Elle prendra sous peu des sanctions à l'encontre "d'un nombre élevé" de responsables des violences qui ont réprimé les manifestations pacifiques des derniers jours et de ceux qui ont falsifié les élections, a-t-il ajouté, en rejetant toute perspective d'impunité. La question de sanctionner le président Alexander Loukachenko sera délibérée dans le cadre de ce processus engagé au niveau européen, a précisé M. Michel, en réponse à une question d'un journaliste. Il a insisté sur le caractère ciblé des sanctions. "Nous sommes aux côtés" du peuple du Bélarus, a souligné le Belge.

L'UE en appelle aussi à un "dialogue national inclusif" pour une issue pacifique, notamment sur base de la proposition de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE). "Il ne s'agit pas ici de géopolitique, mais avant tout d'une crise nationale impliquant le droit des citoyens à choisir librement leurs dirigeants, à déterminer leur destin", selon M. Michel.

Réclamant d'éviter "toute interférence extérieure qui pourrait être négative", le président du Conseil a relevé les assurant que la Russie n'avait pas l'intention d'intervenir militairement au Bélarus.

Transition pacifique et démocratique

Pour la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, l'UE est prête à "accompagner une transition pacifique et démocratique au Bélarus".

L'exécutif européen va réorienter des subsides initialement destinés aux autorités bélarusses vers "les personnes les plus vulnérables et la société civile", et y ajouter 53 millions d'euros pour la population bélarusse. Trois millions d'euros iront aux victimes de la répression et au soutien à la société civile et aux médias, tandis que les 50 millions restants iront à l'aide d'urgence contre le coronavirus, a-t-elle détaillé.

Loukachenko ordonne au gouvernement d'empêcher les troubles, de renforcer les frontières

Le président Alexandre Loukachenko a ordonné au gouvernement d'empêcher les troubles au Bélarus et de renforcer les frontières. "Il ne doit plus y avoir aucun trouble à Minsk. Les gens sont fatigués et demandent la paix et la tranquillité", a déclaré M. Loukachenko après une réunion avec son Conseil de sécurité, selon des propos retransmis par l'agence de presse d'Etat Belta.

"L'écrasante majorité (de la population) est habituée à vivre dans un pays calme et nous devons rendre ce pays calme de nouveau", a-t-il ajouté, sur fond de manifestations quotidiennes de l'opposition. Il a également ordonné le renforcement des contrôles aux frontières "afin d'empêcher que des militants, des armes, des munitions ou de l'argent provenant d'autres pays entrent au Bélarus pour financer les émeutes".

M. Loukachenko a aussi demandé à l'armée de porter une "attention particulière aux mouvements des troupes de l'Otan sur le territoire de la Pologne et de la Lituanie", deux pays frontaliers du Bélarus. Il a appelé à "ne pas hésiter à diriger les forces armées et les équipements en direction de leurs mouvements". Enfin, il a exhorté le gouvernement à "s'assurer du bon fonctionnement des entreprises" après que l'opposition a lancé un appel à la grève suivi dans plusieurs industries vitales pour l'économie bélarusse.

Elle prendra sous peu des sanctions à l'encontre "d'un nombre élevé" de responsables des violences qui ont réprimé les manifestations pacifiques des derniers jours et de ceux qui ont falsifié les élections, a-t-il ajouté, en rejetant toute perspective d'impunité. La question de sanctionner le président Alexander Loukachenko sera délibérée dans le cadre de ce processus engagé au niveau européen, a précisé M. Michel, en réponse à une question d'un journaliste. Il a insisté sur le caractère ciblé des sanctions. "Nous sommes aux côtés" du peuple du Bélarus, a souligné le Belge. L'UE en appelle aussi à un "dialogue national inclusif" pour une issue pacifique, notamment sur base de la proposition de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE). "Il ne s'agit pas ici de géopolitique, mais avant tout d'une crise nationale impliquant le droit des citoyens à choisir librement leurs dirigeants, à déterminer leur destin", selon M. Michel. Réclamant d'éviter "toute interférence extérieure qui pourrait être négative", le président du Conseil a relevé les assurant que la Russie n'avait pas l'intention d'intervenir militairement au Bélarus.Pour la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, l'UE est prête à "accompagner une transition pacifique et démocratique au Bélarus". L'exécutif européen va réorienter des subsides initialement destinés aux autorités bélarusses vers "les personnes les plus vulnérables et la société civile", et y ajouter 53 millions d'euros pour la population bélarusse. Trois millions d'euros iront aux victimes de la répression et au soutien à la société civile et aux médias, tandis que les 50 millions restants iront à l'aide d'urgence contre le coronavirus, a-t-elle détaillé.