La gravité de la situation a été confirmée par les chiffres quotidiens des autorités sanitaires : avec plus de 1.000 morts enregistrées en une journée pour la première fois depuis avril, le Royaume-Uni compte désormais au total 77.436 décès, le plus lourd bilan en Europe.

Le nombre des nouveaux cas comptabilisés (plus de 62.000) laisse craindre une aggravation dans les semaines à venir, d'autant que les hôpitaux sont déjà très chargés avec plus de 30.000 patients atteints par le Covid-19.

"Nous n'avons d'autre choix que de retourner à un confinement national en Angleterre", le troisième depuis mars dernier, a déclaré Boris Johnson devant les députés, qui ont ensuite entériné mercredi soir ces nouvelles restrictions.

Celles-ci sont prévues pour rester légalement en vigueur jusqu'au 31 mars, "non pas parce que nous prévoyons que le confinement national total se poursuive jusque-là", mais pour permettre une sortie progressive et un retour à un système de restrictions régionales après un examen de la situation mi-février, a-t-il dit.

"Après le marathon de l'année dernière, nous sommes maintenant dans un sprint, une course pour vacciner les personnes vulnérables plus rapidement que le virus ne peut les atteindre", a souligné le Premier ministre.

Avec le confinement officiellement entamé mercredi matin, les 56 millions d'habitants de l'Angleterre ne peuvent plus sortir de chez eux que pour des raisons essentielles et les écoles ont fermé. Boris Johnson n'a pu garantir qu'elles rouvriraient après les vacances de février.

Les principaux examens (les équivalents du bac et du brevet) ont été annulés, comme en 2020. Les élèves seront évalués par leurs enseignants, a annoncé le ministre de l'Éducation Gavin Williamson, plutôt que par un algorithme, très décrié, qui avait conduit l'été dernier à un vaste déclassement des évaluations, avant que les autorités ne renoncent à y recourir.

- "Accélération massive" -

Malgré l'hostilité de plusieurs députés de son propre camp conservateur, le gouvernement a largement remporté, par 524 voix contre 16, le vote à la Chambre des Communes sur le confinement, bénéficiant notamment du soutien de l'opposition travailliste, par ailleurs très critique envers sa gestion de la pandémie.

Le chef du Labour, Keir Starmer, a reproché à l'exécutif sa lenteur de réaction tout au long de la crise et son inconstance. "Ce n'est pas juste un manque de chance, ce n'est pas inévitable", a-t-il dit à propos de la situation "très grave" dans laquelle se trouve le Royaume-Uni.

L'Écosse est aussi entrée dans un confinement du même type pour au moins tout le mois de janvier. Déjà confinés, Pays de Galles et Irlande du Nord ont fermé les écoles.

Le gouvernement britannique a fixé comme objectif de vacciner d'ici à mi-février tous les plus de 70 ans et les soignants, soit près de 14 millions de personnes.

Plus de 1,3 million de personnes vulnérables et de soignants ont déjà été vaccinés depuis le lancement de la campagne début décembre. Elle est désormais menée avec deux vaccins, le Pfizer/BioNTech et l'AstraZeneca/Oxford.

Le secrétaire d'État chargé de cette campagne, Nadhim Zahawi, a promis une "accélération massive" de la vaccination avec le déploiement de plus de 1.000 centres dédiés, plus de deux millions de vaccinations par semaine étant nécessaires.

La gravité de la situation a été confirmée par les chiffres quotidiens des autorités sanitaires : avec plus de 1.000 morts enregistrées en une journée pour la première fois depuis avril, le Royaume-Uni compte désormais au total 77.436 décès, le plus lourd bilan en Europe.Le nombre des nouveaux cas comptabilisés (plus de 62.000) laisse craindre une aggravation dans les semaines à venir, d'autant que les hôpitaux sont déjà très chargés avec plus de 30.000 patients atteints par le Covid-19."Nous n'avons d'autre choix que de retourner à un confinement national en Angleterre", le troisième depuis mars dernier, a déclaré Boris Johnson devant les députés, qui ont ensuite entériné mercredi soir ces nouvelles restrictions. Celles-ci sont prévues pour rester légalement en vigueur jusqu'au 31 mars, "non pas parce que nous prévoyons que le confinement national total se poursuive jusque-là", mais pour permettre une sortie progressive et un retour à un système de restrictions régionales après un examen de la situation mi-février, a-t-il dit. "Après le marathon de l'année dernière, nous sommes maintenant dans un sprint, une course pour vacciner les personnes vulnérables plus rapidement que le virus ne peut les atteindre", a souligné le Premier ministre.Avec le confinement officiellement entamé mercredi matin, les 56 millions d'habitants de l'Angleterre ne peuvent plus sortir de chez eux que pour des raisons essentielles et les écoles ont fermé. Boris Johnson n'a pu garantir qu'elles rouvriraient après les vacances de février. Les principaux examens (les équivalents du bac et du brevet) ont été annulés, comme en 2020. Les élèves seront évalués par leurs enseignants, a annoncé le ministre de l'Éducation Gavin Williamson, plutôt que par un algorithme, très décrié, qui avait conduit l'été dernier à un vaste déclassement des évaluations, avant que les autorités ne renoncent à y recourir.- "Accélération massive" -Malgré l'hostilité de plusieurs députés de son propre camp conservateur, le gouvernement a largement remporté, par 524 voix contre 16, le vote à la Chambre des Communes sur le confinement, bénéficiant notamment du soutien de l'opposition travailliste, par ailleurs très critique envers sa gestion de la pandémie.Le chef du Labour, Keir Starmer, a reproché à l'exécutif sa lenteur de réaction tout au long de la crise et son inconstance. "Ce n'est pas juste un manque de chance, ce n'est pas inévitable", a-t-il dit à propos de la situation "très grave" dans laquelle se trouve le Royaume-Uni. L'Écosse est aussi entrée dans un confinement du même type pour au moins tout le mois de janvier. Déjà confinés, Pays de Galles et Irlande du Nord ont fermé les écoles.Le gouvernement britannique a fixé comme objectif de vacciner d'ici à mi-février tous les plus de 70 ans et les soignants, soit près de 14 millions de personnes. Plus de 1,3 million de personnes vulnérables et de soignants ont déjà été vaccinés depuis le lancement de la campagne début décembre. Elle est désormais menée avec deux vaccins, le Pfizer/BioNTech et l'AstraZeneca/Oxford.Le secrétaire d'État chargé de cette campagne, Nadhim Zahawi, a promis une "accélération massive" de la vaccination avec le déploiement de plus de 1.000 centres dédiés, plus de deux millions de vaccinations par semaine étant nécessaires.