La France s'approche du cap des 15.000 décès liés au coronavirus (14.967) mais, pour le cinquième jour consécutif, lundi, le nombre de cas graves, en réanimation, a baissé.

"L'épidémie commence à marquer le pas" et "l'espoir renaît", a souligné le président lors de son allocution lundi soir, tout en reconnaissant que la France n'était "à l'évidence pas assez préparée" à la pandémie.

De nombreux éditorialistes saluaient mardi "l'humilité" du chef de l'Etat et "l'espoir" donné aux Français avec un horizon pour la fin du confinement.

Prudence, toutefois, car cette date du 11 mai reste un "objectif", selon le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

"Ce qu'a annoncé le président de la République, ce n'est pas le déconfinement le 11 mai, c'est le confinement jusqu'au 11 mai", a-t-il expliqué mardi matin sur la radio France Inter.

Les modalités précises de ce déconfinement, qui sera vraisemblablement progressif, ne sont pas encore connues et des voix s'élèvent déjà pour réclamer plus de clarté.

Un sujet fait notamment débat: le chef de l'Etat a créé la surprise en annonçant qu'à partir du 11 mai, seraient rouvertes "progressivement les crèches, les écoles, les collèges et les lycées", alors que dans l'enseignement supérieur, "les cours ne reprendront pas physiquement avant l'été". En revanche, bars, restaurants et salles de cinéma resteront fermés.

"Le 11 mai, c'est dans un mois et la question est de savoir si nous pourrons à ce moment-là protéger à la fois les élèves, les parents, les enseignants", s'inquiète Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (opposition).

Critiques

Mêmes inquiétudes et critiques chez les enseignants. "C'est tout sauf sérieux de rouvrir les écoles le 11 mai, car on nous dit que tous les lieux publics sont fermés, les cinémas, les salles de spectacle, mais pas les écoles alors que l'on sait que c'est un lieu de haute transmission, de haute contamination. Il y a un manque de précaution, ça paraît être en contradiction totale avec le reste", a réagi Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, auprès de l'AFP.

Autre marqueur fort, il n'y aura pas de grands festivals ni de gros rassemblements au moins jusqu'à mi-juillet: le festival d'Avignon (sud-est) a jeté l'éponge lundi soir, les Eurockéennes à Belfort (est) mardi matin. Le Tour de France cycliste et le festival de Cannes sont en suspens.

Par ailleurs, les frontières de la France avec les pays non européens "resteront fermées jusqu'à nouvel ordre", a précisé M. Macron.

Alors comment planifier le déconfinement? L'opération pourrait s'avérer catastrophique si n'était pas mis en place un système de tests massifs et d'isolement des personnes infectées, selon une étude réalisée notamment par l'Institut national de la santé et de la recherche (Inserm).

A partir du 11 mai, "la multiplication des points de dépistage", pour toute personne présentant les symptômes, "nous saurons faire", a assuré le ministre de la Santé Olivier Véran mardi matin sur la radio RTL.

Quant à l'isolement des personnes testées positives au nouveau coronavirus, Olivier Véran confie que "toutes les possibilités sont à l'étude, nous n'excluons rien", notamment une éventuelle réquisition d'hôtels.

Selon le ministre, plus de 150.000 tests sont effectués chaque semaine en France et 60 millions de masques sont arrivés de Chine depuis le 8 avril.

Comme pour de nombreux pays, la facture économique du virus risque d'être salée pour la France, qui prévoit un recul de 8% du PIB, un déficit aux alentours de 9% du PIB et une dette de 115%, cette année, selon le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin.

La France s'approche du cap des 15.000 décès liés au coronavirus (14.967) mais, pour le cinquième jour consécutif, lundi, le nombre de cas graves, en réanimation, a baissé. "L'épidémie commence à marquer le pas" et "l'espoir renaît", a souligné le président lors de son allocution lundi soir, tout en reconnaissant que la France n'était "à l'évidence pas assez préparée" à la pandémie.De nombreux éditorialistes saluaient mardi "l'humilité" du chef de l'Etat et "l'espoir" donné aux Français avec un horizon pour la fin du confinement.Prudence, toutefois, car cette date du 11 mai reste un "objectif", selon le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. "Ce qu'a annoncé le président de la République, ce n'est pas le déconfinement le 11 mai, c'est le confinement jusqu'au 11 mai", a-t-il expliqué mardi matin sur la radio France Inter. Les modalités précises de ce déconfinement, qui sera vraisemblablement progressif, ne sont pas encore connues et des voix s'élèvent déjà pour réclamer plus de clarté.Un sujet fait notamment débat: le chef de l'Etat a créé la surprise en annonçant qu'à partir du 11 mai, seraient rouvertes "progressivement les crèches, les écoles, les collèges et les lycées", alors que dans l'enseignement supérieur, "les cours ne reprendront pas physiquement avant l'été". En revanche, bars, restaurants et salles de cinéma resteront fermés."Le 11 mai, c'est dans un mois et la question est de savoir si nous pourrons à ce moment-là protéger à la fois les élèves, les parents, les enseignants", s'inquiète Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (opposition).Mêmes inquiétudes et critiques chez les enseignants. "C'est tout sauf sérieux de rouvrir les écoles le 11 mai, car on nous dit que tous les lieux publics sont fermés, les cinémas, les salles de spectacle, mais pas les écoles alors que l'on sait que c'est un lieu de haute transmission, de haute contamination. Il y a un manque de précaution, ça paraît être en contradiction totale avec le reste", a réagi Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, auprès de l'AFP.Autre marqueur fort, il n'y aura pas de grands festivals ni de gros rassemblements au moins jusqu'à mi-juillet: le festival d'Avignon (sud-est) a jeté l'éponge lundi soir, les Eurockéennes à Belfort (est) mardi matin. Le Tour de France cycliste et le festival de Cannes sont en suspens. Par ailleurs, les frontières de la France avec les pays non européens "resteront fermées jusqu'à nouvel ordre", a précisé M. Macron.Alors comment planifier le déconfinement? L'opération pourrait s'avérer catastrophique si n'était pas mis en place un système de tests massifs et d'isolement des personnes infectées, selon une étude réalisée notamment par l'Institut national de la santé et de la recherche (Inserm). A partir du 11 mai, "la multiplication des points de dépistage", pour toute personne présentant les symptômes, "nous saurons faire", a assuré le ministre de la Santé Olivier Véran mardi matin sur la radio RTL. Quant à l'isolement des personnes testées positives au nouveau coronavirus, Olivier Véran confie que "toutes les possibilités sont à l'étude, nous n'excluons rien", notamment une éventuelle réquisition d'hôtels.Selon le ministre, plus de 150.000 tests sont effectués chaque semaine en France et 60 millions de masques sont arrivés de Chine depuis le 8 avril.Comme pour de nombreux pays, la facture économique du virus risque d'être salée pour la France, qui prévoit un recul de 8% du PIB, un déficit aux alentours de 9% du PIB et une dette de 115%, cette année, selon le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin.