"Dans moins d'un mois, nous devons rouvrir les écoles et les universités en toute sécurité. Et nous ne pouvons pas nous tromper (...) Cela dépendra de notre comportement, et tout le monde, à commencer par les jeunes, doit en être conscient", a déclaré M. Speranza, dans une interview publiée lundi par le quotidien La Repubblica.

Dans une ordonnance signée la veille au soir, le ministre a ordonné la fermeture des discothèques et de tous les lieux de fête nocturnes, imposant par ailleurs le port du masque dans les lieux publics fréquentés de 18H00 à 06H00.

Lundi soir à Rome, sur la célèbre place d'Espagne, des policiers en nombre ont ainsi intimé aux touristes présents, par des messages diffusés par haut-parleur, d'endosser un masque.

"C'est un sacrifice", a reconnu le ministre, "mais il est inévitable pour relever le défi de l'ouverture des écoles" le 14 septembre. Car "malheureusement, nous devons tenir compte d'un fait: l'âge moyen des personnes infectées ces dernières semaines a chuté de façon spectaculaire (...) D'où la nécessité de donner un signal".

M. Speranza s'est défendu de vouloir "criminaliser les jeunes". "Au contraire, c'est à eux que je demande un coup de main: aidez-nous à garder la contagion sous contrôle", a-t-il plaidé.

Alors que la menace d'une reprise de l'épidémie se précise dans plusieurs pays d'Europe, l'Italie, encore relativement épargnée, tente d'endiguer cette résurgence et a attendu la fin du "Ferragosto", le sacro-saint week-end du 15 août, pour annoncer ces mesures.

Premier pays d'Europe à avoir été frappé par l'épidémie, la péninsule a enregistré à ce jour 254.000 cas de Covid-19 et plus de 35.000 morts. Après un sévère confinement de deux mois en mars-avril, puis un lent déconfinement, le pays n'a pas rouvert ses écoles.

"Le tableau italien est nettement meilleur que celui de la plupart des pays européens, aujourd'hui moins de 500 cas (quotidiens) contre 3.000 en France et en Espagne. Mais la tendance à la reprise des contagions nous oblige à relever, sans alarmisme, le niveau d'attention", selon M. Speranza.

"On ne peut pas échouer sur l'école, et chaque mesure, chaque sacrifice demandé, est fait en pensant à la réouverture des écoles, qui marquera la véritable fin du confinement", a-t-il ajouté.

"Le nombre de cas est en augmentation, à tel point qu'en une semaine nous sommes passés de 200-300 par jour à plus de 600 à la mi-août", a souligné de son côté le président du Conseil supérieur de la santé, Franco Locatelli, cité par le quotidien Il Corriere Della Sera.

"Nous sommes sortis de la phase la plus critique, mais pas de la phase vivante de l'épidémie", a-t-il pointé, s'alarmant lui aussi d'une baisse de l'âge des personnes infectées.

"Par rapport aux mois sombres de mars-avril, où l'épidémie était concentrée dans le nord, en Lombardie, elle est maintenant répandue dans tout le pays avec des centaines de foyers".

"Le phénomène est en partie lié aux vacanciers", a analysé M. Locatelli: "selon les régions, 25 à 40% des cas ont été importés par des concitoyens de retour de voyage ou par des étrangers résidant en Italie". "La contribution des migrants est minime, pas plus de 3 à 5%", a-t-il jugé.

"Dans moins d'un mois, nous devons rouvrir les écoles et les universités en toute sécurité. Et nous ne pouvons pas nous tromper (...) Cela dépendra de notre comportement, et tout le monde, à commencer par les jeunes, doit en être conscient", a déclaré M. Speranza, dans une interview publiée lundi par le quotidien La Repubblica.Dans une ordonnance signée la veille au soir, le ministre a ordonné la fermeture des discothèques et de tous les lieux de fête nocturnes, imposant par ailleurs le port du masque dans les lieux publics fréquentés de 18H00 à 06H00.Lundi soir à Rome, sur la célèbre place d'Espagne, des policiers en nombre ont ainsi intimé aux touristes présents, par des messages diffusés par haut-parleur, d'endosser un masque."C'est un sacrifice", a reconnu le ministre, "mais il est inévitable pour relever le défi de l'ouverture des écoles" le 14 septembre. Car "malheureusement, nous devons tenir compte d'un fait: l'âge moyen des personnes infectées ces dernières semaines a chuté de façon spectaculaire (...) D'où la nécessité de donner un signal".M. Speranza s'est défendu de vouloir "criminaliser les jeunes". "Au contraire, c'est à eux que je demande un coup de main: aidez-nous à garder la contagion sous contrôle", a-t-il plaidé.Alors que la menace d'une reprise de l'épidémie se précise dans plusieurs pays d'Europe, l'Italie, encore relativement épargnée, tente d'endiguer cette résurgence et a attendu la fin du "Ferragosto", le sacro-saint week-end du 15 août, pour annoncer ces mesures.Premier pays d'Europe à avoir été frappé par l'épidémie, la péninsule a enregistré à ce jour 254.000 cas de Covid-19 et plus de 35.000 morts. Après un sévère confinement de deux mois en mars-avril, puis un lent déconfinement, le pays n'a pas rouvert ses écoles."Le tableau italien est nettement meilleur que celui de la plupart des pays européens, aujourd'hui moins de 500 cas (quotidiens) contre 3.000 en France et en Espagne. Mais la tendance à la reprise des contagions nous oblige à relever, sans alarmisme, le niveau d'attention", selon M. Speranza."On ne peut pas échouer sur l'école, et chaque mesure, chaque sacrifice demandé, est fait en pensant à la réouverture des écoles, qui marquera la véritable fin du confinement", a-t-il ajouté."Le nombre de cas est en augmentation, à tel point qu'en une semaine nous sommes passés de 200-300 par jour à plus de 600 à la mi-août", a souligné de son côté le président du Conseil supérieur de la santé, Franco Locatelli, cité par le quotidien Il Corriere Della Sera."Nous sommes sortis de la phase la plus critique, mais pas de la phase vivante de l'épidémie", a-t-il pointé, s'alarmant lui aussi d'une baisse de l'âge des personnes infectées."Par rapport aux mois sombres de mars-avril, où l'épidémie était concentrée dans le nord, en Lombardie, elle est maintenant répandue dans tout le pays avec des centaines de foyers"."Le phénomène est en partie lié aux vacanciers", a analysé M. Locatelli: "selon les régions, 25 à 40% des cas ont été importés par des concitoyens de retour de voyage ou par des étrangers résidant en Italie". "La contribution des migrants est minime, pas plus de 3 à 5%", a-t-il jugé.