C'est au gouvernement que revient la décision de permettre l'organisation d'un débat et d'un vote sur une telle motion. Si cette dernière devait être adoptée, elle ne serait pas juridiquement contraignante pour Theresa May, mais révèlerait une fois de plus la faiblesse de sa position.

Ce vote de méfiance a été motivé par le refus de la Première ministre de permettre au Parlement d'encore voter avant Noël sur l'accord sur le Brexit entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, a justifié Jeremy Corbyn lundi soir. Plus tôt dans la journée, Theresa May avait en effet fait savoir que celui-ci aurait lieu durant la troisième semaine de janvier.

"Il est inacceptable que nous attendions près d'un mois avant de procéder à un vote sur la question cruciale de l'avenir de notre pays", a déclaré le chef de l'opposition.

"Ainsi, puisque c'est la seule manière que je vois d'organiser ce vote cette semaine, je suis sur le point de déposer une motion intitulée 'cette Chambre n'a pas confiance en la Première ministre'", a-t-il ajouté.

Si le gouvernement refusait de débattre de cette motion, Jeremy Corbyn pourrait déposer une motion de censure contre l'ensemble du gouvernement, une procédure qui peut aboutir à l'organisation de nouvelles élections législatives.

Au cours des débats parlementaires du jour, le leader travailliste avait estimé que Theresa May avait "échoué" dans sa tentative de "renégocier" et n'avait "plus d'excuses pour repousser le vote" sur l'accord de retrait signé par Londres et Bruxelles à l'issue de dix-sept mois d'âpres discussions.

Ce texte peine à convaincre les députés de tous bords politiques, qu'ils soient partisans d'un Brexit sans concessions ou défenseurs du maintien dans le club européen.

Lundi dernier, la cheffe du gouvernement avait annoncé de manière inattendue que le vote en question, prévu pour le lendemain, était reporté. Cela lui avait valu une motion de défiance au sein de son propre parti conservateur. Elle l'avait finalement remporté mais un tiers des Tories l'avait désavouée et avait refusé de lui accorder sa confiance.

Cette fracture au sein de sa propre famille politique a une nouvelle fois révélé sa faiblesse, accentuée par son échec en vue d'obtenir, auprès des dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles la semaine dernière, de nouvelles munitions pour convaincre son Parlement.

Face aux divisions, de plus en plus de voix plaident pour un second référendum, dans l'opposition comme chez les conservateurs. Mais Theresa May a sèchement rejeté ces appels lundi. "Ne rompons pas la confiance du peuple britannique en essayant d'organiser un nouveau référendum" sur le Brexit, qui "entraînerait des dégâts irréparables pour l'intégrité de notre vie politique", a-t-elle déclaré à la chambre des Communes.

Seules solutions alternatives à son accord selon elle: un Brexit sans accord, potentiellement dévastateur pour l'économie britannique, ou pas de Brexit du tout.

Devant le spectre d'un rejet de l'accord, une troisième voie est défendue par plusieurs ministres: donner au Parlement la possibilité de voter de manière indicative sur différentes options possibles pour le Brexit, du maintien d'une relation très étroite avec l'UE à une sortie sans accord.

Le vote de méfiance à venir du Labour n'a pas pour but de faire tomber le gouvernement, selon les médias britanniques. Pour cela, les travaillistes auraient en effet besoin du soutien des rebelles au sein de la faction gouvernementale ou des rangs du DUP nord-irlandais, qui soutient le gouvernement minoritaire de May.

C'est au gouvernement que revient la décision de permettre l'organisation d'un débat et d'un vote sur une telle motion. Si cette dernière devait être adoptée, elle ne serait pas juridiquement contraignante pour Theresa May, mais révèlerait une fois de plus la faiblesse de sa position. Ce vote de méfiance a été motivé par le refus de la Première ministre de permettre au Parlement d'encore voter avant Noël sur l'accord sur le Brexit entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, a justifié Jeremy Corbyn lundi soir. Plus tôt dans la journée, Theresa May avait en effet fait savoir que celui-ci aurait lieu durant la troisième semaine de janvier. "Il est inacceptable que nous attendions près d'un mois avant de procéder à un vote sur la question cruciale de l'avenir de notre pays", a déclaré le chef de l'opposition. "Ainsi, puisque c'est la seule manière que je vois d'organiser ce vote cette semaine, je suis sur le point de déposer une motion intitulée 'cette Chambre n'a pas confiance en la Première ministre'", a-t-il ajouté. Si le gouvernement refusait de débattre de cette motion, Jeremy Corbyn pourrait déposer une motion de censure contre l'ensemble du gouvernement, une procédure qui peut aboutir à l'organisation de nouvelles élections législatives. Au cours des débats parlementaires du jour, le leader travailliste avait estimé que Theresa May avait "échoué" dans sa tentative de "renégocier" et n'avait "plus d'excuses pour repousser le vote" sur l'accord de retrait signé par Londres et Bruxelles à l'issue de dix-sept mois d'âpres discussions. Ce texte peine à convaincre les députés de tous bords politiques, qu'ils soient partisans d'un Brexit sans concessions ou défenseurs du maintien dans le club européen. Lundi dernier, la cheffe du gouvernement avait annoncé de manière inattendue que le vote en question, prévu pour le lendemain, était reporté. Cela lui avait valu une motion de défiance au sein de son propre parti conservateur. Elle l'avait finalement remporté mais un tiers des Tories l'avait désavouée et avait refusé de lui accorder sa confiance. Cette fracture au sein de sa propre famille politique a une nouvelle fois révélé sa faiblesse, accentuée par son échec en vue d'obtenir, auprès des dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles la semaine dernière, de nouvelles munitions pour convaincre son Parlement. Face aux divisions, de plus en plus de voix plaident pour un second référendum, dans l'opposition comme chez les conservateurs. Mais Theresa May a sèchement rejeté ces appels lundi. "Ne rompons pas la confiance du peuple britannique en essayant d'organiser un nouveau référendum" sur le Brexit, qui "entraînerait des dégâts irréparables pour l'intégrité de notre vie politique", a-t-elle déclaré à la chambre des Communes. Seules solutions alternatives à son accord selon elle: un Brexit sans accord, potentiellement dévastateur pour l'économie britannique, ou pas de Brexit du tout. Devant le spectre d'un rejet de l'accord, une troisième voie est défendue par plusieurs ministres: donner au Parlement la possibilité de voter de manière indicative sur différentes options possibles pour le Brexit, du maintien d'une relation très étroite avec l'UE à une sortie sans accord. Le vote de méfiance à venir du Labour n'a pas pour but de faire tomber le gouvernement, selon les médias britanniques. Pour cela, les travaillistes auraient en effet besoin du soutien des rebelles au sein de la faction gouvernementale ou des rangs du DUP nord-irlandais, qui soutient le gouvernement minoritaire de May.