Deuxième hausse du bilan quotidien

Après une baisse quasi-continue de son bilan quotidien depuis le pic de 950 morts du 2 avril, l'Espagne a enregistré mercredi un deuxième jour consécutif de hausse avec 757 nouveau décès en 24 heures. Le nombre de cas a lui aussi augmenté légèrement pour atteindre 148.690 contaminés, les autorités augmentant progressivement le nombre de tests de détection.

"Ralentissement" de la propagation

Malgré ce rebond, l'augmentation quotidienne, en pourcentage, du nombre de morts et de cas reste stable: une tendance qui confirme la stabilisation de la pandémie. "Nous avons réussi le premier objectif d'atteindre le pic de la courbe et nous sommes dans une phase de ralentissement", a assuré mercredi le ministre de la Santé Salvador Illa devant les députés. "Le deuxième objectif doit être de réduire encore plus la propagation (du virus). Nous devons réussir à faire en sorte que le nombre de sorties d'hôpitaux dépasse celui des nouveaux malades", a-t-il expliqué.

Hôpitaux moins saturés

Étant donné le délai entre la contamination d'une personne et son hospitalisation, "il reste encore des semaines difficiles pour notre système de santé", a cependant averti le ministre de la Santé.

Certains hôpitaux restent débordés, notamment dans les régions les plus touchées que sont Madrid et la Catalogne (nord-ouest). Mais la pression sanitaire a globalement diminué ces derniers jours d'après María José Sierra, du Centre national d'urgences sanitaires. "On observe une décrue dans cet hôpital en particulier et dans tous les hôpitaux je crois", a indiqué à l'AFP José Rivera, porte-parole de l'hôpital Severo Ochoa de Leganes en banlieue de Madrid.

Relâchement des confinés

Les quelque 46,6 millions d'Espagnols sont soumis depuis mi-mars à l'un des confinements les plus stricts d'Europe, qui doit être prolongé au moins jusqu'au 25 avril inclus.

Habituellement promptes à louer la discipline des confinés, les autorités ont pointé un certains relâchement des consignes depuis plusieurs jours, coïncidant avec la semaine de Pâques, traditionnellement synonyme de départs en vacances. Car il existe "une minorité qui n'a pas encore fini d'intégrer le fait de nous aider face à cette pandémie", a fustigé mercredi le commissaire de la police nationale, José Garcia Molina, citant l'exemple d'un homme arrêté à Elche (sud-est) après avoir été interpelé 32 fois pour se trouver dans la rue sans justification.

Tulipes et applaudissements

Pour remercier le personnel soignant, un centre de recherches scientifiques de Madrid a annoncé mercredi l'envoi de centaines de tulipes de son jardin botanique aux hôpitaux de la capitale.

Ce geste s'ajoute à de nombreux autres tels que les envois de dessins d'enfants et de lettres de soutien aux hôpitaux, ainsi que les applaudissements des Espagnols à 20h sur leurs balcons.

Après une baisse quasi-continue de son bilan quotidien depuis le pic de 950 morts du 2 avril, l'Espagne a enregistré mercredi un deuxième jour consécutif de hausse avec 757 nouveau décès en 24 heures. Le nombre de cas a lui aussi augmenté légèrement pour atteindre 148.690 contaminés, les autorités augmentant progressivement le nombre de tests de détection. Malgré ce rebond, l'augmentation quotidienne, en pourcentage, du nombre de morts et de cas reste stable: une tendance qui confirme la stabilisation de la pandémie. "Nous avons réussi le premier objectif d'atteindre le pic de la courbe et nous sommes dans une phase de ralentissement", a assuré mercredi le ministre de la Santé Salvador Illa devant les députés. "Le deuxième objectif doit être de réduire encore plus la propagation (du virus). Nous devons réussir à faire en sorte que le nombre de sorties d'hôpitaux dépasse celui des nouveaux malades", a-t-il expliqué.Étant donné le délai entre la contamination d'une personne et son hospitalisation, "il reste encore des semaines difficiles pour notre système de santé", a cependant averti le ministre de la Santé.Certains hôpitaux restent débordés, notamment dans les régions les plus touchées que sont Madrid et la Catalogne (nord-ouest). Mais la pression sanitaire a globalement diminué ces derniers jours d'après María José Sierra, du Centre national d'urgences sanitaires. "On observe une décrue dans cet hôpital en particulier et dans tous les hôpitaux je crois", a indiqué à l'AFP José Rivera, porte-parole de l'hôpital Severo Ochoa de Leganes en banlieue de Madrid. Les quelque 46,6 millions d'Espagnols sont soumis depuis mi-mars à l'un des confinements les plus stricts d'Europe, qui doit être prolongé au moins jusqu'au 25 avril inclus.Habituellement promptes à louer la discipline des confinés, les autorités ont pointé un certains relâchement des consignes depuis plusieurs jours, coïncidant avec la semaine de Pâques, traditionnellement synonyme de départs en vacances. Car il existe "une minorité qui n'a pas encore fini d'intégrer le fait de nous aider face à cette pandémie", a fustigé mercredi le commissaire de la police nationale, José Garcia Molina, citant l'exemple d'un homme arrêté à Elche (sud-est) après avoir été interpelé 32 fois pour se trouver dans la rue sans justification.Pour remercier le personnel soignant, un centre de recherches scientifiques de Madrid a annoncé mercredi l'envoi de centaines de tulipes de son jardin botanique aux hôpitaux de la capitale.Ce geste s'ajoute à de nombreux autres tels que les envois de dessins d'enfants et de lettres de soutien aux hôpitaux, ainsi que les applaudissements des Espagnols à 20h sur leurs balcons.