"La chose évidente à faire est d'organiser des élections, Jeremy Corbyn parle à tort et à travers, et il devrait demander des élections", a déclaré M. Johnson à de jounalistes à la sortie d'une rencontre avec des hommes d'affaires à New York, en référence au leader du parti d'opposition travailliste.

Le Premier ministre a refusé de dire s'il allait démissionner et s'il avait mis la reine en difficulté avec cette suspension du Parlement.

Elisabeth II s'est retrouvée aspirée dans le maelström du Brexit en approuvant fin août sa décision de suspendre le Parlement de la deuxième semaine de septembre jusqu'au 14 octobre, soit peu avant la date de sortie de l'Union européenne de son royaume, le 31 octobre.

Cette décision a déclenché une tempête politique, puisque la suspension laissait très peu de temps aux nombreux députés opposés à un Brexit dur pour l'arrêter, si Boris Johnson ne concluait pas un accord de retrait avec Bruxelles. Le Premier ministre assure que le pays quittera l'UE avec ou sans accord.

Corbyn veut des élections dès la menace d'un Brexit sans accord écartée

Le leader du principal parti d'opposition britannique, Jeremy Corbyn, a estimé mardi que des législatives anticipées devraient se tenir dès que le risque d'une sortie du Royaume-Uni sans accord aura été écarté.

"Cette crise ne peut être résolue que par des élections générales", a plaidé Jeremy Corbyn lors du congrès annuel de son parti à Brighton (sud de l'Angleterre).

Celles-ci devront se tenir "dès que la menace de ce gouvernement" d'une sortie sans accord de l'Union européenne sera écartée, a-t-il ajouté devant les militants.

"Cette condition a été introduite dans la loi par les députés avant que Boris Johnson ne ferme illégalement le Parlement", a-t-il poursuivi, "c'est une protection essentielle".

Avant d'être suspendu le 10 septembre, le Parlement avait voté une loi imposant au Premier ministre conservateur de demander un nouveau report du Brexit, au 31 janvier, si un accord de sortie n'est pas conclu avec l'UE d'ici au 19 octobre, après un sommet européen à Bruxelles.

Mardi, dans un arrêt historique, la Cour suprême, la plus haute juridiction du royaume, a jugé "illégale" la décision de Boris Johnson de suspendre le Parlement pour cinq semaines. Celui-ci siègera de nouveau dès mercredi matin.

"Il a été reconnu que Boris Johnson a trompé le pays", a accusé le chef travailliste, estimant que le Premier ministre "devrait maintenant démissionner".

Seumas Milne, responsable de la communication de Jeremy Corbyn, a précisé à la presse que le Labour utiliserait "n'importe quel mécanisme" pour assurer que le risque de sortie sans accord de l'UE avant des élections soit écarté.

Peu après la décision de la Cour suprême, Boris Johnson a réitéré son appel à des élections anticipées, exhortant le leader travailliste à "demander des élections".