Le pays a enregistré "1.002 décès", a annoncé vendredi le directeur du centre d'alertes sanitaires Fernando Simon. Le nombre de morts a ainsi décuplé en sept jours.

Et les chiffres des cas confirmés continuent à monter, au fur et à mesure que le pays multiplie les tests. "Au niveau national nous avons 19.980 cas (...), soit une hausse de 16,5%" en 24 heures, a indiqué M. Simon lors d'une conférence de presse.

"Il est très probable que (les chiffres) sous-évaluent la transmission totale", étant donné "la surcharge des laboratoires", a-t-il reconnu.

L'Espagne se retrouve dans le sinistre peloton de tête des pays qui ont confirmé le plus de cas, derrière la Chine et l'Italie et juste devant l'Iran.

Elle a intégré dans les services de santé des étudiants en dernière année de médecine et des médecins et infirmiers à la retraite.

Face à la saturation de certains services d'urgences, la Société espagnole de médecine intensive a recommandé de "prioriser" les patients ayant "la plus grande espérance de vie", dans une note qui faisait la une des médias vendredi.

De fait, a reconnu Fernando Simon, certaines unités de soins intensifs ont du "se montrer un peu plus restrictives en raison de la surcharge et de la pression".

Environ 52% des personnes infectées sont hospitalisées, soit 10.542 dont 1.141 en réanimation, a-t-il précisé.

"Les pires jours sont encore à venir", a prévenu le ministre de la Santé Salvador Illa, "les jours où nous faisons face à une augmentation des cas en nous approchant du pic avant d'entamer la décrue et finalement vaincre le virus".

Répondant au personnel soignant et aux autorités régionales, qui se plaignent du manque de moyens et notamment de masques chirurgicaux, il a assuré pouvoir "dans les prochains jours garantir un approvisionnement stable de matériel de protection".

"300.000 masques arrivent d'Allemagne et d'autres arrivent demain", a-t-il dit.

Madrid, la région la plus touchée (elle compte 36% du total des cas et 628 morts), a annoncé vendredi qu'elle recevrait le renfort de l'armée pour transporter les corps des victimes du virus.

La capitale prévoit aussi d'installer 5.500 lits dans les pavillons de la Foire commerciale. Madrid avait commencé jeudi à utiliser des hôtels pour y installer les patients les moins atteints afin de désengorger les hôpitaux.

Barcelone, elle, veut utiliser un pavillon de sa foire commerciale et louer des appartements touristiques pour loger ses sans-abri.

- "Chaos" -

"Nous manquons de tout (...) de matériel, de personnel, d'équipements de protection, a déclaré à l'AFP Eduardo Fernández, infirmier de 39 ans au sein de l'unité de soins intensifs de l'hôpital public Infanta Sofia à Madrid et syndicaliste.

"Et tout cela crée un chaos, qui n'aide pas à soulager la pression que l'on doit déjà supporter parce qu'on travaille d'arrache-pied. (Et) nous savons que ça va durer des jours, des semaines, des mois".

A ce jour plus de 315 personnes ont été arrêtées pour n'avoir pas respecté les mesures de confinement, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska. Le directeur des opérations de la police nationale Jose Angel Gonzalez a prévenu qu'il y aurait désormais une "tolérance zéro".

Le ministre de l'Intérieur a ainsi rappelé que les Espagnols ne devaient pas profiter du weekend pour aller sur le côte ou à la campagne, alors que de nombreux automobilistes tentaient de sortir des villes vendredi d'après des images diffusées par plusieurs médias.

Depuis samedi, les 46 millions d'Espagnols sont en confinement strict et n'ont pas le droit de sortir de chez eux sauf pour travailler, faire des courses alimentaires ou acheter des médicaments.

Le pays a enregistré "1.002 décès", a annoncé vendredi le directeur du centre d'alertes sanitaires Fernando Simon. Le nombre de morts a ainsi décuplé en sept jours.Et les chiffres des cas confirmés continuent à monter, au fur et à mesure que le pays multiplie les tests. "Au niveau national nous avons 19.980 cas (...), soit une hausse de 16,5%" en 24 heures, a indiqué M. Simon lors d'une conférence de presse."Il est très probable que (les chiffres) sous-évaluent la transmission totale", étant donné "la surcharge des laboratoires", a-t-il reconnu.L'Espagne se retrouve dans le sinistre peloton de tête des pays qui ont confirmé le plus de cas, derrière la Chine et l'Italie et juste devant l'Iran.Elle a intégré dans les services de santé des étudiants en dernière année de médecine et des médecins et infirmiers à la retraite.Face à la saturation de certains services d'urgences, la Société espagnole de médecine intensive a recommandé de "prioriser" les patients ayant "la plus grande espérance de vie", dans une note qui faisait la une des médias vendredi.De fait, a reconnu Fernando Simon, certaines unités de soins intensifs ont du "se montrer un peu plus restrictives en raison de la surcharge et de la pression".Environ 52% des personnes infectées sont hospitalisées, soit 10.542 dont 1.141 en réanimation, a-t-il précisé."Les pires jours sont encore à venir", a prévenu le ministre de la Santé Salvador Illa, "les jours où nous faisons face à une augmentation des cas en nous approchant du pic avant d'entamer la décrue et finalement vaincre le virus".Répondant au personnel soignant et aux autorités régionales, qui se plaignent du manque de moyens et notamment de masques chirurgicaux, il a assuré pouvoir "dans les prochains jours garantir un approvisionnement stable de matériel de protection"."300.000 masques arrivent d'Allemagne et d'autres arrivent demain", a-t-il dit.Madrid, la région la plus touchée (elle compte 36% du total des cas et 628 morts), a annoncé vendredi qu'elle recevrait le renfort de l'armée pour transporter les corps des victimes du virus. La capitale prévoit aussi d'installer 5.500 lits dans les pavillons de la Foire commerciale. Madrid avait commencé jeudi à utiliser des hôtels pour y installer les patients les moins atteints afin de désengorger les hôpitaux.Barcelone, elle, veut utiliser un pavillon de sa foire commerciale et louer des appartements touristiques pour loger ses sans-abri.- "Chaos" -"Nous manquons de tout (...) de matériel, de personnel, d'équipements de protection, a déclaré à l'AFP Eduardo Fernández, infirmier de 39 ans au sein de l'unité de soins intensifs de l'hôpital public Infanta Sofia à Madrid et syndicaliste."Et tout cela crée un chaos, qui n'aide pas à soulager la pression que l'on doit déjà supporter parce qu'on travaille d'arrache-pied. (Et) nous savons que ça va durer des jours, des semaines, des mois".A ce jour plus de 315 personnes ont été arrêtées pour n'avoir pas respecté les mesures de confinement, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska. Le directeur des opérations de la police nationale Jose Angel Gonzalez a prévenu qu'il y aurait désormais une "tolérance zéro".Le ministre de l'Intérieur a ainsi rappelé que les Espagnols ne devaient pas profiter du weekend pour aller sur le côte ou à la campagne, alors que de nombreux automobilistes tentaient de sortir des villes vendredi d'après des images diffusées par plusieurs médias.Depuis samedi, les 46 millions d'Espagnols sont en confinement strict et n'ont pas le droit de sortir de chez eux sauf pour travailler, faire des courses alimentaires ou acheter des médicaments.