Au regard de la gestion la crise par leurs gouvernements respectifs, la plupart des Européens font aujourd'hui un peu moins confiance à leurs dirigeant qu'au début de la crise. Mais certains leaders s'en sortent plutôt bien, quand d'autres ont vu leur taux d'approbation chuter drastiquement. Alors que la crise du coronavirus s'accélérait en Europe il y a trois mois, les taux d'approbation des dirigeants européen ont grimpé en flèche. Un phénomène qu'on appelle en anglais "rally 'round the flag effect", autrement dit un effet de ralliement autour du drapeau, qui explique un soutien populaire accru, mais à court terme, pendant les périodes de crise ou de guerre.
...

Au regard de la gestion la crise par leurs gouvernements respectifs, la plupart des Européens font aujourd'hui un peu moins confiance à leurs dirigeant qu'au début de la crise. Mais certains leaders s'en sortent plutôt bien, quand d'autres ont vu leur taux d'approbation chuter drastiquement. Alors que la crise du coronavirus s'accélérait en Europe il y a trois mois, les taux d'approbation des dirigeants européen ont grimpé en flèche. Un phénomène qu'on appelle en anglais "rally 'round the flag effect", autrement dit un effet de ralliement autour du drapeau, qui explique un soutien populaire accru, mais à court terme, pendant les périodes de crise ou de guerre.Alors qu'une grande partie de l'Europe continentale a subi un confinement strict à partir de la mi-mars, le sondage montre des niveaux parallèles de satisfaction. Mais depuis que les gouvernements ont entamé le déconfinement progressif, les électeurs sont devenus plus sceptiques. Même les dirigeants considérés comme ayant le mieux géré la crise du Covid-19, tels que la chancelière allemande Angela Merkel et le premier ministre danois Mette Frederiksen, ont subi une légère baisse de la satisfaction au fil des semaines, selon un sondage YouGov. Ce sondage suit le pourcentage de personnes qui pensent que leur gouvernement gère "très bien" ou "assez bien la crise liée au Covid-19. La force tranquille d'Angela Merkel a contribué à maintenir la satisfaction de la réponse de son gouvernement. Son approbation personnelle est également très positive. Frederiksen est sorti tout aussi fort de la crise au Danemark, un des premiers pays à avoir confiné, et déconfiné. Le président français Emmanuel Macron a pour sa part connu une baisse plus importante et potentiellement inquiétante pour la suite de son mandat. Mais après une chute de popularité de son action dans la deuxième partie du mois de mars, les chiffres sont remontés de manière régulière. Cependant, sa position reste vulnérable en vue de l'élection présidentielle de 2022. Le président et son gouvernement ont néanmoins été la cible de vives critiques concernant une pénurie précoce de masques et un long retard dans le début des tests généralisés. En Italie, la satisfaction à l'égard de la gestion de la crise par le gouvernement a chuté de 12 points par rapport au pic de la mi-mars, mais reste tout de même à 66 %. Le soutien à la coalition en place, dirigée par Giuseppe Conte, semble cependant avoir été peu entamé par la crise. En Espagne, également fortement touchée par la crise, l'appréciation de la manière dont le gouvernement a réagi au coronavirus a augmenté. Le soutien des électeurs au parti socialiste du premier ministre Pedro Sánchez reste stable dans les sondages.Un dirigeant européen semble être le grand perdant politique de cette crise : Boris Johnson. Le Premier ministre britannique a vu sa confiance baisser d'environ 30 points. Il faut dire que le Royaume-Uni a été un des pays les plus touchés par le coronavirus et que la gestion du début de crise, prônant l'immunité collective, a été vivement controversée. Le gouvernement a fini par retourner sa veste et par confiner, un peu tard selon l'opinion publique. On peut également ajouter récemment la polémique autour du conseil spécial Dominic Cummings, accusé d'avoir violé les règles du confinement et que Boris Johnson a décidé de protéger malgré des appels à la démission. Le bilan du gouvernement s'est donc effondré manière spectaculaire, passant de 72 % à la mi-mars à 41 % début juin. Le soutien au parti conservateur, qui n'avait cessé d'augmenter depuis l'été dernier et a atteint un sommet de 52 % à la fin du mois de mars, est également tombé à 44 %.