Harmoniser et mettre fin à la cacophonie

Le flou a régné tout l'été: les différents pays membres de l'Union européenne ont édicté des règles de voyage, et de retour de l'étranger, pays par pays. La Belgique a d'ailleurs été l'un des premiers pays à mettre en "zone rouge" d'autres pays, qui n'ont pas spécialement bien accueilli la nouvelle.

Ainsi, selon les critères, chaque pays considérait son voisin comme "orange", ou "rouge", alors que lui-même était qualifié de zone à risques par d'autres pays. Une véritable cacophonie à laquelle les ministres des Affaires européennes veulent mettre fin. Ils ont adopté mardi des critères communs pour coordonner les restrictions de voyage dans l'UE, dans un contexte où la pandémie reprend de plus belle dans de nombreux pays membres.

Lors d'une réunion à Luxembourg, les ministres ont approuvé une recommandation -qui n'est pas contraignante-, mettant en place une cartographie commune pour définir les zones à risque au sein de l'UE. Plusieurs pays se sont toutefois abstenus, dont le Luxembourg.

Une carte, un code couleurs

Le texte prévoit que le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) publie chaque semaine une carte de la situation de l'ensemble des pays de l'Union au niveau régional, avec un code couleurs commun en fonction du niveau de risque d'une zone: vert, orange, rouge. Ces zones sont définies en prenant en compte les critères du nombre de nouveaux cas notifiés pour 100.000 habitants sur les 14 derniers jours et du taux de positivité des tests.

Une quatrième couleur (gris) est prévue pour les zones dans lesquelles il n'existe pas de données suffisantes ou lorsque le nombre de tests menés pour 100.000 habitants est jugé trop faible.

Conditions de voyage - et de retour

Selon la recommandation, les voyageurs venant d'une zone orange, rouge ou grise peuvent se voir imposer à l'arrivée une quarantaine et/ou un dépistage. Ceux qui viennent d'une zone verte ne sont soumis à aucune mesure.

Les Etats membres ne doivent pas refuser l'entrée sur leur territoire de voyageurs venant d'un autre pays de l'UE - ce que fait actuellement la Hongrie tout en prévoyant certaines exceptions pour les citoyens tchèques, polonais et slovaques.

Le texte prévoit que les résultats des tests doivent être reconnus mutuellement. Et des exemptions de quarantaine pour les voyageurs exerçant un certain nombre de fonctions jugées essentielles.

Une meilleure communication

Un pays prévoyant de mettre en place des mesures restrictives à l'encontre de voyageurs venant d'une zone jugée à risque devra informer l'Etat membre concerné, si possible 48 heures avant leur entrée en vigueur. Le public devra également être averti au moins 24 heures à l'avance.

Un formulaire unique

La mise en place d'un formulaire européen unique à remplir par les voyageurs est également prévu.

Le flou a régné tout l'été: les différents pays membres de l'Union européenne ont édicté des règles de voyage, et de retour de l'étranger, pays par pays. La Belgique a d'ailleurs été l'un des premiers pays à mettre en "zone rouge" d'autres pays, qui n'ont pas spécialement bien accueilli la nouvelle.Ainsi, selon les critères, chaque pays considérait son voisin comme "orange", ou "rouge", alors que lui-même était qualifié de zone à risques par d'autres pays. Une véritable cacophonie à laquelle les ministres des Affaires européennes veulent mettre fin. Ils ont adopté mardi des critères communs pour coordonner les restrictions de voyage dans l'UE, dans un contexte où la pandémie reprend de plus belle dans de nombreux pays membres. Lors d'une réunion à Luxembourg, les ministres ont approuvé une recommandation -qui n'est pas contraignante-, mettant en place une cartographie commune pour définir les zones à risque au sein de l'UE. Plusieurs pays se sont toutefois abstenus, dont le Luxembourg.Le texte prévoit que le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) publie chaque semaine une carte de la situation de l'ensemble des pays de l'Union au niveau régional, avec un code couleurs commun en fonction du niveau de risque d'une zone: vert, orange, rouge. Ces zones sont définies en prenant en compte les critères du nombre de nouveaux cas notifiés pour 100.000 habitants sur les 14 derniers jours et du taux de positivité des tests. Une quatrième couleur (gris) est prévue pour les zones dans lesquelles il n'existe pas de données suffisantes ou lorsque le nombre de tests menés pour 100.000 habitants est jugé trop faible.Selon la recommandation, les voyageurs venant d'une zone orange, rouge ou grise peuvent se voir imposer à l'arrivée une quarantaine et/ou un dépistage. Ceux qui viennent d'une zone verte ne sont soumis à aucune mesure. Les Etats membres ne doivent pas refuser l'entrée sur leur territoire de voyageurs venant d'un autre pays de l'UE - ce que fait actuellement la Hongrie tout en prévoyant certaines exceptions pour les citoyens tchèques, polonais et slovaques.Le texte prévoit que les résultats des tests doivent être reconnus mutuellement. Et des exemptions de quarantaine pour les voyageurs exerçant un certain nombre de fonctions jugées essentielles. Un pays prévoyant de mettre en place des mesures restrictives à l'encontre de voyageurs venant d'une zone jugée à risque devra informer l'Etat membre concerné, si possible 48 heures avant leur entrée en vigueur. Le public devra également être averti au moins 24 heures à l'avance.La mise en place d'un formulaire européen unique à remplir par les voyageurs est également prévu.