Quid du Brexit ?

Une loi visant à freiner un Brexit sans accord le 31 octobre a été adoptée. Si un accord n'est pas conclu entre le Royaume-Uni et l'UE d'ici le 19 octobre, et que les députés ne votent pas en faveur d'une sortie sans accord, le Premier ministre sera légalement obligé de demander à l'UE un délai. Le leader du parti travailliste Jeremy Corbyn a rencontré mardi soir les dirigeants des autres partis d'opposition afin de déterminer comment exercer le maximum de pression pour atteindre leur objectif numéro 1 : faire en sorte que Johnson ne puisse échapper à l'obligation légale énoncée dans ce projet de loi de reporter Brexit s'il n'a pas conclu un accord avant le 19 octobre, explique The Guardian.
...

Une loi visant à freiner un Brexit sans accord le 31 octobre a été adoptée. Si un accord n'est pas conclu entre le Royaume-Uni et l'UE d'ici le 19 octobre, et que les députés ne votent pas en faveur d'une sortie sans accord, le Premier ministre sera légalement obligé de demander à l'UE un délai. Le leader du parti travailliste Jeremy Corbyn a rencontré mardi soir les dirigeants des autres partis d'opposition afin de déterminer comment exercer le maximum de pression pour atteindre leur objectif numéro 1 : faire en sorte que Johnson ne puisse échapper à l'obligation légale énoncée dans ce projet de loi de reporter Brexit s'il n'a pas conclu un accord avant le 19 octobre, explique The Guardian. Boris Johnson a toujours insisté sur le fait qu'il ne demandera pas une extension de l'article 50 et espère peut-être que le sommet avec l'Union européenne du 17 octobre permettra une percée. Les ministres du gouvernement ont à maintes reprises esquivé la question de savoir s'ils pensent qu'il y a des échappatoires qu'ils pourraient utiliser pour éviter de se conformer à la loi en question. Mais cela pourrait amener à un nouveau bras de fer entre Johnson et les tribunaux britanniques. De plus, le Premier ministre pourrait encore une fois suspendre le Parlement - comme il l'a déjà sous-entendu -, mais cette fois en respectant les règles à la lettre. Un tout nouvel accord. Boris Johnson dit essayer de négocier un nouvel accord avec l'UE. Si cela se produit et que les députés le valident, il ne sera pas nécessaire de demander un délai. C'est dans ce sens que le Premier ministre britannique a rencontré récemment Jean-Claude Juncker et Donald Tusk. L'accord existant, négocié par l'ancienne Première ministre Theresa May, avait subi plusieurs revers parlementaires. Cet accord est considéré comme "mort" pour Johnson. Mais la question de la frontière irlandaise et du backstop met en doute la capacité des fonctionnaires britanniques et européens à finaliser un nouvel accord. Contourner la loi censée stopper le no-deal. S'il n'y a pas de nouvel accord et que le Premier ministre refuse de demander une prolongation, il y aura probablement une bataille juridique, dit la BBC. Si les ministres ont dit que le gouvernement respecterait la loi, Boris Johnson pourrait tenter de trouver une faille juridique pour l'éviter.Un no-deal le 31 octobre. La position du gouvernement "par défaut" est toujours que le Royaume-Uni quittera l'UE le 31 octobre à minuit. Même si le Premier ministre demande une prolongation, rien ne garantit que les membres de l'UE donneront leur accord. En l'absence d'accord (ou d'accord de retrait), le Royaume-Uni quitterait immédiatement l'union douanière et le marché unique.Pas de Brexit. Il existe toujours la possibilité pour le Royaume-Uni d'annuler légalement et complètement le Brexit en révoquant l'article 50. Mais le gouvernement actuel est loin d'envisager cette option. Les Libéraux-Démocrates, par exemple, ont dit que s'ils obtenaient la majorité à la Chambre des communes, ils révoqueraient l'article 50 et annuleraient le Brexit.Boris Johnson aimerait que des élections aient lieu dès que possible, mais il n'a pas réussi à faire adopter l'instrument juridique nécessaire par le Parlement. De leur côté, les partis d'opposition ne veulent pas d'élections tant que Johnson n'aura pas demandé la prolongation de Brexit. D'après eux, Johnson serait affaibli en cas d'élections, car il a fait de la sortie de l'UE pour la date précise du 31 octobre le slogan de son mandat, à tout prix. L'opposition pourrait donc bâtir sa campagne en le présentant comme une personne qui n'a pas tenu ses promesses et donc qui n'est pas apte à prendre ses responsabilités quand il s'agit de diriger un pays. Mais si une élection anticipée a lieu, cela sera très probablement après le 31 octobre, car il faut au moins 25 jours ouvrables pour lancer officiellement une campagne électorale. Il pourrait quand même y avoir un discours de la Reine le 14 octobre malgré la décision de la Cour suprême. Par la suite, le gouvernement pourrait demander à nouveau à la Chambre des communes d'appuyer la tenue d'élections générales anticipées. Cela exige une majorité des deux tiers à la Chambre des communes et, jusqu'à présent, les députés ne l'envisagent pas. À n'importe quel moment, l'opposition pourrait néanmoins demander un vote de méfiance envers le gouvernement. Jeremy Corbyn a déjà dit qu'il comptait déposer une telle motion. Il a également été suggéré que Boris Johnson puisse demander lui-même un tel vote. Si la majorité vote en faveur de la motion, il y aurait alors un délai de 14 jours pour voir si le gouvernement actuel - ou un autre avec un nouveau premier ministre - pourrait obtenir un vote de confiance. Si ce n'est pas le cas, des élections générales suivront.