"France, Espagne, Balkans: l'Italie est encerclée par les contagions", met en garde lundi le quotidien Il Corriere della Sera, qui publie une infographie répertoriant le nombre de nouveaux cas ces deux dernières semaines dans les pays européens. L'Espagne est largement en tête, viennent ensuite la Roumanie, la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la Pologne.

La péninsule, loin derrière, a enregistré dimanche deux morts, bilan le plus bas depuis le 21 février, date des premiers morts dans le pays. Si le chiffre des nouveaux cas est moins bon (+463 en 24 heures), la situation reste sous contrôle, selon les autorités. Mais "ne pas s'inquiéter (des nouveaux cas venus de l'étranger) relèverait de l'inconscience", a confié le ministre de la Santé Roberto Speranza au Corriere.

L'alto rischio dei contagi d’importazione

Geplaatst door Corriere della Sera op Zondag 9 augustus 2020

Crainte de cas importés

La crainte est en effet que de nouveaux foyers se créent à partir de cas importés de pays voisins, comme ces trente jeunes Italiens de Vénétie (Nord-Est) partis en vacances en Croatie et revenus avec le virus dont l'histoire a été largement reprise par les médias italiens. "Nous devons être prêts: au cours des deux prochaines semaines, le nombre de contagions au retour (d'un voyage à l'étranger, ndlr) augmentera", estime Rodolfo Punzi, directeur du département des maladies infectieuses de l'hôpital Cotugno de Naples (Sud), cité par La Stampa.

L'Italie a d'ailleurs imposé un cordon sanitaire avec certains pays, fermant ses portes aux voyageurs en provenance du Kosovo, de Serbie, du Montenegro, de Bosnie, de Macédoine du Nord et de Moldavie. Ceux venant de Bulgarie et de Roumanie doivent observer une quarantaine et un suivi médical.

Ancien épicentre devenu bon élève

En première ligne lors de l'arrivée du coronavirus en Europe, l'Italie fait figure de bonne élève avec des règles strictes de port du masque et de distanciation sociale, même si les comportements se sont relâchés avec l'arrivée de l'été et des vacances.

Les journaux sont remplis de photos montrant des plages surpeuplées durant le week-end en Ligurie (Nord-Ouest), connue pour ses stations balnéaires. Pour la seule journée de samedi, une centaine d'établissements ont été sanctionnés par des amendes ou des ordres de fermeture pour non-respect des normes anti-contagion, contre seulement 18 pour toute la semaine précédente. Plusieurs localités balnéaires du pays ont imposé de sévères restrictions pour l'accès aux plages, même si la surveillance de dizaines de km de côtes pose un problème dans certaines communes. A Raguse en Sicile, le maire a décidé de recourir à des volontaires. "Nous les utiliserons pour surveiller les accès au littoral (...). Malheureusement les jeunes n'ont pas conscience du danger", explique Peppe Cassi, cité par La Repubblica.

Concernant la recherche d'un vaccin, l'hôpital romain Spallanzani, établissement public spécialisé dans les maladies infectieuses, a annoncé qu'il entamait lundi des consultations pour sélectionner 90 volontaires "pour participer à une étude clinique sur un vaccin contre le Covid-19".

"France, Espagne, Balkans: l'Italie est encerclée par les contagions", met en garde lundi le quotidien Il Corriere della Sera, qui publie une infographie répertoriant le nombre de nouveaux cas ces deux dernières semaines dans les pays européens. L'Espagne est largement en tête, viennent ensuite la Roumanie, la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la Pologne.La péninsule, loin derrière, a enregistré dimanche deux morts, bilan le plus bas depuis le 21 février, date des premiers morts dans le pays. Si le chiffre des nouveaux cas est moins bon (+463 en 24 heures), la situation reste sous contrôle, selon les autorités. Mais "ne pas s'inquiéter (des nouveaux cas venus de l'étranger) relèverait de l'inconscience", a confié le ministre de la Santé Roberto Speranza au Corriere.Crainte de cas importésLa crainte est en effet que de nouveaux foyers se créent à partir de cas importés de pays voisins, comme ces trente jeunes Italiens de Vénétie (Nord-Est) partis en vacances en Croatie et revenus avec le virus dont l'histoire a été largement reprise par les médias italiens. "Nous devons être prêts: au cours des deux prochaines semaines, le nombre de contagions au retour (d'un voyage à l'étranger, ndlr) augmentera", estime Rodolfo Punzi, directeur du département des maladies infectieuses de l'hôpital Cotugno de Naples (Sud), cité par La Stampa.L'Italie a d'ailleurs imposé un cordon sanitaire avec certains pays, fermant ses portes aux voyageurs en provenance du Kosovo, de Serbie, du Montenegro, de Bosnie, de Macédoine du Nord et de Moldavie. Ceux venant de Bulgarie et de Roumanie doivent observer une quarantaine et un suivi médical.Ancien épicentre devenu bon élèveEn première ligne lors de l'arrivée du coronavirus en Europe, l'Italie fait figure de bonne élève avec des règles strictes de port du masque et de distanciation sociale, même si les comportements se sont relâchés avec l'arrivée de l'été et des vacances.Les journaux sont remplis de photos montrant des plages surpeuplées durant le week-end en Ligurie (Nord-Ouest), connue pour ses stations balnéaires. Pour la seule journée de samedi, une centaine d'établissements ont été sanctionnés par des amendes ou des ordres de fermeture pour non-respect des normes anti-contagion, contre seulement 18 pour toute la semaine précédente. Plusieurs localités balnéaires du pays ont imposé de sévères restrictions pour l'accès aux plages, même si la surveillance de dizaines de km de côtes pose un problème dans certaines communes. A Raguse en Sicile, le maire a décidé de recourir à des volontaires. "Nous les utiliserons pour surveiller les accès au littoral (...). Malheureusement les jeunes n'ont pas conscience du danger", explique Peppe Cassi, cité par La Repubblica.Concernant la recherche d'un vaccin, l'hôpital romain Spallanzani, établissement public spécialisé dans les maladies infectieuses, a annoncé qu'il entamait lundi des consultations pour sélectionner 90 volontaires "pour participer à une étude clinique sur un vaccin contre le Covid-19".