"Si tout se passe bien, il y aura un sommet extraordinaire pour finaliser et formaliser l'accord du Brexit. Il se tiendra le dimanche 25 novembre à 9H30" (08H30 GMT), a affirmé le dirigeant polonais lors d'une déclaration à Bruxelles. "L'accord est actuellement analysé par tous les Etats membres", dont les ambassadeurs auprès de l'UE se réuniront "cette semaine pour partager leur appréciation", a expliqué M. Tusk. "J'espère qu'il n'y aura pas trop de commentaire", a-t-il ajouté.

Parallèlement, la Commission doit continuer de discuter avec le Royaume-Uni de la déclaration politique sur la future relation entre Londres et l'UE, qui doit accompagner l'accord de retrait. Celle-ci pourrait être conclue mardi entre les deux négociateurs, a souligné M. Tusk, avant d'être analysée par les Etats membres pendant 48 heures, c'est-à-dire jusqu'à jeudi. "Bien que je sois triste de vous voir partir, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que cet adieu soit le moins douloureux possible pour vous et pour nous", a conclu M. Tusk.

"Pas de temps à perdre"

Le travail avec Londres pour terminer la déclaration sur la future relation "sera intense", a pour sa part prédit le négociateur en chef de la Commission européenne, le Français Michel Barnier. "Notre but est de finaliser le texte pour qu'il puisse être entériné par le Conseil européen. Nous n'avons pas de temps à perdre", a-t-il souligné.

L'UE et le Royaume-Uni se sont entendus mercredi soir sur un projet d'accord de retrait de près de 600 pages, qui doit répondre aux interrogations sur le départ du Royaume-Uni, en particulier sur le dernier point d'achoppement des discussions: la question de la frontière irlandaise.

Convaincre les députés, la rude tâche de Theresa May

Theresa May., REUTERS
Theresa May. © REUTERS

La tâche s'annonce rude: la Première ministre britannique Theresa May va s'employer à partir de jeudi à convaincre le Parlement d'accepter le projet d'accord sur le Brexit qui doit être entériné lors d'un sommet européen le 25 novembre à Bruxelles.

Cet accord suscite un grand scepticisme et une mutinerie dans le propre camp de Mme May, ce qui s'est traduit jeudi par une nouvelle démission, celle du secrétaire d'Etat pour l'Irlande du Nord, province britannique dont le sort est au coeur des ultimes discussions sur le retrait. Le Parti conservateur est très divisé, entre partisans d'un Brexit dur et europhiles. Mais Mme May a engrangé mercredi un succès en obtenant l'aval de son gouvernement, à l'issue d'une bataille de cinq heures, au projet d'accord sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne conclu la veille avec Bruxelles.

Mme May doit présenter le texte jeudi lors d'une allocution devant la Chambre des Communes, qui se prononcera en décembre. En cas de vote négatif, elle devra revoir sa copie. Or, le compromis élaboré à l'issue d'âpres négociations entre Londres et Bruxelles ligue contre lui à la fois des partisans et des opposants du Brexit, qui craignent que le Royaume-Uni reste soumis aux règles de l'UE pendant des années, mais sans qu'il n'ait plus son mot à dire.

"Si tout se passe bien, il y aura un sommet extraordinaire pour finaliser et formaliser l'accord du Brexit. Il se tiendra le dimanche 25 novembre à 9H30" (08H30 GMT), a affirmé le dirigeant polonais lors d'une déclaration à Bruxelles. "L'accord est actuellement analysé par tous les Etats membres", dont les ambassadeurs auprès de l'UE se réuniront "cette semaine pour partager leur appréciation", a expliqué M. Tusk. "J'espère qu'il n'y aura pas trop de commentaire", a-t-il ajouté.Parallèlement, la Commission doit continuer de discuter avec le Royaume-Uni de la déclaration politique sur la future relation entre Londres et l'UE, qui doit accompagner l'accord de retrait. Celle-ci pourrait être conclue mardi entre les deux négociateurs, a souligné M. Tusk, avant d'être analysée par les Etats membres pendant 48 heures, c'est-à-dire jusqu'à jeudi. "Bien que je sois triste de vous voir partir, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que cet adieu soit le moins douloureux possible pour vous et pour nous", a conclu M. Tusk.Le travail avec Londres pour terminer la déclaration sur la future relation "sera intense", a pour sa part prédit le négociateur en chef de la Commission européenne, le Français Michel Barnier. "Notre but est de finaliser le texte pour qu'il puisse être entériné par le Conseil européen. Nous n'avons pas de temps à perdre", a-t-il souligné.L'UE et le Royaume-Uni se sont entendus mercredi soir sur un projet d'accord de retrait de près de 600 pages, qui doit répondre aux interrogations sur le départ du Royaume-Uni, en particulier sur le dernier point d'achoppement des discussions: la question de la frontière irlandaise.