"Je pense que sur les questions commerciales ou sur le dispositif de relations futures, que l'on va engager, on va s'étriper pas mal", a déclaré Jean-Yves Le Drian lors de la conférence de sécurité de Munich, grand-messe annuelle sur les questions diplomatiques et de défense.

"Mais ça fait partie de la négociation, chacun va défendre ses intérêts", a-t-il ajouté.

"Souhaitons qu'elle se fasse le plus rapidement possible même s'il y a beaucoup de sujets et que nous avons des points lourds à gérer", a jugé le ministre français des Affaires étrangères, et "moi j'en ai un en particulier (...) qui est la question du poisson".

M. Le Drian est ancien président de la région de Bretagne, région de pêche très importante en France.

Récemment, il avait prévenu que la France "ne transigerait pas" sur le sujet dans les tractations à venir avec Londres.

"En aucun cas, la pêche ne pourra servir de variable d'ajustement dans les négociations", avait-il averti, faisant valoir que les Britanniques écoulaient plus de 70% de leur pêche" sur le continent européen.

Les pêcheurs des pays de l'UE sont fortement dépendants des eaux britanniques. Ces dernières représentent 30% du chiffre d'affaires des pêcheurs français.

A Munich, M. Le Drian a jugé en revanche que "sur la question sécuritaire il faut que nous prenions acte de nos intérêts communs" entre UE et Britanniques.

Il a appelé à "avancer" davantage encore dans la coopération à l'avenir, que ce soit au plan bilatéral entre la France et la Grande-Bretagne, au sein de l'Otan, "mais aussi dans des coalitions spécifiques sur des interventions que nous pourrions avoir ensemble".

Le ministre a mentionné en particulier les accords de Lancaster House, en 2010, qui ont renforcé la coopération entre Paris et Londres dans la défense et dont les deux pays vont célébrer cette année le dixième anniversaire. Il a exprimé le souhait de "poursuivre" la coopération dans ce cadre, "y compris sur les sujets sensibles".

"Je pense que sur les questions commerciales ou sur le dispositif de relations futures, que l'on va engager, on va s'étriper pas mal", a déclaré Jean-Yves Le Drian lors de la conférence de sécurité de Munich, grand-messe annuelle sur les questions diplomatiques et de défense. "Mais ça fait partie de la négociation, chacun va défendre ses intérêts", a-t-il ajouté. "Souhaitons qu'elle se fasse le plus rapidement possible même s'il y a beaucoup de sujets et que nous avons des points lourds à gérer", a jugé le ministre français des Affaires étrangères, et "moi j'en ai un en particulier (...) qui est la question du poisson". M. Le Drian est ancien président de la région de Bretagne, région de pêche très importante en France. Récemment, il avait prévenu que la France "ne transigerait pas" sur le sujet dans les tractations à venir avec Londres. "En aucun cas, la pêche ne pourra servir de variable d'ajustement dans les négociations", avait-il averti, faisant valoir que les Britanniques écoulaient plus de 70% de leur pêche" sur le continent européen. Les pêcheurs des pays de l'UE sont fortement dépendants des eaux britanniques. Ces dernières représentent 30% du chiffre d'affaires des pêcheurs français. A Munich, M. Le Drian a jugé en revanche que "sur la question sécuritaire il faut que nous prenions acte de nos intérêts communs" entre UE et Britanniques. Il a appelé à "avancer" davantage encore dans la coopération à l'avenir, que ce soit au plan bilatéral entre la France et la Grande-Bretagne, au sein de l'Otan, "mais aussi dans des coalitions spécifiques sur des interventions que nous pourrions avoir ensemble". Le ministre a mentionné en particulier les accords de Lancaster House, en 2010, qui ont renforcé la coopération entre Paris et Londres dans la défense et dont les deux pays vont célébrer cette année le dixième anniversaire. Il a exprimé le souhait de "poursuivre" la coopération dans ce cadre, "y compris sur les sujets sensibles".