"La main de l'Union européenne reste tendue. Nous voulons toujours un bon accord pour les citoyens et citoyennes des deux côtés de la Manche. Mais le temps presse de plus en plus", a souligné le responsable politique dont le pays assure jusqu'à la fin de l'année la présidence du Conseil de l'Union européenne. "Ce dont nous avons maintenant besoin, c'est d'une volonté politique à Londres également. Là où il y a une volonté, il y a encore une voie pour une solution commune acceptable et juste", a ajouté le responsable social-démocrate.

Michael Roth a réaffirmé que l'UE voulait conclure "un accord juste" et instaurer avec le Royaume-Uni "des relations aussi étroites que possible". "Mais pas à n'importe quel prix", a-t-il averti. "Pas au détriment de nos concitoyens et concitoyennes, pas au détriment de notre économie et de nos normes environnementales et sociales".

Sans accord commercial, les échanges du Royaume-Uni avec l'UE se feront selon les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), synonymes de droits de douane et de quotas, au risque d'un nouveau choc pour des économies déjà fragilisées par le coronavirus. "Il est déjà minuit moins cinq", a encore jugé Michael Roth. "Un accord est toujours possible, cela exige maintenant de tous beaucoup de volonté politique, de créativité mais aussi de célérité".

Les négociations avancent mais bloquent toujours sur la pêche

Les discussions butent depuis le départ sur trois sujets: l'accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, la manière de régler les différends dans le futur accord et les conditions que les Européens exigent des Britanniques pour éviter toute concurrence déloyale.

Britanniques et Européens commencent à dégager petit à petit la voie vers un possible accord post-Brexit mais l'obstacle de la pêche, sujet hypersensible pour les deux camps, reste entier à deux semaines de la rupture définitive entre Londres et le continent. "Il y a du mouvement, c'est bien", s'est réjouie lundi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui a décidé dimanche conjointement avec le Premier ministre britannique Boris Johnson de poursuivre les négociations sous la pression inexorable du calendrier. Le négociateur européen Michel Barnier a rendu compte lundi de l'état des discussions en faisant état de "quelques progrès" notamment sur les conditions de concurrence équitable, mais signalé des divergences toujours importantes sur la pêche. Cette question est cruciale pour des Etats comme la France, les Pays-Bas et l'Espagne, et fait figure de symbole de son indépendance retrouvée pour le Royaume-Uni.

Les deux camps ne se sont pas fixé de date butoir pour leurs pourparlers, tant l'enjeu d'un accord est élevé pour éviter à leurs économies un double choc après celui de la pandémie. Les négociations doivent continuer "aussi longtemps qu'un accord" post-Brexit est "possible", a estimé le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas, dont le pays occupe la présidence tournante de l'UE. "La vraie date de fin, c'est la veille du 1er janvier même si les deux parties comprennent la nécessité d'avoir un résultat dans les prochains jours", a souligné sur RTE le Premier ministre irlandais Micheal Martin, dont le pays prendrait de plein fouet les dommages d'un "no deal".

"La main de l'Union européenne reste tendue. Nous voulons toujours un bon accord pour les citoyens et citoyennes des deux côtés de la Manche. Mais le temps presse de plus en plus", a souligné le responsable politique dont le pays assure jusqu'à la fin de l'année la présidence du Conseil de l'Union européenne. "Ce dont nous avons maintenant besoin, c'est d'une volonté politique à Londres également. Là où il y a une volonté, il y a encore une voie pour une solution commune acceptable et juste", a ajouté le responsable social-démocrate.Michael Roth a réaffirmé que l'UE voulait conclure "un accord juste" et instaurer avec le Royaume-Uni "des relations aussi étroites que possible". "Mais pas à n'importe quel prix", a-t-il averti. "Pas au détriment de nos concitoyens et concitoyennes, pas au détriment de notre économie et de nos normes environnementales et sociales".Sans accord commercial, les échanges du Royaume-Uni avec l'UE se feront selon les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), synonymes de droits de douane et de quotas, au risque d'un nouveau choc pour des économies déjà fragilisées par le coronavirus. "Il est déjà minuit moins cinq", a encore jugé Michael Roth. "Un accord est toujours possible, cela exige maintenant de tous beaucoup de volonté politique, de créativité mais aussi de célérité".Les discussions butent depuis le départ sur trois sujets: l'accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, la manière de régler les différends dans le futur accord et les conditions que les Européens exigent des Britanniques pour éviter toute concurrence déloyale.Britanniques et Européens commencent à dégager petit à petit la voie vers un possible accord post-Brexit mais l'obstacle de la pêche, sujet hypersensible pour les deux camps, reste entier à deux semaines de la rupture définitive entre Londres et le continent. "Il y a du mouvement, c'est bien", s'est réjouie lundi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui a décidé dimanche conjointement avec le Premier ministre britannique Boris Johnson de poursuivre les négociations sous la pression inexorable du calendrier. Le négociateur européen Michel Barnier a rendu compte lundi de l'état des discussions en faisant état de "quelques progrès" notamment sur les conditions de concurrence équitable, mais signalé des divergences toujours importantes sur la pêche. Cette question est cruciale pour des Etats comme la France, les Pays-Bas et l'Espagne, et fait figure de symbole de son indépendance retrouvée pour le Royaume-Uni.Les deux camps ne se sont pas fixé de date butoir pour leurs pourparlers, tant l'enjeu d'un accord est élevé pour éviter à leurs économies un double choc après celui de la pandémie. Les négociations doivent continuer "aussi longtemps qu'un accord" post-Brexit est "possible", a estimé le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas, dont le pays occupe la présidence tournante de l'UE. "La vraie date de fin, c'est la veille du 1er janvier même si les deux parties comprennent la nécessité d'avoir un résultat dans les prochains jours", a souligné sur RTE le Premier ministre irlandais Micheal Martin, dont le pays prendrait de plein fouet les dommages d'un "no deal".