Mauro Ferrari, le président du Conseil européen de la recherche, a annoncé sa démission dans une lettre au quotidien britannique Financial Times, dans laquelle il explique "avoir perdu la foi dans le système". "Le professeur Mauro Ferrari a présenté sa démission (...) le 7 avril. Cette démission prendra effet immédiatement comme demandé", a confirmé mercredi un porte-parole de l'exécutif européen, sans donner d'autres détails.

La Commission dit "regretter" le départ du professeur "en début de mandat, et en ces temps de crise sans précédent où le rôle de la recherche européenne est essentiel".

Il n'aura passé que trois mois dans ses fonctions, son mandat avait débuté le 1er janvier.

Dans sa lettre, il affirme que la stratégie qu'il avait élaborée pour soutenir la recherche face à la pandémie de Covid-19 a été rejetée par le conseil scientifique du CER.

"J'ai été clairement déçu, et profondément perturbé, par ce rejet unanime", écrit-il dans ce courrier, publié en intégral par le FT. Selon lui, le rejet lui a été justifié par le fait que la mission du CER est de soutenir des projets sans donner de directives sur les objectifs ou les domaines de recherche.

Il explique ensuite avoir eu la possibilité de travailler directement avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, mais que le fruit de ses réflexions a été "réduit à néant" par les différents niveaux administratifs.

Dans un communiqué de presse publié mardi soir, l'eurodéputé Christian Ehler (PPE, droite), qui suit le dossier Horizon 2020 (nom du programme scientifique de l'UE), a regretté la décision de Mauro Ferrari.

"La récente proposition de M. Ferrari de s'écarter de l'approche du CER, axée sur les chercheurs, a été considérée davantage comme une opération de relations publiques de façade sur la crise du coronavirus, et elle était en contradiction avec la base juridique du CER, qui peut contribuer et contribue effectivement à de nombreux égards à la lutte" contre le Covid-19, estime-t-il.

Décrivant M. Ferrari comme "un chercheur et entrepreneur brillant", il lui reproche toutefois d'avoir passé plus de temps aux Etats-Unis qu'à Bruxelles pendant les premiers mois de son mandat. L'intérim de la présidence du CER est assuré par l'un des trois vice-présidents, a précisé la Commission européenne, qui souligne avoir "toujours respecté, et continuera à respecter, l'autonomie scientifique du CER".

Mauro Ferrari, le président du Conseil européen de la recherche, a annoncé sa démission dans une lettre au quotidien britannique Financial Times, dans laquelle il explique "avoir perdu la foi dans le système". "Le professeur Mauro Ferrari a présenté sa démission (...) le 7 avril. Cette démission prendra effet immédiatement comme demandé", a confirmé mercredi un porte-parole de l'exécutif européen, sans donner d'autres détails.La Commission dit "regretter" le départ du professeur "en début de mandat, et en ces temps de crise sans précédent où le rôle de la recherche européenne est essentiel".Il n'aura passé que trois mois dans ses fonctions, son mandat avait débuté le 1er janvier. Dans sa lettre, il affirme que la stratégie qu'il avait élaborée pour soutenir la recherche face à la pandémie de Covid-19 a été rejetée par le conseil scientifique du CER."J'ai été clairement déçu, et profondément perturbé, par ce rejet unanime", écrit-il dans ce courrier, publié en intégral par le FT. Selon lui, le rejet lui a été justifié par le fait que la mission du CER est de soutenir des projets sans donner de directives sur les objectifs ou les domaines de recherche.Il explique ensuite avoir eu la possibilité de travailler directement avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, mais que le fruit de ses réflexions a été "réduit à néant" par les différents niveaux administratifs. Dans un communiqué de presse publié mardi soir, l'eurodéputé Christian Ehler (PPE, droite), qui suit le dossier Horizon 2020 (nom du programme scientifique de l'UE), a regretté la décision de Mauro Ferrari."La récente proposition de M. Ferrari de s'écarter de l'approche du CER, axée sur les chercheurs, a été considérée davantage comme une opération de relations publiques de façade sur la crise du coronavirus, et elle était en contradiction avec la base juridique du CER, qui peut contribuer et contribue effectivement à de nombreux égards à la lutte" contre le Covid-19, estime-t-il.Décrivant M. Ferrari comme "un chercheur et entrepreneur brillant", il lui reproche toutefois d'avoir passé plus de temps aux Etats-Unis qu'à Bruxelles pendant les premiers mois de son mandat. L'intérim de la présidence du CER est assuré par l'un des trois vice-présidents, a précisé la Commission européenne, qui souligne avoir "toujours respecté, et continuera à respecter, l'autonomie scientifique du CER".