l'échéance importante du lendemain vis-à-vis du divorce avec le Royaume-Uni. La réussite de ce sommet dépendra des discussions sur la frontière irlandaise et des déclarations politiques des deux parties. En novembre, un nouveau sommet "spécial" aura lieu, sous l'impulsion notamment de la chancelière allemande Angela Merkel, qui avait suggéré l'idée d'un "au revoir formel" au Royaume-Uni. Lors de cette réunion, des promesses solennelles d'amitié étroite après le Brexit pourraient être faites. Mais cette échéance pourrait également servir à parvenir à un accord de divorce dans les délais impartis, s'il reste des sujets épineux sur la table. Ce sommet pourrait donc se révéler plus difficile qu'initialement prévu. Certains voient même les négociations se mener jusqu'en décembre. Autre échéance particulièrement délicate : le 21 janvier 2019. S'il n'y a pas d'accord à cette date, le gouvernement britannique aura cinq jours pour faire une déclaration sur les plans du Royaume-Uni, conformément à l'European Union (Withdrawal) Act, précise The Guardian. Pour rappel, le retrait effectif du Royaume-Uni de l'Union européenne a été fixé, avec ou sans accord, au 29 mars 2019. Une période de transition devait être mise en place jusque fin 2020.