"Il y a des progrès à faire en identifiant les quelques priorités dans le cadre desquelles nous pensons que l'Europe a une valeur ajoutée significative", a commenté le chef du gouvernement fédéral.

D'après lui, l'Union européenne pourrait entre autres se concentrer sur le développement économique et le renforcement de l'eurozone, la collaboration en matière de sécurité, l'approche du changement climatique ou encore la politique migratoire. Dans ce dernier domaine, M. Michel plaide pour des contrôles renforcés aux frontières extérieures de l'UE, la lutte contre la migration irrégulière et la mise en place de canaux pour la migration légale.

Outre l'agenda stratégique, les leaders aborderont à Sibiu les nominations aux principaux postes des institutions européennes. "Nous devrons voir après les élections européennes qui peut avoir une forme de légitimité. Nous devrons prendre en compte le signal du Parlement européen, et donc des électeurs", a-il analysé. "Nous devrons dialoguer avec l'hémicycle, non seulement à propos des hautes fonctions, mais aussi du programme", a poursuivi M. Michel.

A titre personnel, l'actuel Premier ministre ne s'est pas profilé comme candidat à une fonction européenne. "Je suis candidat aux élections en Belgique. Je le suis pour jouer un rôle positif dans l'avenir de notre pays", a-t-il affirmé, avant de souligner la qualité des profils présents au sein de la famille libérale européenne, mentionnant le Premier ministre néerlandais Mark Rutte et la commissaire danoise à la Concurrence, Margrethe Vestager.

Belga