Les derniers chiffres

De manière générale, les virologues et épidémiologistes conseillent de se rendre dans des pays ayant la même situation épidémique que la Belgique. Si la France n'est pas le pire pays européen en la matière, il convient d'être vigilant, notamment suite à l'apparition de plusieurs foyers, surveillés de près par les autorités françaises. Dans tous les pays voisins, notamment la France, il y a, comme en Belgique, une sorte de 'bruit de fond', des nouveaux cas détectés tous les jours. "En France, il est d'ailleurs plus élevé que chez nous. Il ne faudrait pas réimporter de nouveaux cas", nous indiquait le statisticien et physicien de l'ULiège Nicolas Vandewalle.
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De manière générale, les virologues et épidémiologistes conseillent de se rendre dans des pays ayant la même situation épidémique que la Belgique. Si la France n'est pas le pire pays européen en la matière, il convient d'être vigilant, notamment suite à l'apparition de plusieurs foyers, surveillés de près par les autorités françaises. Dans tous les pays voisins, notamment la France, il y a, comme en Belgique, une sorte de 'bruit de fond', des nouveaux cas détectés tous les jours. "En France, il est d'ailleurs plus élevé que chez nous. Il ne faudrait pas réimporter de nouveaux cas", nous indiquait le statisticien et physicien de l'ULiège Nicolas Vandewalle.Officiellement, tous les départements français sont classés "vert" par les autorités françaises, à l'exception de La Guyane et de Mayotte. Mais le coronavirus est toujours bien actif en France métropolitaine, comme dans les autres pays européens. 475 nouveaux cas de contamination ont été ainsi détectés ces dernières 24 heures, 35 nouveaux décès et toujours 7 594 personnes hospitalisées dont 538 en réanimation. Quatre régions (Ile de France, Grand-Est, Hauts-de-France et Guyane) regroupent 73 % des patients hospitalisés en réanimation. Si l'on regarde la carte des nouvelles infections détectées en Europe depuis le début du mois, on voit que la France fait partie des pays où le virus circule encore bien. Des données à prendre avec les précautions d'usage, puisqu'elles sont des données brutes de pays n'étant pas dans la même phase de l'épidémie ni n'ayant le même nombre d'habitants. Elle donne cependant une idée des grands pays où le virus fait encore des victimes et où plusieurs milliers de cas sont confirmés par test par semaine. Cela ne veut cependant pas dire que le pays entier comporte un risque plus élevé. La clé, c'est de se renseigner sur les différents foyers qui font l'objet d'une enquête approfondie par les autorités. Depuis des semaines, les bilans quotidiens en France semblent encourageants. Mais 86 foyers épidémiques ("clusters") sont actuellement en cours d'investigation sur l'ensemble du territoire.Santé publique France définit ces clusters comme suit : "la survenue d'au moins 3 cas confirmés ou probables, dans une période de 7 jours, et qui appartiennent à une même communauté ou ont participé à un même rassemblement de personnes, qu'ils se connaissent ou non." Entre le 9 mai et le 1er juillet, 304 clusters ont été identifiés dans toute la France, dont 284 en métropole. Au 1er juillet, 91 cas groupés faisaient encore l'objet d'investigations, indique Euronews. Les clusters sont bien souvent issus de situations bien précises : évènements, entreprise, établissements de santé... et sont sous enquête et vérifiés via des dépistages massifs. Début juillet, on en retrouvait ainsi en Seine-Maritime, en région parisienne, dans le Nord ou encore en Meurthe-et-Moselle. Le nombre moyen de cas détectés par cluster était de 15,6 cas la semaine dernière.Pour se donner une bonne idée de la présence de foyers dans un département où l'on souhaite se rendre, on peut regarder par exemple le taux d'incidence, disponible sur le site de Santé publique France. Cela représente le nombre de nouveaux cas confirmés les 7 derniers, rapportés au nombre d'habitants de chaque département. Cette carte est actualisée tous les jours et permet de comparer le taux par département. Le nouveau Premier ministre français Jean Castex a par ailleurs écarté l'idée d'un nouveau confinement total du pays en cas de deuxième vague du coronavirus, notamment pour préserver l'économie, préférant des mesures "ciblées". Le coronavirus a fait près de 30.000 morts en France, qui a connu un confinement strict de deux mois entre mars et mai. Infographie: Eglantine Nyssen