Cette fermeture totale des bars et restaurants est une mesure inédite depuis le début de la deuxième vague en Espagne, où les régions, compétentes en matière de santé, multiplient les restrictions pour tenter de freiner la propagation du virus.

Ailleurs en Europe, de telles mesures ont déjà été prises pour endiguer la progression de l'épidémie. Les Pays-Bas ont ordonné la fermeture des bars et restaurants, l'Irlande du Nord celle des pubs et restaurants, tandis que Paris a fermé ses bars (mais pas ses restaurants) et Liverpool en Angleterre ses pubs.

Riche région de 7,5 millions d'habitants, la Catalogne (nord-est de l'Espagne) avait été l'une des premières en Europe à voir les contaminations repartir en juillet mais était parvenue à les contenir grâce à des mesures drastiques.

Les autorités régionales avaient notamment demandé aux Barcelonais de ne sortir de chez eux que pour des raisons de première nécessité durant l'été.

Las, ces derniers jours, les infections sont reparties en flèche.

"Si nous ne voulons pas nous retrouver au bord de l'effondrement" du système de santé, "il nous faut limiter les dîners avec les amis, les sorties du week-end, les rendez-vous avec les amis ou la famille, qui peuvent attendre, et devront attendre", a expliqué Pere Aragones, le président par intérim du gouvernement régional lors d'une conférence de presse.

Les restaurants et bars ne pourront plus servir les clients dans leurs établissements et pourront uniquement livrer à domicile, des mesures "difficiles", "qui nécessitent la collaboration de tout le monde pour que les efforts que font ces secteurs économiques ne soient pas vains", a-t-il poursuivi.

Ces restrictions, qui doivent permettre d'éviter un confinement total ces prochaines semaines", entreront en vigueur dans la nuit de jeudi à vendredi et dureront au moins 15 jours, a précisé M. Aragones.

- Multiplication des restrictions -

Outre les bars et restaurants, vent debout contre ces mesures, les magasins, centres commerciaux et salles de sport verront leurs capacités d'accueil réduites, tandis que les compétitions sportives locales ont été suspendues.

Les autorités enjoignent également les entreprises de la région à avoir recours au télétravail tandis que les universités tiendront tous leurs cours à distance jusqu'à la fin du mois.

Depuis quelques semaines, l'Espagne, en proie à un rebond des contaminations depuis le mois de juillet, voit les restrictions se multiplier sur son territoire.

Le pays, où la pandémie a tué plus de 33.000 personnes, compte environ 900.000 cas officiellement détectés depuis le début de la pandémie.

Après un bras de fer entre la région et le gouvernement central, Madrid, foyer le plus important du pays, est partiellement bouclée depuis début octobre.

Plus de 4,5 millions d'habitants de la capitale et de huit communes voisines ne peuvent pas quitter leur municipalité, sauf pour se rendre à leur travail, à l'école ou aller chez un médecin.

Suspendu par la justice jeudi dernier, ce bouclage partiel a été réimposé dès vendredi par le gouvernement central qui a déclaré l'état d'alerte, une sorte d'état d'urgence sanitaire, dans la région pour deux semaines.

La Navarre (nord) a, elle, limité les réunions à six personnes et ses bars et restaurants, qui ne peuvent accueillir que 30% de leur clientèle, doivent fermer à 22H.

D'autres régions comme l'Andalousie (sud), la Castille-et-Leon (centre) ou la Galice (nord) ont elles aussi limité, comme à Madrid, la liberté de mouvement des habitants de certaines villes. Ils ne sont toutefois pas confinés chez eux comme au printemps, lorsque l'Espagne avait imposé l'un des confinements les plus sévères au monde.

Cette fermeture totale des bars et restaurants est une mesure inédite depuis le début de la deuxième vague en Espagne, où les régions, compétentes en matière de santé, multiplient les restrictions pour tenter de freiner la propagation du virus.Ailleurs en Europe, de telles mesures ont déjà été prises pour endiguer la progression de l'épidémie. Les Pays-Bas ont ordonné la fermeture des bars et restaurants, l'Irlande du Nord celle des pubs et restaurants, tandis que Paris a fermé ses bars (mais pas ses restaurants) et Liverpool en Angleterre ses pubs.Riche région de 7,5 millions d'habitants, la Catalogne (nord-est de l'Espagne) avait été l'une des premières en Europe à voir les contaminations repartir en juillet mais était parvenue à les contenir grâce à des mesures drastiques. Les autorités régionales avaient notamment demandé aux Barcelonais de ne sortir de chez eux que pour des raisons de première nécessité durant l'été. Las, ces derniers jours, les infections sont reparties en flèche."Si nous ne voulons pas nous retrouver au bord de l'effondrement" du système de santé, "il nous faut limiter les dîners avec les amis, les sorties du week-end, les rendez-vous avec les amis ou la famille, qui peuvent attendre, et devront attendre", a expliqué Pere Aragones, le président par intérim du gouvernement régional lors d'une conférence de presse.Les restaurants et bars ne pourront plus servir les clients dans leurs établissements et pourront uniquement livrer à domicile, des mesures "difficiles", "qui nécessitent la collaboration de tout le monde pour que les efforts que font ces secteurs économiques ne soient pas vains", a-t-il poursuivi.Ces restrictions, qui doivent permettre d'éviter un confinement total ces prochaines semaines", entreront en vigueur dans la nuit de jeudi à vendredi et dureront au moins 15 jours, a précisé M. Aragones.- Multiplication des restrictions -Outre les bars et restaurants, vent debout contre ces mesures, les magasins, centres commerciaux et salles de sport verront leurs capacités d'accueil réduites, tandis que les compétitions sportives locales ont été suspendues.Les autorités enjoignent également les entreprises de la région à avoir recours au télétravail tandis que les universités tiendront tous leurs cours à distance jusqu'à la fin du mois.Depuis quelques semaines, l'Espagne, en proie à un rebond des contaminations depuis le mois de juillet, voit les restrictions se multiplier sur son territoire.Le pays, où la pandémie a tué plus de 33.000 personnes, compte environ 900.000 cas officiellement détectés depuis le début de la pandémie.Après un bras de fer entre la région et le gouvernement central, Madrid, foyer le plus important du pays, est partiellement bouclée depuis début octobre.Plus de 4,5 millions d'habitants de la capitale et de huit communes voisines ne peuvent pas quitter leur municipalité, sauf pour se rendre à leur travail, à l'école ou aller chez un médecin.Suspendu par la justice jeudi dernier, ce bouclage partiel a été réimposé dès vendredi par le gouvernement central qui a déclaré l'état d'alerte, une sorte d'état d'urgence sanitaire, dans la région pour deux semaines. La Navarre (nord) a, elle, limité les réunions à six personnes et ses bars et restaurants, qui ne peuvent accueillir que 30% de leur clientèle, doivent fermer à 22H.D'autres régions comme l'Andalousie (sud), la Castille-et-Leon (centre) ou la Galice (nord) ont elles aussi limité, comme à Madrid, la liberté de mouvement des habitants de certaines villes. Ils ne sont toutefois pas confinés chez eux comme au printemps, lorsque l'Espagne avait imposé l'un des confinements les plus sévères au monde.