"Le Premier ministre est retourné dans un autre service de l'hôpital et poursuit sa convalescence, qui est toujours à une phase initiale", a déclaré son porte-parole.

"Son moral reste très bon", a-t-il ajouté, précisant que son retour aux commandes de l'exécutif dépendrait de "l'avis de son équipe médicale".

Le porte-parole avait précisé la veille que le charismatique mais clivant dirigeant conservateur de 55 ans restait placé "sous surveillance étroite".

Diagnostiqué positif au Covid-19 fin mars, Boris Johnson est à ce jour le seul chef de gouvernement d'une grande puissance à avoir été contaminé par la virus, qui a fait près de 8.000 morts au Royaume-Uni, où le bilan ne cesse de s'alourdir jour après jour.

Il avait hospitalisé dimanche, la veille de son admission en soins intensifs, en raison de symptômes persistants de la maladie, notamment de la fièvre. Il a reçu un traitement à l'oxygène mais n'a pas été placé sous respirateur.

C'est le chef de la diplomatie, Dominic Raab, qui assure l'intérim en son absence.

"Il doit se reposer"

"Il doit se reposer. (...) Je ne pense pas qu'on puisse dire qu'il est tiré d'affaire", a déclaré vendredi le père du Premier ministre, Stanley Johnson, sur la BBC.

"Il doit prendre le temps. Je ne peux pas croire que vous vous en sortiez et retourniez directement à Downing Street et repreniez les rênes sans une période de réajustement", a-t-il ajouté.

Selon Tom Wingfield, de l'institut de médecine tropicale de Liverpool, une "surveillance étroite" à l'hôpital implique "une mesure régulière des signes vitaux, comme la tension artérielle, le rythme cardiaque, la fréquence respiratoire et la saturation en oxygène".

"Chaque patient est différent et le temps qu'il faut pour être suffisamment en forme pour pouvoir sortir de l'hôpital ou se rétablir complètement peut varier fortement", a-t-il ajouté.

L'amélioration de l'état de santé de Boris Johnson est une rare note positive au Royaume-Uni, l'un des pays les plus durement touchés en Europe.

Le gouvernement a prévenu jeudi qu'il fallait se préparer à une prolongation du confinement, en principe prévu pour trois semaines jusqu'à lundi, même si une décision formelle n'est attendue qu'après ce délai, vers la fin de la semaine prochaine.

Entretemps, le message martelé par les autorités est de ne pas relâcher les mesures de distanciation sociale adoptées, notamment pendant le long week-end de Pâques.

"Nous commençons à voir les bénéfices de cette distanciation sociale", a dit vendredi Stephen Powis, directeur médical du service public de santé de l'Angleterre, sur la BBC.

"Nous pensons que le virus se propage moins", a-t-il ajouté, mais "il est trop tôt" pour un assouplissement, de crainte d'une nouvelle

Les autorités redoutent qu'un relâchement du respect des consignes provoque une nouvelle vague de contaminations, alors que le pic de la maladie n'a pas encore été franchi.

Dans ce contexte, le ministre du Logement, Robert Jenrick, a été épinglé dans la presse pour avoir rendu visite à ses parents, à une soixantaine de kilomètres de chez lui. Il a justifié sur Twitter leur avoir apporté des médicaments et avoir respecté les consignes.

Selon The Telegraph, le chef des services sanitaires, Chris Whitty, s'inquiète lui des effets dévastateurs d'un confinement prolongé: un appauvrissement de la société, des soins réguliers mis entre parenthèses, moins d'enfants vaccinés, davantage de dépressions ou de suicides.

A long terme, le nombre de décès qui pourrait indirectement découler du confinement est estimé à 150.000, soit plus que ceux provoqués par le Covid-19, précise le quotidien..

"Le Premier ministre est retourné dans un autre service de l'hôpital et poursuit sa convalescence, qui est toujours à une phase initiale", a déclaré son porte-parole. "Son moral reste très bon", a-t-il ajouté, précisant que son retour aux commandes de l'exécutif dépendrait de "l'avis de son équipe médicale". Le porte-parole avait précisé la veille que le charismatique mais clivant dirigeant conservateur de 55 ans restait placé "sous surveillance étroite". Diagnostiqué positif au Covid-19 fin mars, Boris Johnson est à ce jour le seul chef de gouvernement d'une grande puissance à avoir été contaminé par la virus, qui a fait près de 8.000 morts au Royaume-Uni, où le bilan ne cesse de s'alourdir jour après jour. Il avait hospitalisé dimanche, la veille de son admission en soins intensifs, en raison de symptômes persistants de la maladie, notamment de la fièvre. Il a reçu un traitement à l'oxygène mais n'a pas été placé sous respirateur. C'est le chef de la diplomatie, Dominic Raab, qui assure l'intérim en son absence. "Il doit se reposer. (...) Je ne pense pas qu'on puisse dire qu'il est tiré d'affaire", a déclaré vendredi le père du Premier ministre, Stanley Johnson, sur la BBC. "Il doit prendre le temps. Je ne peux pas croire que vous vous en sortiez et retourniez directement à Downing Street et repreniez les rênes sans une période de réajustement", a-t-il ajouté. Selon Tom Wingfield, de l'institut de médecine tropicale de Liverpool, une "surveillance étroite" à l'hôpital implique "une mesure régulière des signes vitaux, comme la tension artérielle, le rythme cardiaque, la fréquence respiratoire et la saturation en oxygène". "Chaque patient est différent et le temps qu'il faut pour être suffisamment en forme pour pouvoir sortir de l'hôpital ou se rétablir complètement peut varier fortement", a-t-il ajouté. L'amélioration de l'état de santé de Boris Johnson est une rare note positive au Royaume-Uni, l'un des pays les plus durement touchés en Europe.Le gouvernement a prévenu jeudi qu'il fallait se préparer à une prolongation du confinement, en principe prévu pour trois semaines jusqu'à lundi, même si une décision formelle n'est attendue qu'après ce délai, vers la fin de la semaine prochaine. Entretemps, le message martelé par les autorités est de ne pas relâcher les mesures de distanciation sociale adoptées, notamment pendant le long week-end de Pâques. "Nous commençons à voir les bénéfices de cette distanciation sociale", a dit vendredi Stephen Powis, directeur médical du service public de santé de l'Angleterre, sur la BBC."Nous pensons que le virus se propage moins", a-t-il ajouté, mais "il est trop tôt" pour un assouplissement, de crainte d'une nouvelle Les autorités redoutent qu'un relâchement du respect des consignes provoque une nouvelle vague de contaminations, alors que le pic de la maladie n'a pas encore été franchi. Dans ce contexte, le ministre du Logement, Robert Jenrick, a été épinglé dans la presse pour avoir rendu visite à ses parents, à une soixantaine de kilomètres de chez lui. Il a justifié sur Twitter leur avoir apporté des médicaments et avoir respecté les consignes. Selon The Telegraph, le chef des services sanitaires, Chris Whitty, s'inquiète lui des effets dévastateurs d'un confinement prolongé: un appauvrissement de la société, des soins réguliers mis entre parenthèses, moins d'enfants vaccinés, davantage de dépressions ou de suicides. A long terme, le nombre de décès qui pourrait indirectement découler du confinement est estimé à 150.000, soit plus que ceux provoqués par le Covid-19, précise le quotidien..