"Le système de santé est soumis à une pression menaçante", a mis en garde lors d'une conférence de presse Ulrike Demmer, alors que ces derniers jours plusieurs personnalités politiques ont réclamé un nouveau tour de vis à l'échelle nationale. Le nombre de patients en soins intensifs a ainsi "augmenté de 5% en une journée", a prévenu la porte-parole du gouvernement.

Le taux d'incidence sur sept jours atteignait mercredi 110,1 en Allemagne, avec 9.677 cas officiellement recensés et 298 décès en 24 heures, selon l'institut de veille sanitaire Robert Koch. "Nous avons besoin d'une incidence inférieure à 100", a fait valoir Mme Demmer, prévenant que les données actuelles n'étaient sans doute que parcellaires du fait du long week-end de Pâques. "C'est pourquoi tout appel à un verrouillage court et uniforme est justifié", a-t-elle expliqué.

Un des candidats potentiels à la succession de la chancelière, le chef du parti conservateur CDU Armin Laschet, a plaidé ces derniers jours pour un verrouillage de "deux à trois semaines" pour faire baisser le taux d'incidence en attendant que la campagne de vaccination produise ses effets. Il est toutefois resté flou sur le contenu, notamment concernant d'éventuelles nouvelles fermetures des écoles et garderies.

Cette proposition a reçu le soutien de l'autre candidat potentiel du camp conservateur à la chancellerie, le Bavarois Markus Söder, tenant depuis le début de la pandémie d'une ligne stricte et prudente. Mais elle a surpris dans les rangs conservateurs, tant M. Laschet, qui dirige la région la plus peuplée, la Rhénanie du nord-Westphalie, défendait jusqu'ici une ligne moins restrictive.

Angela Merkel s'en était prise fin mars aux barons régionaux qui, selon elle, ne respectent pas les décisions adoptées en concertation, et elle avait menacé d'une reprise en main pour juguler les contaminations. Mme Merkel et les 16 régions doivent se retrouver lundi pour négocier d'éventuelles nouvelles mesures. M. Laschet plaidait pour que cette réunion soit avancée dès cette semaine mais cette proposition n'a pas rencontré de "majorité" auprès des autres Länder, selon Mme Demmer.

"Le système de santé est soumis à une pression menaçante", a mis en garde lors d'une conférence de presse Ulrike Demmer, alors que ces derniers jours plusieurs personnalités politiques ont réclamé un nouveau tour de vis à l'échelle nationale. Le nombre de patients en soins intensifs a ainsi "augmenté de 5% en une journée", a prévenu la porte-parole du gouvernement.Le taux d'incidence sur sept jours atteignait mercredi 110,1 en Allemagne, avec 9.677 cas officiellement recensés et 298 décès en 24 heures, selon l'institut de veille sanitaire Robert Koch. "Nous avons besoin d'une incidence inférieure à 100", a fait valoir Mme Demmer, prévenant que les données actuelles n'étaient sans doute que parcellaires du fait du long week-end de Pâques. "C'est pourquoi tout appel à un verrouillage court et uniforme est justifié", a-t-elle expliqué.Un des candidats potentiels à la succession de la chancelière, le chef du parti conservateur CDU Armin Laschet, a plaidé ces derniers jours pour un verrouillage de "deux à trois semaines" pour faire baisser le taux d'incidence en attendant que la campagne de vaccination produise ses effets. Il est toutefois resté flou sur le contenu, notamment concernant d'éventuelles nouvelles fermetures des écoles et garderies.Cette proposition a reçu le soutien de l'autre candidat potentiel du camp conservateur à la chancellerie, le Bavarois Markus Söder, tenant depuis le début de la pandémie d'une ligne stricte et prudente. Mais elle a surpris dans les rangs conservateurs, tant M. Laschet, qui dirige la région la plus peuplée, la Rhénanie du nord-Westphalie, défendait jusqu'ici une ligne moins restrictive.Angela Merkel s'en était prise fin mars aux barons régionaux qui, selon elle, ne respectent pas les décisions adoptées en concertation, et elle avait menacé d'une reprise en main pour juguler les contaminations. Mme Merkel et les 16 régions doivent se retrouver lundi pour négocier d'éventuelles nouvelles mesures. M. Laschet plaidait pour que cette réunion soit avancée dès cette semaine mais cette proposition n'a pas rencontré de "majorité" auprès des autres Länder, selon Mme Demmer.